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dimanche, 18 novembre 2012

PS13: Le poulain de Guérini reste aux commandes

Jean-David Ciot réélu, le Parti socialiste à un tournant

 


 

Publié le samedi 17 novembre 2012 laprovence.com

 

Les contestations passées, le PS 13 va devoir s'entendre en pensant à 2014


 

Le siège de la fédération PS départementale n'a tiré son rideau que vers trois heures du matin, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Les socialistes avaient bien tenté de se mettre d'accord au sujet d'une poignée de sections où des doutes étaient émis sur le déroulement du scrutin. Accord impossible. Un recours sera déposé notamment sur l'une des deux sections de Berre, où le nombre de votants s'est soudainement accru.

Saisies, les instances nationales vont se pencher sur un dossier qu'elles ne connaissent que trop bien. Réuni ce matin, le conseil national pourrait rapidement valider le vote.

D'autant qu'avec 71,2 % des voix face à Nathalie Pigamo, Jean-David Ciot garde son fauteuil avec une avance et une légitimité qui ne lui seront pas contestées. "Je m'attendais à un tel score, soufflait la jeune élue marseillaise dès les premières tendances connues. Il est aussi l'expression d'un malaise et montre que quelque chose est en train de changer. Que des militants ont envie d'autre chose qu'une vision archaïque de ce parti."

"Si on ne s'entend pas nous irons droit dans le mur"

Au-delà des chiffres bruts, le camp des "rénovateurs", où Nathalie Pigamo peut notamment s'appuyer sur le soutien de la ministre Marie-Arlette Carlotti et du député Patrick Mennucci, voudrait jouer sur le seuil symbolique des 30 % pour assoir sa représentativité au sein du conseil fédéral. Dont la composition, une centaine de membres, sera validée par Paris.

Incapables de s'entendre lors d'une précédente réunion aux Pennes-Mirabeau, les socialistes savent que ce rapport de force, s'il n'est que théorique pour l'heure, servira dans la perspective des municipales 2014.

Avant sa réélection, Jean-David Ciot avait proposé une liste rue de Solférino où le rapport s'établissait plutôt à 80 - 20 en sa faveur.

Tout le travail de ses opposants va être aujourd'hui de l'infléchir. "Le score des élections justifie que nous ayons 30 % des élus au conseil fédéral" , souligne Patrick Mennucci, candidat à la mairie de Marseille en 2014 et à des primaires à gauche qui l'opposeront au moins à Eugène Caselli, voire à Marie-Arlette Carlotti.

Comment faire pour que tout ce beau monde s'entende ? Dans les couloirs de la fédération, tous sourient à la question. Y compris Jean-David Ciot, dont les visées sont plutôt aixoises. "La collégialité étant terminée, nous partons sur de nouvelles bases et j'insiste pour que chacun travaille dans le même sens. Si c'est pour cracher sur notre travail de rénovation, ce n'est pas la peine. J'aimerais ne pas porter la fédération seul, mais que chacun s'y mette en pensant à battre la droite." Sinon ? "Nous irons droit dans le mur", prédit, pour le coup sur la même longueur d'ondes, Nathalie Pigamo.

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