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samedi, 23 février 2013

Liberté, égalité... indemnités !!!

Le Point.fr - Publié le 19/02/2013 

Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy coûtent chaque année une somme colossale à la République. Une situation unique au monde.

Les ex-chefs de l'État français bénéficient, en toute légalité, de privilèges souvent méconnus... qu'il est bon de rappeler en temps de crise. L'enquête menée par le magazine Challenges, qui s'appuie notamment sur les révélations du député René Dosière dans son récent livre L'argent de l'État, est riche d'enseignements. Une fois qu'ils sont retirés de la scène politique, ils sont à l'abri - à vie - sur le plan matériel. La République les prend en charge, leur assurant non seulement des avantages, mais également des revenus confortables.

Grosse retraite assurée

Conformément à une loi du 3 avril 1955, une "dotation annuelle d'un montant égal à celui du traitement indiciaire brut d'un conseiller de l'État en service ordinaire" - soit environ 6 000 euros par mois - est versée à nos présidents jusqu'à leur mort. Et ce, quel que soit l'âge ou le nombre de mandats cumulés. Une "prime de sujétions spéciales" s'y ajoute, dont le montant reste confidentiel. Officiellement, celle-ci se justifie pour "compenser les contraintes subies (par nos présidents) dans l'exercice de leurs fonctions".

À cette coquette retraite peuvent s'ajouter d'autres salaires ou pensions. Ses activités de conférencier sont par exemple rétribuées à Nicolas Sarkozy. Quant à leur présence à vie au Conseil constitutionnel, elle rapporte aux anciens chefs d'État 12 000 euros chaque mois, en application d'un texte de 1958.

 

Un train de vie monarchique... grâce à Fabius

Les patrimoines de VGE, Chirac ou Sarkozy doivent beaucoup aux contribuables. En application d'une décision de Laurent Fabius en 1985, alors qu'il était Premier ministre de François Miterrand, la République, dont la prodigalité semble sans limite, met à la disposition des anciens chefs d'État tricolores un appartement de fonction "meublé" et "équipé".

Ainsi, Giscard occupe depuis une trentaine d'années de somptueux locaux boulevard Saint-Germain à Paris. Idem pour Jacques Chirac, rue de Lille. Quant au mari de Carla Bruni, il dispose d'un appartement de 320 mètres carrés composé de 11 pièces, qui nécessite une dépense annuelle de 180 000 euros, soit 15 000 euros par mois. Quid des autres privilèges ? Toujours selon le texte fabiusien, nos anciens présidents ont le droit de disposer d'une équipe d'au moins sept personnes prises en charge par la nation. Le prédécesseur de François Hollande ne s'en prive pas. Il s'est entouré d'un directeur de cabinet, d'une conseillère diplomatique, d'une chargée de la communication, de deux secrétaires, d'un intendant..., mais aussi de nombreux gardes du corps pour sa surveillance et celle de l'hôtel particulier de son épouse. Sans compter la voiture de fonction avec chauffeur qu'il utilise à l'envi... 

Sur ce terrain, Hollande voudrait incarner la rupture 

Le président actuel souhaite rompre avec cette tradition bien française. En janvier dernier, il promettait de modifier les textes permettant une telle goinfrerie. Mais s'il est d'ores et déjà dit que les présidents ne seront plus membres à vie du Conseil constitutionnel, cette mesure ne sera pas rétroactive. Et pour René Dosière, "ce n'est (toujours) pas sain".

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