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dimanche, 21 octobre 2012

La Soude et La Cayolle: deux cités-chances pour la France !

Marseille : coup d'arrêt à la guerre entre La Soude et La Cayolle

 



 

Publié le jeudi 18 octobre 2012 à laprovence.com

 

Deux tireurs présumés ont été interpellés mardi dans les quartiers Sud

Le sang avait coulé à quatre reprises, en moins d'un mois, au coeur de l'été dernier. Quasiment au même endroit. Et chaque fois, La Soude (9e) pansait ses plaies. Un mort et trois blessés. Les jambes ou le ventre perforés de balles de gros calibre. Et, chaque fois, les regards accusateurs se portaient vers "la voisine", la cité de La Cayolle (9e). La guerre n'avait que trop duré.

Cette lassitude a, très certainement, aidé le travail exceptionnel réalisé par la brigade criminelle de la PJ de Marseille. Assistée des hommes de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), la "Crim" a interpellé, mardi après-midi, deux individus, originaires de La Cayolle, soupçonnés d'être fortement impliqués dans cette guerre sanglante qui sévissait depuis des mois sur fond de trafic de résine de cannabis. Âgés de 23 et 22 ans et connus notamment pour des faits de "trafics de stups" et de "violences", tous les deux ont été arrêtés à quelques heures d'intervalle sur la voie publique, dans le 9e arrondissement. Sur le premier, les policiers ont découvert un 9 mm chargé, avec une cartouche chambrée. "Mais probablement pas l'arme des crimes", souffle une source proche de l'enquête.

Les suspects pourraient être prochainement entendus

C'est, en effet, au 11-43, que les deux premières victimes ont été grièvement blessées. La première, un certain Kharzi âgé de 27 ans, avait reçu le 31 juillet dernier vers 23 heures, plusieurs balles dans les jambes, alors qu'il enlevait l'antivol de son scooter, rue Farinière, à proximité de la cité Le Bengale (9e). Trois jours plus tard, le 3 août en début de soirée, c'était Frédéric Bruno, 25 ans, qui était visé par un tir de 11-43 dans le ventre, alors qu'il se trouvait sur un scooter, rue Aviateur Le Brix, à quelques mètres du boulevard Michelet (9e). Affolé, le pilote du deux-roues avait pris la fuite, avant de se raviser et de trouver protection auprès de la police.

"Grâce à la balistique, nous avons pu déterminer que la même arme avait servi pour ces deux tentatives de règlements de comptes", indique un enquêteur. Les témoignages, attestant que les deux victimes se connaissaient, ainsi qu'une enquête de proximité des plus minutieuses ont fait le reste... En moins de trois mois, la "Crim" était certaine de tenir les tireurs présumés. Placés en garde à vue dans le cadre de ces deux premières affaires, les suspects pourraient être très prochainement entendus sur les deux autres crimes qui avaient suivi.

Le 11 août, en plein milieu d'après-midi, rue Sébastien-Marcaggi, à Mazargues, Vincent Bruno, 20 ans, frère de Frédéric, était, lui aussi, la cible d'une tentative de règlement de comptes. Selon la rumeur, il aurait été visé pour avoir promis de venger son frère... Le 25 août suivant, avenue Zenatti, à La Soude, Benamar Hamidi n'avait pas eu droit à la même "tolérance". Criblé de balles de gros calibre, le jeune homme de 26 ans était froidement exécuté.

Selon les enquêteurs, ces sanglantes mises en garde auraient pour objectif la récupération de deux points de vente, le rond-point de l'Obélisque et la cité Bengale, acquis à La Soude... après une précédente guerre contre La Cayolle.

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