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lundi, 26 novembre 2012

Chiche !

Marseille : la ville pourrait être redécoupée


L'idée de transformer les huit mairies de secteur en seize mairies d'arrondissement circule dans les ministères




 

Publié le lundi 26 novembre 2012 lapovence.com

 

En cas de redécoupage, les 4e, 6e, 7e, 11e et 13e arrondissements pourraient concentrer les enjeux politiques des prochaines élections municipales.

 

Un jour abandonnée, un autre jour remise sur le tapis, oscillant actuellement entre une application dès 2014 et un temps de réflexion un peu plus long, la petite affaire circule dans les tuyaux de la République. Dans les ministères comme à Marseille, les socialistes planchent sérieusement à une réforme de la loi PLM.

Venue en 1982 des lois de décentralisation initiées par Gaston Defferre, alors ministre de l'Intérieur et maire de Marseille, cette nouvelle organisation administrative avait conduit notamment au découpage électoral en arrondissements de Paris et Lyon, de Marseille (PLM) en secteurs. Principale idée en cours aujourd'hui, le passage, à Marseille, de huit maires de secteur à seize maires d'arrondissement. Ce qui serait une grande première.

"Et une mesure opportune", plaide Eugène Caselli. Le président PS de la communauté urbaine assistera le 3 décembre à une réunion sur la question avec les parlementaires PS locaux chez Marylise Lebranchu, la ministre de la Réforme de l'État. "Nous évoquons régulièrement ce passage aux mairies d'arrondissement. Ce découpage serait plus juste électoralement que celui de Pasqua qui a créé en 1987 des majorités artificielles. Il donnerait un peu d'uniformité à la ville et favoriserait la proximité."

L'argument, vaut notamment pour les 13e-14e arrondissements, où le maire Garo Hovsépian doit composer avec 130 000 habitants. Mais s'il est notamment soutenu par la ministre Marie-Arlette Carlotti, élue dans le centre-ville, il n'est pas partagé par tous les socialistes. "Les mairies de secteur sont stabilisées", note le député-maire des 1er-7e Patrick Mennucci qui planche sur une modification de la loi PLM offrant justement plus de prérogatives aux élus de secteur. "Est-ce bien sérieux d'ouvrir ce nouveau front politique au moment où l'on parle de métropole ?"

Une analyse partagée par le sénateur-maire UMP des 4e-5e Bruno Gilles. "Au moment où l'on rationalise, le coût d'une telle opération risque en plus d'être élevé. Il faudrait trouver de nouveaux locaux, de nouveaux services, etc..."

Seize maires ? Ingérable selon Gaudin

La perspective fait au moins sourire Jean-Claude Gaudin. "Huit maires de secteur, c'est déjà compliqué à gérer, glisse le locataire de l'Hôtel de ville. Alors seize, ce serait invivable." Au sein de son cabinet, on juge surtout qu'une telle initiative relève "du calcul politicien." Et on se souvient amèrement du découpage opéré par Gaston Defferre en 1983. Qui avait divisé la ville en six secteurs allant d'un à quatre arrondissements, ce qui avait permis au socialiste de l'emporter aux municipales de 1983 en totalisant moins de voix que son rival. Qui préconisait alors 16 maires d'arrondissement...

Revenue à huit secteurs de deux arrondissements dès 1987, Marseille a fait gagner la droite depuis 1995. Sauf que ce découpage s'appuie sur un recensement datant de... 1982. La population ayant largement évolué depuis, certains secteurs des quartiers Nord ont vu leur poids démographique s'accroître, mais pas leur représentation. Une remise en ordre semble donc nécessaire. Si le passage à seize maires de secteur reste une hypothèse, inutile de dire, en outre, que les appétits politiques se multiplieront.

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