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lundi, 11 mars 2013

Marseille: Les gars de la Marine sont sur le pont !

Municipales 2014 - Marseille : enjeu national, imbroglio local

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE LUNDI 11 MARS 2013 laprovence.com
 

L'UMP marseillaise est suspendue à Jean-Claude Gaudin, le PS à ses primaires, sauf si... Seul le FN est d'attaque

Un qui fulmine, beaucoup qui calculent et se positionnent, un qui rigole. À un an pile des municipales - elles auront lieu les 9 et 16 mars 2014 - la toile marseillaise est tendue. Mais ne se dévoile que par touches impressionnistes.

Posées au gré des déclarations d'intention, des stratégies personnelles liées aussi aux élections européennes et sénatoriales, prévues trois et six mois plus tard, et du contexte national. Un climat qui fait fulminer Jean-Claude Gaudin. Observant le délitement vertigineux de la cote du gouvernement socialiste, le sénateur-maire UMP de la dernière grande ville tenue par la droite aimerait en profiter. Mais les failles ouvertes par la bataille Fillon - Copé sont toujours béantes. Et l'opposition illisible. "Résultat, c'est le Front national qui tire les marrons du feu",s'inquiète un Jean-Claude Gaudin vers qui tous les regards restent tournés.

A droite, on fulmine

Plusieurs indices, dont le cumul des mandats applicable en 2017, une quiétude assurée au vote du budget fin mars et une envie réelle de continuer malgré la moue de certains proches, laissent à penser qu'il briguera un quatrième mandat. Mais le doute plane chez un homme qui, comme Gaston Defferre en son temps, a brouillé les cartes de sa succession. Et ne veut pas, à 73 ans, risquer le combat de trop. La droite marseillaise attend sagement une décision qui n'interviendra pas avant le mois de juin. Mais plus vraisemblablement en septembre, pour s'éviter une campagne trop longue et savoir contre qui l'orienter. L'UMP ronge donc son frein à l'image du député-maire des 9e-10e Guy Teissier, se tient prête au cas où comme celui des 6e-8e Dominique Tian, décline ses messages à peine voilés depuis les mairies des 4e-5e (Bruno Gilles) ou des 11e-12e (l'UDI Robert Assante).

A gauche, on se positionne

Serait-ce plus clair à gauche ? Sans leader, le Parti socialiste dresse la table de ses primaires pour septembre, les candidats Samia Ghali, sénatrice-maire des 15e-16e et Patrick Mennucci, député-maire des 1er-7e étant les plus motivés pour astiquer les couverts. Eugène Caselli et Henri Jibrayel, respectivement président de la communauté urbaine et député, vérifient ce qui pourrait manquer et Marie-Arlette Carlotti se laisse désirer.

La ministre est dans une situation complexe. À Paris, elle s'appuie sur un gouvernement qui l'a aidée à s'imposer aux législatives en 2012 et pourrait, si la campagne des primaires tournait au pugilat, ce qu'elle imagine, mettre tout le monde d'accord en la désignant. À Marseille, où elle domine légèrement les sondages et bénéficie d'une bonne image malgré un ancrage de terrain moins fort que ses concurrents, elle pourrait payer l'addition d'un vote-sanction à enjeu national.

Rien n'est donc vraiment joué dans une ville où le PS, bien décidé à miser sur l'usure de l'adversaire, n'a pas fini de laver son linge sale, ne serait-ce que dans une fédération où rien ne bouge. Dans un tel contexte, les partenaires traditionnels de gauche se montrent prudents. Si l'eurodéputé MoDem Jean-luc Bennahmias se dit prêt à participer à des primaires ouvertes, Front de gauche et écologistes ferment les écoutilles. Au Front de gauche où l'on veut présenter un programme avant même de parler stratégie et têtes de liste, certains jouent même la carte de la rupture totale.

Chez les Verts, où Sébastien Barles anime le collectif des Gabians, on pense aux risques de division. Déjà candidat à la candidature, l'eurodéputé Karim Zéribi est de ceux qui estiment que l'autonomie a ses limites. Reste celui qui rigole.

Au FN, on rigole

Seul Marseillais déjà investi par son parti, Stéphane Ravier a mis en branle la caravane du Front national. Marine Le Pen est venue à Marseille début février, à Aix quinze jours plus tard, pour lancer une campagne sans doute moins chargée en slogans faciles que les précédentes, mais plus âpre. Porteur d'un programme et d'un discours affinés, élargis au-delà des classiques immigration-insécurité, le parti d'extrême droite constate que ses idées progressent dans l'opinion. Et qu'un sondage l'a placé à près de 20 % à Marseille. Sans prendre en compte la spécificité des secteurs qui atténueront son impact, mais en laissant planer la perspective de triangulaires. Donc de majorités incertaines.

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Commentaires

Et pendant ce temps, Vauzelle pour se disculper, charge Andrieux !

http://www.liberation.fr/societe/2013/03/12/proces-andrieux-vauzelle-intransigeant-envers-l-elue-pour-l-honneur-de-la-region-paca_888037

Écrit par : simianais | mardi, 12 mars 2013

C est pas grave

Écrit par : mocaer | mercredi, 13 mars 2013

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