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mardi, 27 novembre 2012

Ahmed, invalide à 100%, mais encore capable de bastonner !

Marseille : défigurée par Ahmed, elle parle pourtant d'un bon mari

 


Sept ans de prison pour un coup de feu sur son épouse

Publié le mardi 27 novembre 2012  laprovence.com

Le procureur évoque "les gueules cassées" de la guerre de 14. Une image choc pour décrire les blessures au visage de Wassila sur laquelle, le 23 octobre 2011, dans le logement familial de Frais Vallon (13e arrondissement de Marseille), son mari avait tiré, à trois mètres de distance. Un carnage : des plombs incrustés dans la joue, un nerf optique sectionné, l'impossibilité, neuf mois après, d'ouvrir la bouche en grand et un visage défiguré...

Ahmed Chtioui, 56 ans , aurait dû aller aux assises. Dans le box de la chambre pénale de la famille qui le juge pour violences volontaires par conjoint avec arme, ce maçon en invalidité à cause d'un mauvais asthme, pleure qu'il aime sa femme, qu'il aime ses enfants. "J'ai pris ce fusil, je jure que je savais pas qu'il était chargé. Je l'ai utilisé pour faire peur. Quand j'ai fait comme ça - il fait le geste de pointer une arme -, c'est ma femme qui passait. J'ai pas voulu tirer sur elle." Alors visait-il son fils qui l'avait collé contre un mur à l'occasion d'un énième accès de violence d'Ahmed contre son épouse ?

Pour lui éviter la prison, sa famille avait fait corps et raconté aux enquêteurs une histoire sans queue ni tête. Le fils disait avoir eu une altercation l'après-midi avec un automobiliste qui, le soir, l'avait reconnu, suivi jusque chez lui et avait tiré, blessant la mère.

Ce n'est que six mois plus tard que la victime avait désigné son mari comme l'auteur du coup de feu. Il avait alors quitté le domicile familial mais, semble-t-il, continuait à harceler Wassila au téléphone, la menaçait de mort... Depuis, l'épouse a passé l'éponge"Je ne demande rien, je voudrais que sa peine soit allégée au maximum, qu'il revienne le plus vite à la maison. C'est un bon mari, il ne l'a pas fait exprès".

L'alcool baigne ce dossier de violences conjugales. Décrit comme serviable, généreux envers sa famille, Ahmed Chtioui vivait mal son invalidité à 100  %, une relégation sociale compensée par l'intempérance, la violence. "J'avais pas de travail et, de temps en temps, je m'énervais". Ses deux fils sans grande ambition sociale le décevaient et remettaient en question son autorité de pater familias.

Dans l'esprit de Me Saïd Benhamed, son défenseur, c'est une cocotte-minute qui a explosé ce soir-là. Mais les blessures aussi terribles soient-elles sont, aux yeux de l'avocat, la preuve qu'il n'a pas visé son épouse. "Il a tiré à côté, s'il avait visé, les conséquences auraient été tout autres".

Comme l'a requis le procureur Olivier Redon, le tribunal l'a condamné à sept ans de prison, le maximum prévu. Pour l'accusation, la justice en lui évitant les assises s'était déjà montrée assez clémente.

Merci à Desouche

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