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mercredi, 21 novembre 2012

UMP: Un Marasme Politique

Le Point.fr - Publié le 21/11/2012 

Les fillonistes contestent la victoire de Copé après avoir découvert que les résultats de trois fédérations n'ont pas été comptés.

Le camp Fillon conteste les résultats de l'élection du président de l'UMP.

Le camp Fillon conteste les résultats de l'élection du président de l'UMP. © MIGUEL MEDINA / AFP

À l'UMP, le mauvais feuilleton continue. Il est un peu moins de 15 heures, à l'Assemblée nationale. Devant une nuée de caméras, les lieutenants de François Fillon, Laurent Wauquiez, Éric Ciotti et Valérie Pécresse, lancent "une bombe" : ils contestent officiellement la victoire de Jean-François Copé à la présidence du parti. "L'examen approfondi des résultats de l'élection à la présidence de l'UMP révèle que trois départements n'ont pas été comptabilisés : la Nouvelle-Calédonie, Mayotte et Wallis-et-Futuna", affirment-ils. Selon eux, ces oublis font basculer le scrutin puisque François Fillon serait ainsi le vainqueur avec 88 004 voix contre 87 978 pour Copé. Ce ne sont donc plus 98 voix qui sépareraient désormais les deux rivaux mais 26. 

 

"Manipulation"

Lors d'une conversation téléphonique avec François Fillon ce matin, Patrice Gélard, président de la Cocoe, a même reconnu l'oubli de ces trois fédérations dont les résultats étaient pourtant connus dès samedi. Commentaire d'un proche de Fillon au Point.fr : "Gélard est magouilleur. Il ne pensait pas que l'on s'apercevrait de la supercherie ! C'est grâce aux motions qu'on a découvert la manipulation."

C'est mardi soir, en toute fin de soirée, que Laurent Wauquiez, numéro deux du ticket Fillon et leader de la motion Droite sociale, a découvert "la supercherie". Il remarque que les résultats donnés par la Cocoe pour le vote des motions font eux apparaître, en plus de la ligne intitulée "Vote par correspondance", les trois autres fédérations d'outre-mer Nouvelle-Calédonie, Wallis et Futuna et Mayotte, lesquelles ont voté physiquement dans des bureaux de vote. Or, ces fédérations, elles, n'apparaissaient pas dans le compte du vote pour l'élection du Président. "Ces trois fédérations n'ont pas été prises en compte dans le calcul final, 1 304 militants ont été privés de leur choix", en conclut la garde rapprochée de Fillon. Pour prouver ses dires, l'équipe de l'ex Premier ministre a rendu public les résultats des motions ainsi que ceux de l'élection du président, envoyés par la Cocoe (cliquez sur les liens pour visualiser les documents). Lors de la centralisation des résultats et du comptage dimanche et lundi, les représentants de Fillon à la Cocoe avaient demandé à Patrice Gélard et à l'huissier de justice si ces trois fédérations d'outre-mer étaient bien prise en compte dans le total des voix. "Absolument", aurait répliqué Gélard et l'huissier. 

Une commission des recours pro-Copé ?

De son côté, Jean-François Copé, officiellement proclamé vainqueur par la Cocoe, a contesté les accusations des partisans de son adversaire. "Le président reste le président", a-t-il réagi en appelant "à être dans l'apaisement plutôt que chicailler (...), plutôt que de repartir sur des chicaillages". Dans son entourage, on met carrément en garde Fillon : "S'il fait un recours, son image d'homme d'État va en prendre un coup. Fillon traînera cela comme un boulet pendant des décennies." Jean-François Copé a refusé qu'Alain Juppé assure de façon transitoire la direction de l'UMP, comme l'a proposé son rival. 

Logiquement, ce psychodrame devrait désormais arriver entre les mains de la commission des recours de l'UMP. "La Cocoe ne peut plus revenir sur les résultats", a affirmé son président, Patrice Gélard. Problème : la commission nationale des recours est composée de neuf membres, dont la majorité soutient Jean-François Copé. Et le responsable des affaires juridiques de l'UMP, David Biroste, neutre dans la guerre Copé-Fillon, n'est plus là pour veiller au grain. David Biroste, qui occupait aussi la fonction de secrétaire à la Cocoe et à la commission des conflits, a été viré par Copé en octobre. C'est pourquoi l'équipe de Fillon refuse de saisir cette commission et réclame que la Cocoe rectifie ses erreurs. "La Cocoe se doit de valider des résultats définitifs. Pas des résultats partiels où les Français d'outre-mer seraient reniés !" juge le député-maire de Nice Christian Estrosi.

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