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dimanche, 21 octobre 2012

17 octobre 1961: La falsification de l'histoire au service de la haine anti française !

La prétendue "repression sanglante" du 17 octobre 1961 par Bernard LUGAN

Merci à Hubert

 

Cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, par le biais d’une machination particulièrement bien orchestrée, policiers, gendarmes mobiles, CRS et Harkis engagés le 17 octobre 1961 à Paris dans une opération de maintien de l’ordre, sont devenus des agresseurs accusés d’avoir massacré 300 manifestants algériens, d’en avoir jeté des dizaines à la Seine et d’en avoir blessé 2300.

Tous les ans depuis 1991, ceux que le FLN désigne sous le nom de « Frères des Frères », organisent à grand renfort médiatique une cérémonie à la mémoire des « Martyrs Algériens » du 17 octobre 1961. Au mois d’octobre 2000, les « Frères des Frères » ont créé l’ « Association 1961 contre l’oubli ».

Cette année, la commémoration a pris un éclat particulier avec la présence du candidat socialiste aux futures élections présidentielles lequel a lancé une rose rouge à la Seine en mémoire des manifestants qui y auraient été noyés…

Or, contrairement à ce qui est affirmé par des médias dont l’inculture est à l’égal de l’esprit partisan, le 17 octobre 1961, il n’y eut pas de massacre d’Algériens à Paris.

Revenons aux faits. Nous sommes en pleine guerre d’Algérie et le FLN qui cherche à prendre le contrôle de la communauté algérienne vivant en France organise une manifestation surprise et clandestine devant converger vers la Place de la Concorde et l’Elysée afin de montrer sa force et pour peser sur les pourparlers de paix qui ont lieu à Evian.

Assaillis de toutes parts, les 1300 hommes des forces de l’ordre rassemblés en urgence, et non 7000 comme cela est toujours dit, firent preuve d’un grand sang-froid et d’un immense professionnalisme se traduisant par un bilan des pertes « modéré » dans de telles circonstances.

Contre les affirmations des complices du FLN et des auteurs militants, les archives de l’Institut Médico-légal de Paris, la Morgue, sont pleines d’enseignements. Le Graphique des entrées de corps « N.A »

(Nord-africains) par jour. Octobre 1961, nous apprend ainsi que du 1° au 30 octobre 1961, 90 corps de « NA », Nord-africains selon la terminologie officielle de l’époque, sont entrés à l’Institut médico-légal, la plupart étant d’ailleurs des victimes du FLN…

Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un soi-disant massacre, l’Institut Médico-légal n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ». Et pour cause, le 17 octobre 1961, de 19h30 à 23 heures, une seule victime fut à déplorer dans le périmètre de la manifestation, et ce ne fut pas un Algérien, mais un Français nommé Guy Chevallier, tué vers 21h devant le cinéma REX, crâne fracassé et dont rien ne permet de dire que ce fut par la police. En dehors du périmètre de la manifestation « seuls » 2 morts furent à déplorer, Abdelkader Déroues tué par balle et retrouvé à Puteaux et Lamara Achenoune étranglé gisant dans une camionnette, également à Puteaux.

Certes, nous dit-on, mais les morts ont été déposés à la morgue les jours suivants. Or, et une fois encore, ce n’est pas ce qu’indiquent les archives de l’IML car, entre le 18 et le 21 octobre, seuls 4 cadavres de « NA » (Nord-africains) furent admis à la Morgue :

- le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.

- le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.

- le 21 octobre Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Soit du 17 au 21 octobre, 7 morts, dont deux seulement peuvent être imputés aux forces de police. Nous voilà bien loin des 300 morts avancés par certains… Ces chiffres prennent toute leur signification si nous nous reportons au début du mois d’octobre. Ainsi, entre le 1er et le 3 octobre, 24 corps de « N.A » entrèrent à l’IML, victimes de la guerre inexpiable que le FLN menait contre ses opposants partisans de l’Algérie française ou du MNA de Messali Hadj. Pour mémoire, de janvier 1955 au 1er juillet 1962, les tueurs du FLN assassinèrent en France métropolitaine 6000 Algériens et en blessèrent 9000.

Pour mémoire encore, le 26 mars 1962, devant la Grande Poste de la rue d’Isly à Alger, les forces de l’ordre ne firent pas preuve de la même retenue que le 17 octobre à Paris quand elles ouvrirent directement le feu sur une foule de civils français non armés, faisant entre 70 et 80 morts et 150 blessés.

