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samedi, 12 janvier 2013

La meilleure chance de la droite marseillaise, c'est l'avalanche de la médiocrité de la gauche!

Mairie de Marseille : trop-plein de candidats à gauche

Par Aliette de Broqua publié le 10/01/2013 
Marie-Arlette Carlotti, membre du gouvernement, a lancé son think-tank mercredi soir.
Marie-Arlette Carlotti, membre du gouvernement, a lancé son think-tank mercredi soir. 


La ministre Marie-Arlette Carlotti et le président de la communauté urbaine Eugène Caselli viennent de se lancer dans la bataille.

Le retour de Bernard Tapie à Marseille et les tergiversations de Jean-Claude Gaudin, le sénateur maire UMP, semblent aiguillonner les appétits à gauche pour 2014. Coup sur coup, deux prétendants socialistes viennent d'affirmer leurs ambitions. Marie-Arlette Carlotti, la seule ministre marseillaise, comme elle aime à se présenter, a lancé son think-tank «Marseille et moi» mercredi soir. L'association présidée par un éminent professeur de médecine, Jean-Louis San Marco, qui avait quitté le PS et avait soutenu Gaudin lors des municipales de 2008, doit lui servir de boîte à idées pour élaborer son programme. Pas question pourtant d'annoncer sa candidature, pour le moment, car elle est ministre. «Ce n'est pas rien de se présenter à la mairie de Marseille. Il serait bien arrogant de le faire sans un projet», insiste-t-elle. Mais pas question de faire ce travail au sein d'une fédération départementale qu'elle juge «discréditée» ou avec les politiques en place qui ont «failli», tacle-t-elle en visant Jean-Noël Guérini, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône en délicatesse avec la justice.

Eugène Caselli, le président de la communauté urbaine, avait déjà fait part de son intérêt pour le fauteuil détenu par Jean-Claude Gaudin depuis dix-sept ans. Mercredi, il l'a réaffirmé en se déclarant «candidat incontestablement». Caselli a pris goût au pouvoir. Sans terre d'élection, il laboure les quartiers à la recherche du secteur où il pourrait être tête de liste.

Patrick Mennucci, le député maire des Ier et VIIe arrondissements, n'a pas ce problème. Il a ravi à la droite ce secteur en 2008, et chacun sait depuis longtemps qu'il lorgne la mairie centrale. Il ne rate pas une occasion de faire parler de lui. La dernière en date: la façon dont la famille Hersant a conservé son groupe de presse en s'alliant à Tapie. Il a déjà son association de financement pour les primaires et a participé à la création du think-tank «Différent» qui organise une table ronde sur… les primaires.

Primaires ouvertes

Car ce nouveau mode de désignation s'avère indispensable pour départager tous les candidats marseillais. Samia Ghali, la sénatrice maire des XVe et XVIe arrondissements, qui a fait sensation à l'automne dernier en demandant l'intervention de l'armée pour lutter contre les trafics et les règlements de comptes dans les cités, n'exclue pas non plus de se présenter. Karim Zéribi, remuant député européen EELV, y pense en se rasant, tout comme le MoDem Jean-Luc Bennahmias. Jean-Marc Coppola (PCF) pourrait aussi se joindre à la fête…

Face à ce trop-plein, Harlem Désir a indiqué début décembre qu'il était favorable à des primaires ouvertes à Paris, Marseille et Montpellier. La fédération des Bouches-du-Rhône l'a d'ores et déjà voté lors de son congrès en septembre. Mais, c'est le bureau national du PS qui aura le dernier mot.

Par Aliette de Broqua

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