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dimanche, 11 novembre 2012

Rassemblement aux Chutes Lavie: Le Front National était présent aussi !

Meurtre du buraliste : émotion et

recueillement ce matin à Marseille

 



 

Publié le dimanche 11 novembre 2012 laprovence.com

 

Près de 200 personnes se sont rassemblées, en présence de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée, et d'autres élus

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breves509f7092873c3_1.jpg ; le 11/11/2012 10:32

On me devine en haut à droite de la photo SR

 L'émotion est forte, ce matin dans le quartier des Chutes-Lavie 

 Photo Thierry Garro 

 

ce matin à Marseille, dans le quartier des Chutes-Lavie, près de 200 personnes sont actuellement rassemblées devant le commerce du buraliste qui a été mortellement poignardé sur son lieu de travail vendredi. Une minute de silence a été observée en hommage à la victime et la plupart des commerces sont fermés en signe de protestation.

Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées qui est aussi la députée de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, est présente sur les lieux. Plusieurs élus de secteur - de droite comme de gauche - ET STEPHANE RAVIER, ELU DU FRONT NATIONAL (ndlr)sont aussi venus témoigner leur indignation.

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Elle y est allée de sa plume pour ne pas le laisser partir tout seul. Une main anonyme a su se faire concise et tout sauf oublieuse : "Une pensée énorme pour un homme auquel on a enlevé la vie pour quelques euros. J'espère qu'on retrouvera ceux qui ont commis cet acte crapuleux. Repose en paix. On ne t'oubliera jamais." Un bout de papier pour dire l'injuste. Quatre petites bougies allumées. Quelques gerbes de fleurs blanches aussi que sont venues déposer d'autres mains anonymes.

Mohamed Chegenni, le papetier des Chutes-Lavie (4e), sauvagement poignardé vendredi soir, avait repris le magasin en septembre 2011. Henri, son prédécesseur, avait été agressé à deux reprises. Mais cette fois, l'auteur des faits n'a laissé aucune chance au commerçant. Trois coups de couteau portés au thorax et dans le dos. Des blessures profondes. Pas de doute. On en voulait à sa caisse. Quelques jeux de grattage, des tiroirs ouverts, mais pas le tiroir-caisse.

"Mourir c'est déjà dur. Alors mourir au travail"

Le voleur l'a-t-il refermé ? L'a-t-il seulement ouvert ? "Si l'on s'en tient à la scène de crime, on pense que le buraliste a dû s'interposer. Il ne s'est pas laissé faire", confie un des enquêteurs. C'est donc évidemment la piste du vol crapuleux pour quelques centaines d'euros qui s'imposerait. Même si aucune autre n'est négligée. Mohamed n'était pas connu des services de police. À 50 ans, cet ancien prof de philosophie, était apprécié des voisins. Même si ce n'était pas un grand bavard, comme Henri. Les fonctionnaires de la brigade criminelle de la police judiciaire ont mené une enquête de voisinage approfondie.

"Je suis chaviré. Ça me touche beaucoup. On ne trouve pas les mots", souffle Alain, qui vient déposer un bouquet devant le commerce cerné par les scellés de la PJ. Le CIQ des Chutes-Lavie a déposé sa gerbe. Bachir, qui tient l'alimentation voisine, se souvient qu'il encaissait deux clientes quand on lui a annoncé le pire. Dans le quartier, il joue les modestes, mais il fait figure de star, depuis qu'il y a un an, il a donné une leçon à trois jeunes qui voulaient le voler lui aussi.

"Mourir, c'est déjà dur. Alors mourir au travail", se désole Jean-Paul. Abdel, le boulanger, est sous le choc :"Une dame est rentrée. Elle m'a dit : votre voisin est allongé, il ne bouge plus. Il était étendu au milieu d'une flaque de sang." Un rassemblement doit être organisé aujourd'hui sur les lieux, à 10 h. Sans caméra, l'enquête sera difficile. "J'ai fait une prière chrétienne pour un musulman", glisse une dernière cliente. Elle en appelle juste à la paix.

Avant de me rendre dans le 7ème secteur dans le quartier de Sainte Marthe pour participer à la cérémonie du 11 novembre, je me suis rendu aux Chutes Lavie, un quartier que je connais bien pour y avoir habité pendant 17 ans, en face du buraliste assassiné.

Je ne vous cache pas que la colère m'a envahi quand j'ai vu le conseiller général Di Nocéra jouer des épaules pour être dans le champ de la caméra alors qu'une habitante donnait son sentiment.

J'ai du faire un gros effort pour ne pas  lui faire avaler son écharpe !

Je ne me suis pas géné pour interpeler le Préfet pour lui faire savoir " que de son blabla, y'en avait assez !"  J'ai conspué les élus, le Sénateur-Maire du Secteur UMP, Bruno Gilles en tête. Ces élus qui tournaient la tête jusqu'à présent, quand on leur rapportait que les agressions, de plus en plus violentes et de plus en plus nombreuses gangrènaient les  Chutes Lavie.  

"Y'en a marre, qu'on rétablisse la peine de mort ! a été lancé par plusieurs résidents, ce qui a fait fuire les représentants de l'UMPS, tous responsables de la dégradation des conditions de vie dans ce quartier, comme sur l'ensemble de la ville.

Nombreux furent les habitants qui sont venus me faire part de leur ras-le-bol et de l'espoir qu'ils avaient de voir le Front National "faire le ménage"  

A ceux là, je leur dit qu'il ne faudra pas avoir la mémoire courte lors des municipales en mars 2014...

S.R.

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Commentaires

Ancien buraliste à Marseille, j'ai été braqué 2 fois, dont une avec arme à feu et la seconde avec arme blanche....et cambriolé 1 fois.....que dire....si ce n'est le sentiment d'impuissance imposé par des lois obsolètes qui protègent plus les malfaiteurs mineurs, responsables de la plus part de ce genre d'agressions barbares et lâches. Je milite donc, depuis des années, pour le droit au port d'arme ainsi que le droit à l'autodéfense.....clairement, pour un droit à l'image de ce qui existe aux USA. Je suis écoeuré de constater à quel point les citoyens honnêtes sont laissés pour compte, par un gouvernement totalement dépassé.

Écrit par : CORDOLIANI | dimanche, 11 novembre 2012

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