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jeudi, 14 mars 2013

Ne dites pas à Gaudin que Marseille est à feu et à sang, il se croit Président du Sénat..

Double règlement de comptes à Marseille : "Cette fois, je vais les venger"

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE JEUDI 14 MARS 2013 À 09H37
 

Un père a perdu son deuxième fils hier dans le double règlement de comptes du Merlan (14e). La spirale du sang revient


Il crie, il se tord de douleur.Quatre ou cinq hommes qui pleurent derrière leurs lunettes de soleil soutiennent à peine le père de famille au physique débonnaire, mais dont le visage est déformé par les sanglots. S'il ne présente plus qu'un masque de mort, c'est qu'il vient de perdre son deuxième fils. Après Yazid assassiné en 2004 à 18 ans, Rochdi, 21 ans, gît à son tour sous un drap blanc, au pied de son immeuble, tombé sous les balles de tueurs anonymes. 

"Cette fois, je vais les venger !" hurle-t-il, comme habité par le démon de la détresse. Laissez-moi ! Je suis le responsable de ça !" continue-t-il à vociférer au milieu des habitants pétrifiés de la cité des Bleuets (14e). Personne n'ose croire à cette menace de vengeance. Mais la violence des propos est à la mesure de la sauvagerie avec laquelle ont sévi les tueurs.

Les projectiles d'arme de guerre, sans doute une Kalachnikov, ont fait couler le sang vingt minutes plus tôt. D'une Volkswagen Golf grise, décrite par plusieurs témoins, sont descendus trois ou quatre individus le visage caché derrière des cagoules noires.

Armés de leur Kalachnikov, mais aussi d'un pistolet automatique de calibre 9 mm, ils se sont dirigés vers les trois jeunes hommes qui ont tenté de s'enfuir. Les rafales ont sectionné leur élan. En leur courant derrière, les tireurs ont ouvert le feu, arrosant maladroitement un très large périmètre avec leurs balles de gros calibre, certaines traversant de part en part plusieurs véhicules. 

Sur place, le désespoir

Il était alors un peu plus de 11 h et des enfants, des familles ont assisté à cette scène barbare, presque miraculeusement sans être blessés. Les deux premières victimes, Hichem Agaba et Rochdi Gharbi, à peine plus de 20 ans, se sont écroulées, mortellement touchées à de nombreuses reprises. L'instinct de survie a permis au troisième homme de courir assez vite pour échapper au pire. Touché au cou et à l'abdomen, Taïeb, le cousin de Hichem, se trouve toujours dans un état très préoccupant à l'hôpital militaire de Lavéran.

Autour de la scène de crime, le désespoir de la soeur, puis la compagne d'une des victimes, s'époumonant derrière le périmètre de sécurité, ont rajouté encore à l'ambiance de plomb. Hichem et Rochdi semblaient partager les mêmes expériences délictueuses depuis longtemps.

En novembre 2011, ils s'étaient retrouvés côte à côte devant la barre du tribunal correctionnel, pour une affaire de menaces avec armes, contre un chauffeur de bus de la RTM. Pas vraiment de quoi déclencher un déluge de feu au pied de leur cité.

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