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mercredi, 24 octobre 2012

Pour la Police la présomption d'innocence n'existe pas...

Marseille : la BAC nord terrorisait les caïds

Par Aliette de Broqua, Jean-Marc LeclercMis à jour le 24/10/2012 


La famille d'un indic assassiné en septembre 2008 vient de porter plainte pour complicité d'assassinat auprès du procureur d'Aix-en-Provence. Nouveaux remous autour de la BAC marseillaise.

L'affaire des flics ripoux de la BAC nord de Marseille se corse. Il semblerait que non content de racketter des dealers des cités, certains policiers de la brigade anticriminalité des quartiers nord de la Cité phocéenne pourraient être responsables de la mort d'un de leurs informateurs. Un rebondissement qui commence à faire douter la hiérarchie policière. Un haut responsable du ministère de l'Intérieur réagit spontanément à ces révélations pour le Figaro: «S'il est vrai qu'ils ont trafiqué des stupéfiants comme on le dit. S'il est vrai qu'ils ont embourbé les sommes que l'on avance. S'il est vrai qu'ils ont, comme nous cherchons à le vérifier, effectué des descentes à la batte de baseball chez certains trafiquants qu'ils terrorisaient littéralement. Si tout cela est vrai, alors tout est possible», concède ce grand flic.

En tout état de cause, lundi, Me Yassine Bouzrou a porté plainte contre X pour complicité d'assassinat auprès du procureur d'Aix-en-Provence. «Pour le moment, je n'ai pas de certitude sur le fait qu'il s'agit des mêmes policiers que ceux qui sont déjà mis en cause dans l'affaire de la BAC nord», explique l'avocat, «car je n'ai pas accès à ce dossier», mais ses clients, la famille du jeune Lyes Gouasmia, retrouvé criblé de balles et carbonisé dans une voiture incendiée à Vitrolles en septembre 2008, le pensent.

«Cela ne fait aucun doute», assure au Figaro, pour sa part, un des anciens de la brigade ayant dénoncé dès 2009 les dérives de ses collègues. «Comme moi, la sœur de la victime a subi des menaces de la part de policiers de la BAC nord et de la part de jeunes de la cité», ajoute-t-il en ne voulant pas en dire plus. Il a déposé plainte pour ces menaces et a été entendu, comme tous les anciens de la BAC nord le seront, par l'Inspection générale de la police nationale la semaine dernière. En cours de révocation, il tente aujourd'hui d'être réhabilité car il estime avoir été injustement sanctionné parce qu'il dénonçait les dérives de ses collègues. Son témoignage cependant est pris avec des pincettes par la police des polices qui sait qu'elle a affaire un fonctionnaire ayant lui-même des comptes en rendre à l'institution. «Ce peut-il qu'il mélange le vrai et le faux? Là aussi tout est possible», avertit un ancien chef de «boeuf-carottes», surnom donné à la police des polices.

Un informateur de la BAC

Lyes Gouasmia, 21 ans, était un dealer de la cité des Oliviers, dans le XIIIe arrondissement. Il était également un informateur référencé de la BAC nord. En octobre 2006, des jeunes incendient volontairement un autobus de la ligne 32. Une jeune femme, Mama Galledou, est très grièvement brûlée. L'affaire, survenue un an tout juste après les émeutes de 2005, avait ému la France entière et indigné Nicolas Sarkozy. La police était sur les dents pour retrouver les auteurs de ce crime odieux et ses informateurs sont sous pression.

Gouasmia connaît certains des incendiaires car ils sont de sa cité. Il donne les noms à la police, ce qui permet de rapidement arrêter les coupables mais visiblement il a mis son nez là où il ne fallait pas et, toujours selon des anciens de la BAC, son nom est à son tour donné en pâture aux caïds des cités par des collègues. Un dimanche de septembre 2008, en plein ramadan, le jeune homme est appelé par un texto. Peu de temps après, les pompiers de Vitrolles interviennent sur un incendie de voiture. Il s'avérera que la BMW était une voiture volée et que le corps retrouvé était celui de Gouasmia.

Dans l'affaire de la BAC nord, quinze policiers ont été mis en examen et sept sont en détention provisoire. La totalité de l'effectif a été suspendue et le service a fusionné avec les deux autres BAC de la ville mais l'affaire ne devrait pas s'arrêter là.

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Commentaires

Dès que j'ai 30 secondes je vais un peu plaindre les dealers... Et peut être même verser une alarme mais là il me faudra plus de 30 secondes... mais quelle justice... Quelle justice... A croire que les gens ne veulent pas tant que ça ce débarrasser de la criminalité. A croire que ça leurs plais.

Écrit par : CHAUVET | jeudi, 25 octobre 2012

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