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dimanche, 10 mars 2013

Cités: Après l'agitation, retour à la ruineuse politique de la ville !

Cités de Marseille : après la police, le social

 
MARSEILLE / PUBLIÉ LE DIMANCHE 10 MARS 2013laprovence
 

La 2e phase des opérations "globales" dans les quartiers sensibles engagée. L'exemple de Bassens et de la Paternelle

 

À quoi aspirent les habitants de Félix-Pyat (3e), de Bassens (15e), du Clos la Rose (13e), la Paternelle (15e) ou la Solidarité (15e) ? Dans leur grande majorité, à mener une existence paisible, à nourrir honnêtement leur famille et à ne pas subir les pressions du petit groupe de trafiquants qui tire leurs cités vers le bas. En clair, sortir de leur précarité sociale. En initiant les opérations "globales" dans la Zone de sécurité prioritaire (ZSP), c'est bien vers cet objectif que les pouvoirs publics se sont tournés.

Une mission très ambitieuse lorsque tous les indicateurs sont au rouge, qu'il s'agisse d'emploi, de niveau de vie ou de l'image déplorable dont jouit l'État dans certains quartiers. La sécurité est le préalable. Depuis le mois de janvier, les cités désignées pour inaugurer la méthode globale, qui comprend des phases de répression et de resocialisation, ont vécu les descentes de police, les dealers arrêtés et ont vu les CRS occuper le terrain, contrôler les allées et venues, afin d'éviter que les trafics ne se réinstallent.

Mais il ne s'agit pas d'une finalité selon Jean-Paul Bonnetain, le préfet de police : "D'une façon générale, l'ambition est de contenir l'économie souterraine et essayer de la réduire. L'éliminer, c'est impensable. Pour nous, la sécurité est la condition pour que les politiques publiques reviennent. Il ne faut pas réduire les quartiers à la sécurité. Il est nécessaire d'accompagner tout le monde et réinvestir l'espace public".

Des chantiers éducatifs

Les opérations menées à Bassens et à la Paternelle viennent d'atteindre cette phase-là. Dans la première cité, trois chantiers éducatifs vont débuter la semaine prochaine, destinés à guider des jeunes habitants vers un retour à une vie professionnelle. Plus concrètement, le chantier de rénovation des bâtiments, mené par la société Dumez, qui avait dû être stoppé sous la pression des petits caïds locaux, a pu enfin reprendre. Plusieurs jeunes de la cité pourront également signer des contrats d'avenir offrant trois ans de travail et comprenant 25 % de formation.

La vie commence aussi à reprendre son cours à la Paternelle. Là aussi, l'espace public avait été peu à peu grignoté par les dealers. Après l'enlèvement de plusieurs carcasses de voitures ou d'encombrants, une quinzaine de personnes ont été sélectionnées pour bénéficier d'un programme de retour à l'emploi. Les effets sur le collège Massenet, tout proche, semblent aussi se faire sentir. Les professeurs ayant, selon eux, engagé un dialogue constructif avec les élèves, qui ont bien vécu la présence policière, pendant un mois, dans leur cité. Ces signaux, mêmes infimes, restent positifs. Même si la tâche s'annonce encore très longue, ils permettent d'espérer un retour progressif vers une spirale positive.


"Aider la population à franchir cette étape", Marie Lajus, Préfète

Marie Lajus, préfète déléguée à l'égalité des chances, supervise le volet social de l'opération menée dans les cités. Elle livre les grandes lignes de l'action de l'État en matière de réinsertion professionnelle et d'amélioration du cadre de vie.

Comment initier l'action de l'État dans ces zones sensibles ?
Marie Lajus : À partir du moment où la sécurité est rétablie, l'action sociale peut s'exprimer. Maintenant, il faut aller au-delà et aider la population à franchir cette étape. Dans certaines cités, les travailleurs sociaux ne vont plus, où les dealers les empêchent d'intervenir. Dans ces cas-là, c'est une catastrophe.

Quelles sont les étapes que vous allez mettre en oeuvre ?
M.L. : Dès que l'opération policière est lancée, nous assurons une présence plus forte des éducateurs. Puis, dans les jours qui suivent, nous réunissons l'ensemble des acteurs sociaux, dans chaque cité. Ensuite, l'idée, c'est de mettre en oeuvre tout de suite des actions très visibles. Le bâilleur va murer des caves ou des appartements squattés par les dealers et les rénover pour les rendre à la population.

Puis viendront sans doute les politiques dédiées à l'emploi ?
M.L. : Dans ce domaine, il y a des choses que nous pouvons redynamiser. Nous allons notamment activer les emplois d'avenir. Beaucoup de dispositifs existent, que nous allons concentrer sur ces cités. Nous mènerons aussi une action de lutte contre le décrochage scolaire, avec des données de l'Éducation nationale. Je vais souvent dans ces quartiers et je vois comment fonctionnent les centres sociaux. Il y a énormément de demandes en terme d'emploi.

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Commentaires

Une semaine de police pour faire la une de La Provence et des années et des années de social. Le SOCIAL , c'est ça la solution magique ! Celle qui condamne la France à une agonie lente et douloureuse depuis plus de 40 ans...

Écrit par : Victoire | dimanche, 10 mars 2013

je ne suis pas si sur quand on dit que la rénovation des cité se passe bien .
ce n'est parfois pas les caids du quartier qui empechent les travaux mais aussi quelques locataires

Écrit par : rtf | samedi, 08 juin 2013

déplacé vous sur les chantiers en zone sensible pour voir vraiment la vérité en face. le scoop des 4 vérités

Écrit par : rtf | samedi, 08 juin 2013

Les commentaires sont fermés.