Sur ces victimes, réelles celles-là, la mémoire sélective a jeté le voile de l’oubli.

 

Bernard Lugan

18/10/2011

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Commentaires

Personne n’a à s’excuser de l’histoire de son pays


L’histoire appartient aux hommes, mais ce ne sont que certains d'entre eux qui l'écrivent, et depuis le 19e siècle s'est développé lentement « l'histoire scientifique » qui s'attache à relater avec objectivité les faits dont les historiens ont connaissance pour la mettre à disposition des hommes afin qu'ils se trouvent des repères pour forger leur avenir.

Or depuis l'écroulement de « l'idéal communiste », s'est développée la pensée unique néo-libérale qui impose son diktat et ne nourrit plus le débat d'idées en ayant vite épuisé le facteur d'espérance qu'elle offrait, dans son opposition au bloc communiste... C'est comme si nous étions entrés dans une nasse d'où ne se perçoit aucune sortie, alors nous tournons sur nous-mêmes, nous finissons par ne plus avoir confiance en ceux qui nous promettent une sortie qu'eux-mêmes ignorent ou pour laquelle ils n'ont qu'une idée erronée. Alors nous cherchons des sujets qui nous motivent, car pour agir nous avons besoin de motivations, et dans ces conditions nous avons vu trois thèmes se développer.

Le « sécuritarisme », le « sportisme » et la « victimisation », chacun d'eux ayant un sens et une finalité nécessaire sont devenus des « quasi-idéologies » en remplacement de la pauvreté du débat politique qui n’est plus qu’un ramassis des comportements les moins vertueux de certains d’entre eux, que l’effet loupe médiatique fait rejaillir sur l’ensemble, dont nous avons entendu les propositions de moralisation durant la campagne, comme s’il était impossible à chacun d’entre nous de comprendre que dans toute organisation il y a des acteurs qui contreviennent aux droits et principes, mais si c’étaient tous, nos organisations ne fonctionneraient pas.
Dans cette ambiance qui est entretenue médiatiquement parce qu'elle nourrit l’information, il va de soi que des rancœurs voient le jour, que chacun se positionne comme un Monsieur Propre qui lave même à l’intérieur des nœuds, et il est bien évident que l’histoire devient un fournisseur privilégié pour ceux qui s’opposent, faute d’avoir une espérance lisible pour l’avenir. Les lois mémorielles et cette idée saugrenue d’excuse au peuple algérien sont des caches misères d’un mal plus profond d’un monde sans espérance.

Chaque nation doit assumer son histoire, et personne n’a d’excuse à faire à personne, l’on ne revisite pas l’histoire à l’aune des valeurs d’aujourd’hui. Ceux qui ont conquis l’Amérique se pensaient des civilisateurs, vous n’allez pas leur demander aujourd’hui de reconnaitre qu’ils étaient des génocidaires, ils sont tous morts. L’occident colonisateur voulaient apporter la paix et la prospérité au monde, vous n’allez pas leur dire qu’ils n'étaient que des obscurantistes assoiffés de puissance, il en était de même pour l’Islam conquérant.

Quels sont ceux d’aujourd’hui qui sont habilités à mettre sur la balance de l’histoire les bonnes ou mauvaises actions. Comme si notre aujourd’hui aurait pu exister sans toutes deux. Personne n’a donc à s’excuser du déroulement de l’existence, mais à l’assumer. Ce serait un peu long de vous expliquer que nous n’en sommes même pas responsable car nous ne serons jamais des dieux, c’est bien pour cela que l’assumer c’est déjà pas mal.

Pour autant les actes répréhensibles commis au nom de la gouvernance doivent mettre en cause ceux qui les ont élaboré, conduit et exécuté et non pas le peuple, même s’il en est complice par soutien, veulerie ou soumission, sinon il faut appeler la planète prison.

De plus au nom de quoi et de qui un président peut-il engager ainsi la pensée de la France, comme l’avait fait Chirac avec la collaboration. Je n’ai ni collaboré ni massacré et je n’ai à m’excuser de rien, mais j’assume en tant que citoyen français l’histoire bonne ou mauvaise de ceux qui m’ont précédé, et çà s’arrête là.

Écrit par : BRADLEY | dimanche, 21 octobre 2012

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