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jeudi, 17 janvier 2013

Stéphane RAVIER dans La Provence

MUNICIPALES 2014 À MARSEILLE

Stéphane Ravier :

"Il est temps de tourner

la page"

Publié le mercredi 16 janvier 2013 


 
 

Investi par le Front national aux municipales 2014, l'élu des 13e-14e s'attaque aux "systèmes"

"On peut 'ripoliner' avec la Capitale de la culture. C'est très bien de faire la fête mais le réveil se fera avec la gueule de bois", pressent l'élu Front national Stéphane Ravier.

Photo Cyril Sollier

Devenu fin 2012 secrétaire départemental du Front national, Stéphane Ravier obtient du même coup les clés pour conduire la liste aux municipales 2014 à Marseille. À 43 ans, le conseiller régional, élu dans les 13e-14e arrondissements, où il est arrivé en tête du 1er tour aux législatives 2012 (29,87 %), fait dans le vitriol.

Vous êtes le premier candidat investi pour 2014. Comment observez-vous l'agitation chez vos adversaires ?
Stéphane Ravier :

Les appétits s'aiguisent. À gauche, il n'y a pas de leader incontesté. Chacun se voit en sauveur de son camp. À droite, Gaudin attend de savoir s'il peut encore être maire et sénateur. Derrière lui, tous les bébés Gaudin veulent sa place. Mais le PS et l'UMP sont d'accord sur tout. Et tous restent sourds et aveugles, parce qu'ils sont issus du même système. Le seul qui aurait pu incarner une rupture, c'est Muselier. Il a été éjecté.

Pensez-vous du fait incarner cette rupture ?
S.R. : Les deux systèmes, Gaudin et Guérini, se tiennent en s'arc-boutant l'un sur l'autre. Nous sommes au-dessus de tout ça. Cela fait longtemps que nous dénonçons l'insécurité, l'immigration, l'islamisation des quartiers et eux nous accusent de surfer sur les peurs, nous traitent de racistes, de fachos. Mais se rendent-ils compte qu'ils se sont trompés ? Je ne sais pas s'ils nient la réalité ou s'ils la connaissent.

Se réduit-elle à l'insécurité ?
S.R. : Je ne fais pas une fixation. Sur les transports, la situation est catastrophique. Le chômage est passé à 13 % mais 25 % de la population est sous le seuil de pauvreté. Cette ville est l'une des plus endettées de France. On peut "ripoliner" avec la Capitale de la culture. C'est très bien de faire la fête mais le réveil se fera avec la gueule de bois. On a une industrie et un port à sauver.

Le gouvernement se penche sur le berceau marseillais...
S.R. : C'est pour voir s'il respire encore ! Ou lui injecter une dose de morphine. On ouvre des yeux, mais on ne bouscule pas les féodalités syndicales qui font la pluie et le mauvais temps ici. On nous parle de métropole mais c'est comme la Communauté européenne. On va élargir, additionner les faiblesses, prendre l'argent à ceux qui n'en ont déjà plus. À l'arrivée, on n'aura pas misé sur les forces vives de cette ville. Je ne condamne pas le gouvernement mais je n'y crois pas.

Que préconisez-vous ?
S.R. : Si j'étais élu à l'Hôtel de ville en 2014, ce ne serait que pour un mandat. Je ne pourrai ainsi pas subir de pressions. Il faut en finir avec les apparatchiks, les petits cadeaux entre amis. Il faut un grand coup de balai. Et un grand balai.

Qu'ambitionnez-vous ?
S.R. : Gagner dans le 13e-14e. Je connais la boutique depuis vingt ans. Je suis assez écouté au sein de mon parti et nous avons tiré certaines leçons. Nous allons repartir avec à peu près les mêmes équipes qu'aux législatives. Des gens de terrain. La population change à Marseille. Gauche et droite favorisent le communautarisme. Notre objectif est d'ouvrir les yeux de ces électeurs qu'on manipule à coups de subventions. Derrière, on trouve le clientélisme, les trafics, l'insécurité. Il est temps de tourner la page.

La venue de Gilbert Collard est-elle encore d'actualité ?
S.R. : Il l'a envisagé. Il n'y aurait eu aucun problème mais il ne veut plus. Il a sa liberté. Vous aurez maître Ravier. Mes honoraires sont moins élevés !

 

 

 

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Commentaires

http://www.laprovence.com/article/actualites/marseille-la-mosquee-el-taqwa-va-renaitre-de-ses-cendres

A ressortir au moment opportun, ce paragraphe. En 2014, ils devront rendre des comptes :


Jean-Claude Gaudin s'est réjoui de voir "un symbole au coeur d'Euromediterranée où la mosquée sera partie intégrante du nouveau paysage". Il a également rappelé les autres projets en matière de culte musulman: création de mosquées à St-Barthélémy, aux Cèdres, au Plan d'Aou et à St-Mauront. Lisette Narducci, qui représentait le président PS du Département Jean-Noël Guérini, a mis l'accent sur "le lien social" que la mosquée allait tisser.

Écrit par : simianais | vendredi, 18 janvier 2013

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