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samedi, 05 janvier 2013

2014, Marseille Bleu Marine !

Marseille : ils visent tous l'Hôtel de Ville

 


 

Publié le vendredi 04 janvier 2013 laprovence.com

 

À quinze mois des municipales, revue des forces en présence et petit tour dans des coulisses qui vont s'agiter

Quel sera le grand gagnant de cette course aux municipales ? Réponse dans un an.

 

La date n'est pas encore fixée. Mais dans un calendrier électoral 2014 où se croisent sénatoriales, européennes et cantonales, les municipales ouvriront le bal à coup sûr. Si certaines échéances seront reportées à 2015, le scrutin permettant d'élire les maires et peut-être indirectement les futurs conseillers métropolitains, aura lieu à la mi-mars. Soit dans quinze mois.

À Marseille, le tour de chauffe a déjà eu lieu. Avant que la campagne ne démarre vraiment, sans doute autour du vote du budget, en mars de cette année, une douzaine de personnalités se sont positionnées (agrandir l'infographie)

La droite attend Jean-Claude Gaudin

La situation

C'est évidemment par le maire actuel que tout commence. À l'UMP, on attend avec une certaine impatience la décision de Jean-Claude Gaudin. À 73 ans et trois mandats, le leader de la droite républicaine s'interroge. Sûr de repartir au moins dans son secteur fait des 6e et 8e arrondissements, le sénateur attend le vote du budget et une loi sur le cumul des mandats au printemps pour se prononcer. 

S'il décide de laisser son fauteuil, deux candidats sont déjà sortis du bois. Le député-maire des 9e-10eGuy Teissier et celui des 6e-8e Dominique Tian. En l'absence de Renaud Muselier qui faisait figure de dauphin désigné, des primaires sont possibles. Mais l'UMP doit jouer l'union.

Sur sa droite, le Front national est en train de s'organiser autour de Stéphane Ravier. Le conseiller régional implanté dans les quartiers Nord bénéficie d'une vraie notoriété et a été nommé en novembre à la tête de la fédération.

Sur son aile centriste, l'UMP devra composer avec l'UDI, où Arlette Fructus, présidente départementale du mouvement créé par Jean-Louis Borloo et Robert Assante, maire des 11e-12e, ne cachent pas leurs intentions. Ils pourraient d'abord marquer leur différence au sein de la majorité en créant leur groupe au conseil municipal. Ils désigneront ensuite leur candidat(e).

Les coulisses

S'il a coutume de dire qu'il "ne s'interdit rien", Jean-Claude Gaudin ne veut pas livrer le combat de trop. Alors qu'une partie de son entourage le pousse à repartir, il effectue depuis le début de l'hiver une série de sondages, à la fois qualitatifs et quantitatifs. Des études complémentaires ont été demandées.

S'il ne se présente pas, il pourrait adouber l'un des siens. Renaud Muselier parti, il observe avec bienveillance Dominique Tian. Mais même avec des législatives prometteuses et les réseaux de Jean Roatta, celui-ci joue gros en se lançant dans les 1er-7e face au PS Patrick Mennucci.

Jean-Claude Gaudin pourrait-il laisser les clés à Guy Teissier ? Ce n'est pas impossible malgré les différents, ce dernier comptant sur les sondages de l'automne, où il arrive en tête, pour se rendre incontournable.

D'autres s'interrogent, à l'image du sénateur-maire des 4e-5e Bruno Gilles ou du patron du groupe au conseil municipal Yves Moraine. Enfin, Jean-Claude Gaudin pourrait être tenté de jouer la carte Roland Blum, son actuel premier adjoint. Mais ce dernier qui a quitté son fauteuil à l'Assemblée nationale et conduira la liste avec Valérie Boyer dans les 11e-12e, en a-t-il réellement envie ?

La gauche et le risque de la dispersion

La situation

Le premier à se lancer a été Eugène Caselli. À l'occasion de la cérémonie des voeux de 2012, le président socialiste de la communauté urbaine MPM a déclaré ces intentions. Parti rapidement pour combler un manque de notoriété, il a été rejoint par le maire des 1er-7e Patrick Mennucci, devenu depuis député.

Également élue en juin à l'Assemblée nationale peu après avoir été nommée ministre, Marie-Arlette Carlotti ne masque pas son désir de devenir la première femme à conquérir l'Hôtel de Ville. La sénatrice-maire des 15e-16e Samia Ghali ajouterait volontiers "issue de l'immigration et des quartiers Nord" à sa féminité. L'idée d'une primaire circule pour départager ces quatre-là s'ils ne s'entendent pas.

Si elle est ouverte au-delà du PS, le vice-président du MoDem Jean-Luc Bennahmias est partant pour s'inviter à la fête. À gauche toujours, les écologistes se mettent aussi en ordre de marche. Leur porte-parole, le conseiller municipal Sébastien Barles, a lancé fin novembre le collectif des "Gabians", ouvrant une liste d'idées nouvelles à la société civile.

Le député européen Karim Zéribi s'est, lui, dit candidat à la candidature au sein d'Europe Ecologie - Les Verts. Au Front de Gauche, où l'on multiplie les assemblées citoyennes en vue de 2014, le conseiller régional Jean-Marc Coppola se fait régulièrement entendre, mais ne s'est pas prononcé officiellement.

Les coulisses

Si le gouvernement s'est penché avec insistance sur le berceau marseillais, c'est aussi pour tenter de reconquérir une ville tenue depuis 1995 par Jean-Claude Gaudin. Après les vicissitudes liées à la fédération PS d'une part, à l'affaire Guérini de l'autre, la rue de Solférino pourrait être tentée d'intervenir directement. De là à désigner un candidat comme elle l'a fait pour les législatives, il y a un palier à franchir. Elle pourrait en revanche diligenter des primaires, ouvertes ou non. Chacun a son idée sur le sujet.

Reste que rien n'est figé et que, outre les trois candidats déclarés, d'autres sont tentés par l'aventure. Ainsi le conseiller municipal Christophe Masse qui a également des vues sur le Conseil général. Samia Ghali, dont la notoriété a grimpé en flèche depuis son appel à faire entrer l'armée dans les cités, sait aussi que le député Henri Jibrayel, avec qui elle a un contentieux, lui mènera la vie dure.

De contentieux, le PS marseillais n'en manque d'ailleurs pas. Sur le Vieux-Port où Patrick Mennucci a quelques ennemis intimes, la désormais maire PRG des 2e-3e Lisette Narducci devrait jouer sa partition. Le PS qui pourra compter sur Jean-Pierre Mignard pour jouer les sages, doit se méfier de la dispersion et de ses incessantes querelles intestines.

Si les écologistes sont des alliés, le Front de Gauche, lui, est clairement entré dans une stratégie d'opposition au niveau national. Le tout dans un contexte hexagonal où les facteurs crise et usure gouvernementale joueront un rôle croissant.

 

 

François TONNEAU

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Commentaires

Si cette problématique commence à être médiatisée, cela fait un excellent argument de campagne pour nous. Les marseillais sont parfois distants vis à vis des règlements de compte mais sont chatouilleux s'agissant des cambriolages. L'origine des auteurs ne fait plus de doutes pour personne. A exploiter donc...
http://www.laprovence.com/article/actualites/cambriolages-30-vols-par-jour-dans-laire-marseillaise

Écrit par : simianais | dimanche, 06 janvier 2013

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