Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 12 novembre 2012

Les caméras sont parties, les élus de l'UMPS aussi...

La colère et l'hommage des habitants

au buraliste tué à Marseille

 


 

Publié le lundi 12 novembre 2012 laprovence.com

 

Élus, riverains et commerçants se sont rassemblés pour dire non à la violence gratuite après le drame de vendredi

 

D'abord la colère, celle qui vient des tripes, celle que laissent échapper les riverains, mais aussi les commerçants du quartier. La colère qui entend dire non à la mort sauvage infligée à 50 ans à Mohamed Chegenni, cet ex-professeur de philosophie, poignardé à trois reprises vendredi soir dans son PMU-presse au numéro 6 de l'avenue des Chutes-Lavie (4e). Puis le silence, celui que rien n'est venu troubler hier matin, peu après 10 h, sur le lieu même de l'agression. Pas une sonnerie impudique de téléphone portable. Pas même le cliquetis d'un appareil photo trop curieux. 

Même pas un souffle de vent inopportun pour venir souiller cet instant de recueillement intense. Élus, habitants du quartier, commerçants tous rassemblés. Près de 200 personnes au total. Comme si tous se donnaient la main. Et le préfet de police Jean-Paul Bonnetain qui a su ensuite trouver les justes mots pour ponctuer ce moment avec poésie"Cela a été une vraie minute de silence. Cela a pu paraître long à certains, mais c'est plus court qu'une vie." 

Une réunion avec les commerçants

Des adultes, mais aussi des enfants, ont déposé gerbes de fleurs, rouges ou blanches, bougies par dizaines, allumées, forcément allumées, mais aussi en guise de supplément d'âme ces petits mots rédigés à la hâte, puisés au tréfonds de leur coeur : "Sincères condoléances", "Nous pensons à votre famille", "Que le seigneur vous reçoive dans son grand amour", "L'armée oui pour défendre lescitoyens et les commerçants, pas les voyous", "Changez les lois. On a peur pour la sécurité de nos enfants "... Comme un appel collectif à ce que les choses changent. 

Marie-Arlette Carlotti, la ministre PS chargée de l'Exclusion, marseillaise de conviction, se confie : "Par pudeur, je ne voulais pas y être. Mais il faut dire stop. Il faut se battre contre l'insécurité. C'est le socle de développement de cette ville." Élus de droite comme de gauche. Le sénateur-maire UMP Bruno Gilles : "Il y a autre chose à prendre en compte que les seuls quartiers nord et l'hypercentre." 

Stéphane Ravier, élu FN : "Il faut agir. Il y en assez. Assez de bla-bla !" Maurice Di Nocera, le conseiller général du secteur, était présent. Le directeur départemental de la sécurité publique Pierre-Marie Bourniquel a annoncé hier que le "plan Danton", anti hold-up, serait avancé et déployé dès lundi. Une réunion va être organisée avec les commerçants. À Paris, Manuel Valls va recevoir la Confédération des buralistes qui a appelé à tirer le rideau le jour des obsèques de leur pair décédé. Dégradés de gris sur Marseille.

 


Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.