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dimanche, 20 janvier 2013

A Marseille tout est livré à domicile, même les braquages !

Marseille : l'inquiétante banalisation

des braquages à domicile

 


 

Publié le vendredi 18 janvier 2013 laprovence

 

Les séquestrations avec armes se multiplient, pour des butins dérisoires

 

Une villa huppée de l'arrière-pays aixois. Dans le garage, une Audi dernier cri ou une Porsche flambant neuve, un coffre-fort bien rempli, d'espèces ou de bijoux. Jusqu'à présent, tel était l'environnement que ciblaient les malfaiteurs les plus redoutables, ceux qui séquestrent des familles entières, sous la menace de leurs armes, pour les dépouiller. 

Une criminalité bien connue de la police ou de la gendarmerie, qui ont régulièrement démantelé ces réseaux de braqueurs. Mais depuis quelques mois, la donne a sensiblement changé. Même si elles utilisent les mêmes méthodes, ces équipes de voleurs semblent désormais bien plus désorganisées et s'attaquent à des victimes sans profil type, ni signes extérieurs de richesse. 

"C'est comme s'il n'y avait plus de logique, 
déplorait hier un enquêteur. Soit les braqueurs frappent sans trop savoir ce qu'ils font, soit les victimes cachent bien leur jeu. Sur les dernières affaires, il n'y avait pas grand-chose à voler." Après un braquage commis mardi soir à Saint-Barnabé (12e), chez une jeune femme, pour un butin dérisoire, des malfaiteurs se sont introduits mercredi, en début de soirée, chez un docker, à Châteaneuf-les-Martigues. Cette fois-ci, ils n'ont dérobé que 80 euros, un collier et une montre. Des faits qui leur vaudraient la cour d'assises s'ils étaient arrêtés.

Les enquêteurs de la police judiciaires, en charge des deux enquêtes, ignorent encore s'il s'agit de la même équipe. Mais dans les deux cas, les victimes ont été ligotées, aux pieds et aux mains. À ces attaques sans réelle cohérence s'ajoutent celles qui se produisent aussi dans certaines cités. Les braqueurs visent dans ces cas-là des appartements où ils estiment que les occupants peuvent stocker de l'argent issu du trafic de stupéfiants, voire la drogue elle-même. Une agression, il y a une dizaine de jours au Parc Kalliste (15e), pourrait clairement correspondre à ce type de criminalité.

Quelles que soient les motivations de ces malfaiteurs, sans doute très jeunes et inexpérimentés, elles conduisent toujours à des traumatismes graves pour les victimes, touchées chez elles, dans leur intimité.

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