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mardi, 13 novembre 2012

Le PS13: une rose de cent épines et sans pétales...

Bouches-du-Rhône : l'offensive cinglante de Nathalie Pigamo au PS

 


 

Publié le mardi 13 novembre 2012 laprovence.com

 

 

La candidate à la direction de la fédération attaque durement son rival

 

Autour de la table, c'est à qui trouvera le mot le plus dur. L'expression la plus cinglante pour fustiger la fédération PS des Bouches-du-Rhône et son secrétaire fédéral Jean-David Ciot. Qui, jeudi soir, remettra en jeu son mandat devant les quelque 8000 adhérents du département.

Face au député aixois, l'élue marseillaise Nathalie Pigamo, désormais seule en lice après les ralliements d'Annick Boët et de Joël Canicave, un temps sur la grille de départ. Et soutenue notamment par Marie-Arlette Carlotti et Patrick Mennucci."Il n'y a toujours eu qu'un seul candidat cornaqué par le système au PS, attaque Nathalie Pigamo. Ce qui se passe est historique. Une force d'opposition visible et structurée s'est organisée. La rénovation commence aujourd'hui."

Jean-David Ciot pouvait s'y attendre. À deux jours du scrutin, l'offensive de ses rivaux se concentre sur un bilan en forme de remue-ménage. Où ressortent le rapport Richard, celui, datant de début 2011, d'Arnaud Montebourg et la longue crise traversée par une fédération qui a frôlé la mise sous tutelle. Et s'est vue imposée par la rue de Solférino la nomination des candidats PS aux législatives, provoquant dissidences et prises de distance.

"La majorité des pistes préconisées par le rapport Richard sont restées lettre morte, pointe Joël Canicave. Rien ou presque n'a bougé." "Les pratiques sont toujours les mêmes dans une fédération où la secrétaire générale est l'attachée parlementaire de Jean-Noël Guérini," poursuit Frédéric Muhl, mandataire de Manuel Valls pendant les primaires de 2011.

"Cette fédération est une république bananière où l'on se sert du conseil général pour mettre des gens en place dans les sections", renchérit Annick Boët. Désormais secrétaire nationale, cette proche d'Arnaud Montebourg veut croire que "le cordon sanitaire" imposé par Paris autour de "certains élus" aura des répercussions dans le département. "Si on ne nous vole pas cette élection, il y aura des surprises", ajoute-t-elle, allant jusqu'à s'inquiéter d'éventuelles tricheries. Une suspicion il est vrai récurrente au PS.

Se présentant comme "une candidate de rassemblement là où on voudrait faire croire que je cherche la division", Nathalie Pigamo a donc choisi de frapper là où ça fait mal. "Cette campagne n'est pas égalitaire,assure-t-elle. Nous ne voulons pas que les instances nationales surveillent ce scrutin, mais nous aurons des délégués un peu partout. Nous ne laisserons rien passer." L'atmosphère s'annonce tendue jeudi soir.

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