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dimanche, 25 novembre 2012

Les démocrasseux à la manoeuvre..

Le Point.fr - Publié le 24/11/2012 à 17:42 - Modifié le 24/11/2012 à 18:22

Secrétaire générale de le fédération UMP des Alpes-Maritimes, Michèle Tabarot, maire du Cannet, a organisé l'élection à sa main...

Michèle Tabarot.

Michèle Tabarot. © THOMAS SAMSON / AFP

L'organisation des élections pour désigner le président de l'UMP a donné lieu à un pataquès croquignolet à Cannes. Pour permettre aux 3 000 militants de la circonscription regroupant les villes de Cannes, Mandelieu-la-Napoule et Théoule-sur-Mer de s'exprimer, les représentants de l'UMP proches de Michèle Tabarot, députée-maire du Cannet, numéro deux du parti dans le département et soutien indéfectible de Jean-François Copé, avaient proposé que le scrutin se déroule dans un appartement de 70 m² situé au premier étage d'un immeuble de l'avenue Carnot à Cannes ! Histoire sans doute de ne pas fluidifier les opérations de vote... La Cocoe (commission d'organisation et de contrôle des opérations électorales) avait accepté avec empressement.

 

Devant les risques de voir affluer des centaines de personnes dans un lieu pas prévu pour ça, et devant lequel on ne peut même pas se garer, le maire de Cannes, Bernard Brochand, prend un arrêté de péril pour "protéger les biens et les personnes". La mort dans l'âme, les huiles de l'UMP et la Cocoe font marche arrière. Le scrutin a donc lieu dans une salle de 800 m² situé dans le stade de volley-ball de la Bocca à Cannes.

"Un foutoir indescriptible" 

Tout semble rentrer dans l'ordre, sauf que le jour J, à 9 heures du matin, une bonne centaine de personnes font la queue devant une porte close. À l'intérieur les organisateurs ne semblent pas pressés de procéder au vote. Un militant raconte : "Nous n'avons pu entrer dans la salle qu'à 9 h 45. Il y régnait un foutoir indescriptible. Trois urnes seulement avaient été installées, alors qu'il en aurait fallu le double ! Une bonne partie des militants a fait marche arrière, devant autant de mauvaise volonté..." Quant à la liste d'émargement, elle semblait largement incomplète...

Une opération sans doute "normale" pour décourager des adhérents UMP réputés être favorables à François Fillon. Le soir du dépouillement, sur 2 000 suffrages exprimés, Jean-François Copé n'a obtenu que 33 % des voix, contre 67 % pour l'ancien Premier ministre. "J'estime qu'en ralentissant de la sorte les opérations de vote on a privé Fillon d'au moins 300 voix", témoigne un scrutateur. Autre bizarrerie, les maires de Cannes et de Mandelieu-la-Napoule ont été gentiment mais fermement priés de ne pas rester dans la salle où avait lieu le scrutin. Visiblement les copéistes préfèrent se trouver seuls que mal accompagnés...

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