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jeudi, 08 novembre 2012

La pauvreté en France: une fletrissure de plus pour les responsables de l'UMPS

La précarité installée (Secours catholique)

AFP lefigaro.fr publié le 08/11/2012 

En 10 ans, la précarité s'est durablement installée chez les bénéficiaires du Secours catholique et touche plus particulièrement les femmes seules avec enfants, souligne l'ONG dans son rapport annuel, rendu public aujourd'hui. L'ONG a accueilli en 2011 dans ses structures 1.422.000 personnes, dont 668.000 enfants, révèle ce rapport intitulé "Regards sur 10 ans de pauvreté". La part des familles est passée de 47% à 53%, notamment du fait de la crise.

Parmi les bénéficiaires, 94% vivaient en 2011 sous le seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian, soit 964 euros en 2010) et 68% sous le seuil de très grande pauvreté (40% du niveau de vie médian, 644 euros en 2010). "On constate un durcissement et un ancrage de la pauvreté", explique Bernard Schricke, directeur Actions et Plaidoyer France Europe. Un tiers des personnes accueillies en 2001 comme en 2011 avaient déjà fréquenté les structures du Secours catholique l'année précédente.

L'ONG reçoit de plus en plus d'étrangers en situation de pauvreté (30% contre 23% en 2001, dont 6% en situation irrégulière), et de plus en plus de femmes (57% en 2011 contre 50% en 2001), notamment en raison d'une hausse des familles monoparentales, qui représente 58% des familles accueillies. Les femmes sont largement majoritaires au sein de ces familles: le Secours catholique a ainsi accueilli 160.000 mères célibataires, contre 20.000 pères seuls. En 10 ans, la proportion des personnes au chômage parmi les bénéficiaires du Secours catholique s'est également acrue, passant de 58% en 2001 à 66% en 2011. De même, 25% sont des chômeurs non indemnisés (contre 18% en 2001). "La difficulté d'accéder à un emploi" est le principal facteur de pauvreté, souligne Bernard Schricke. Environ 60% des ménages rencontrés par l'ONG ont des impayés, et dans 40% des cas, ils concernent des dépenses contraintes comme le loyer ou l'énergie.

Le Secours catholique demande la revalorisation des minima sociaux et une réduction des charges fixes (plafonnement des loyers, bouclier énergétique, réduction des coûts de transport) qui pèsent proportionnellement plus sur les familles modestes que sur les plus riches
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