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mardi, 16 octobre 2012

Le sergent Mennucci à un gros appétit !

Le Point.fr - Publié le 15/10/2012

Le député-maire du premier secteur de Marseille rêve de devenir maire en 2014. Il déclare la guerre au patron PS des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.

Patrick Mennucci.

Patrick Mennucci. © Christophe Morin / IP3 Press / Maxppp

 

 

Le Point.fr : Êtes-vous candidat à la mairie de Marseille ?

Patrick Mennucci : La mairie de Marseille, j'en ai envie, j'ai donc envie d'être candidat à la mairie de Marseille. Je suis intellectuellement et politiquement prêt. Je sens un désir des Marseillais. J'ai fait des résultats aux législatives très importants, qui vont bien au-delà de mon camp. Je sens qu'il y a une possibilité, mais je ne pourrai être maire que s'il y a un rassemblement des socialistes. Et pour assurer ce rassemblement, il faut une primaire. Par ailleurs, il ne faut pas que la désignation du candidat soit entachée de manoeuvres à l'intérieur du parti. Or, aujourd'hui, le parti n'est pas en situation de désigner un candidat en son sein, il y a encore des problèmes. Enfin, l'actuel maire UMP, Jean-Claude Gaudin, fera tout pour exacerber les divisions des socialistes, donc, la primaire est décisive.

Quels sont les problèmes qui subsistent au sein du PS marseillais ?

Les forces obscures de Jean-Noël Guérini (président du conseil général des Bouches-du-Rhône, en délicatesse avec la justice, NDLR) sont encore à la manoeuvre. Il a dit qu'il s'éloignait de la vie politique, or; il continue à manoeuvrer à l'intérieur de la fédération pour imposer ses vues, contrôler la désignation sur l'élection municipale et assurer sa réélection au conseil général et au Sénat. Alors, évidemment, il ne veut pas de primaire, puisque, son rêve, c'est d'être le grand électeur de l'élection municipale. Mais le PS va s'en mêler. Dans les statuts qui seront votés au congrès de Toulouse (dernier week-end d'octobre, NDLR), il y aura la possibilité de faire des primaires au niveau local. Le MoDem marseillais propose déjà de participer à des élections avec nous. On peut supposer la participation d'Europe Écologie-Les Verts et du Parti communiste.

Jean-Noël Guérini vous accuse d'avoir bénéficié d'un emploi fictif à la Compagnie nationale du Rhône de novembre 2010 à juin 2011. Qu'en est-il ?

C'est un garçon qui cherche à me nuire par tous les moyens, parce qu'il sait qu'il n'y a pas de possibilité de passer des accords avec moi pour son avenir propre. Alors, il se répand partout en disant que, lui vivant, je ne serai jamais maire de Marseille. Pour la Compagnie nationale du Rhône, il a demandé au conseil de surveillance ce qu'il en était et il a reçu les explications.

Quelles sont les priorités pour Marseille 2014 ?

D'abord, la construction de la métropole marseillaise. Marseille est une ville très isolée, très pauvre. 28 % des gens vivent sous le seuil de pauvreté, c'est la ville où il y a le plus d'échecs scolaires en France. Tous les critères de la précarité sont au rouge. On ne peut pas s'en sortir si on continue à vivre entre nos collines. Il faut donc être capable de créer un territoire à la dimension de l'Europe et de la Méditerranée. Il faut mettre Marseille dans une situation de développement, notamment au niveau des transports en commun, où la situation est terrible.

Entre la guerre des gangs et l'affaire de la BAC, la ville défraie la chronique des faits divers. La réponse du gouvernement est-elle adaptée ?

Oui, le gouvernement est sur la bonne voie pour aider Marseille. Le pouvoir central a compris qu'on ne peut pas laisser la cité dériver ainsi, parce que cela pourrait coûter très cher à la France d'avoir une ville isolée du reste du pays. Avec l'interministériel du 6 septembre, c'est la première fois qu'un gouvernement se penche réellement sur la situation marseillaise. Il le fait en structurant une proposition, la création de la métropole, mais il n'y aura pas de relance ni de développement économique sans recours à la sécurité. Et là, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'investit énormément, même s'il hérite d'une situation compliquée, notamment avec l'affaire de la BAC. Il est venu quatre fois et il met le paquet au niveau des effectifs et de la volonté qu'il affiche.

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