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samedi, 29 décembre 2012

Quand je serai grand, je veux être Suisse !

Le Point.fr - Publié le 29/12/2012 

En plus de chasser les criminels et violeurs étrangers, la droite populiste veut s'attaquer aux simples escrocs à l'aide sociale.

Christoph Blocher, leader de l'Union démocratique du centre (UDC), parti le plus à droite de l'échiquier politique suisse.

Christoph Blocher, leader de l'Union démocratique du centre (UDC), parti le plus à droite de l'échiquier politique suisse. © Peter Klaunzer / Sipa


Pour lancer une "initiative populaire" en Suisse, il faut recueillir 100 000 signatures en dix-huit mois. Il n'a fallu que cinq mois à l'Union démocratique du centre (UDC), le parti le plus à droite de l'échiquier politique, pour déposer vendredi à la chancellerie fédérale, à Berne, 154 000 signatures réclamant l'expulsion des criminels étrangers.

Cette collecte a rencontré le même succès en Suisse alémanique qu'en Suisse romande, pourtant réputée plus modérée. Mais pourquoi l'UDC, du milliardaire Christoph Blocher, revient-elle sur une victoire obtenue en novembre 2010 ? Une majorité de Suisse (52,9 %) avait alors approuvé "l'initiative" réclamant l'expulsion systématique de tous les étrangers condamnés pour meurtre, viol, brigandage ou trafic de drogue.

Le gouvernement traîne des pieds

Seulement voilà, le Conseil fédéral (gouvernement) ne se presse guère pour que cette "initiative" se traduise dans un texte d'application. Il estime en effet qu'elle est incompatible, sinon inconciliable, avec de nombreux traités internationaux signés par la Suisse, et notamment avec la Convention européenne des droits de l'homme. En effet, on ne peut tout de même pas expulser un étranger né dans le pays, marié et père de famille, sous prétexte qu'il serait reconnu coupable de lésions corporelles ou de vols... Le gouvernement (composé de sept membres, dont un seul membre de l'UDC) n'envisage de soumettre un texte au Parlement que dans la première moitié de 2013.

L'UDC, principal parti du pays, avec 27 % des voix aux élections de 2011, remet donc la pression, sur le même thème, mais en proposant un texte clé en main. La Tribune de Genève en fait la longue énumération, "meurtre, assassinat, traite d'êtres humains, contrainte sexuelle, viol, encouragement à la prostitution", mais il réclame également l'expulsion pour des délits nettement moins graves, comme "vols répétés, escroquerie et abus à l'aide sociale et aux assurances sociales et infraction à certains articles de la loi sur les stupéfiants".

Ben Laden sur une carte d'identité

Cette "initiative", si elle passe, ne paraît guère plus applicable que la précédente. Peut-on expulser un Français vivant en Suisse pour avoir fumé du haschich ou s'être battu à la sortie d'une boîte de nuit sans que la réciprocité s'applique aussitôt pour un Suisse domicilié dans l'Hexagone ?

L'UDC devrait une nouvelle fois mettre les moyens pour faire triompher ses idées. En 2011, cette formation avait placardé dans toute la Confédération la photo d'un barbu à la mine patibulaire, avec pour slogan "Ivan S. violeur et bientôt suisse ?". On lui doit également des portraits d'Oussama Ben Laden sur une carte d'identité suisse, et des minarets transformés en missiles.

Publié dans Blog | Commentaires (2) |  Facebook | | |

Commentaires

Quesqu'ils leur arrivent aux Suisses , ils sont malade ou contaminé ? . Vive la Belgique.

Écrit par : pierlot | samedi, 29 décembre 2012

et alors ils ont raison de mettre la racaille dehors !vive les suisses et le chocolat

Écrit par : mocaer | dimanche, 30 décembre 2012

Les commentaires sont fermés.