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lundi, 15 octobre 2012

Gaudin accélère le processus d'islamisation de Marseille !

Marseille : les cités préparent leur mosquée

 

La grande mosquée est au point mort mais de petits édifices doivent pousser. Un soulagement pour les musulmans

Publié le lundi 15 octobre 2012 laprovence.com

MERCI A ZOE

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Les Cèdres bondée, la Busserine bondée, Frais Vallon bondée... On pourrait rajouter des cités sur la liste des mosquées qui débordent lors de la grande prière. Contrairement à ce que l'on croit, la prière de rue à Marseille n'est pas qu'une affaire de centre-ville. 

C'est surtout une affaire de cités. Dans les 13e, 14e et 15e, il faut se serrer dans de petites salles, qui appartiennent souvent aux bailleurs, pour le grand rendez-vous du vendredi. Et il faut aussi étaler des tapis à l'extérieur pour que tous les fidèles puissent écouter le prêche. Sur les 200 000 musulmans que compte la ville, guère plus de 10 % se rendent à la prière. Mais c'est encore trop pour les places proposées dans la demi-douzaine de mosquées (Malaval, Marché aux Puces, Viala etc...) et les 60 salles de prières de la ville.

La grande mosquée de Saint-Louis (15e), sur le site des anciens abattoirs, pourrait permettre de régler en partie - et en partie seulement - ce problème de sous-capacité (voir par ailleurs). Mais des lieux de culte, dignes de ce nom, s'imposent désormais dans certaines cités (des quartiers nord essentiellement) où les musulmans constituent près de 80 %, voire plus, de la population.

Les collectivités et le Grand projet de ville (GPV) ont décidé de tendre la main aux associations cultuelles. Ainsi le maire de Marseille qui, lors du conseil municipal, a fait voter "le principe de mise à disposition par bail emphytéotique administratif d'une parcelle de terrain au profit du collectif des musulmans du 14e". Autrement dit, les habitants du secteur Flamants-Picon-Busserine, soit le grand Saint-Barthélémy, devraient disposer d'un terrain à la rue Cade (sur d'anciens cours de tennis) pour construire leur mosquée.

"Cette décision pourrait mettre la machine en route, assure Abdel MalekBenlhassaniaprésident du collectif. L'idée est de construire une mosquée de 700 m² environ pour 1 500 personnes, sur une surfacede 1100 m²."

Non loin de là, à Malpassé (13e), c'est l'association de la Mosquée des Cèdres, présidée par Amar Messikh, qui attend son édifice cultuel. Un terrain a été désigné par le GPV et HMP, dans le cadre de la rénovation urbaine (Anru).

Plus spacieux et confortable

Un terrain un peu abrupt, c'est vrai, mais il semble faire le bonheur des musulmans qui ont déjà dessiné le futur bâtiment et font circuler les images de synthèse pour montrer que ce projet est tout ce qu'il y a de plus sérieux. Outre les Cèdres et la Busserine, c'est le Plan d'Aou (15e), la cité du célèbre rappeur marseillais, Soprano, qui doit voir pousser une mosquée. Elle regroupera les trois salles de prières actuelles, appartenant aux communautés turque, comorienne et maghrébine, situées dans un immeuble de logements sociaux.

Un peu plus haut, la Solidarité (15e) devrait disposer aussi de sa mosquée dans le cadre d'une collaboration avec la Phocéenne. Enfin, Félix Pyat (3e) verra apparaître une nouvelle mosquée qui sera située à la rue Gaillard où existe une... mosquée. Mais le futur bâtiment sera évidemment plus spacieux et confortable.

Quant à la question du financement, comme pour la future grande mosquée, tous ces édifices seront payés par des dons. "Il faudra que les associations aient au moins10 % du montant global pour pouvoir commencer", précise-t-on en mairie.

L'appel aux dons a d'ailleurs déjà débuté, à Malpassé notamment, comme le faisait remarquer Martine Vassal, adjointe au maire en charge des emplacements, lors de la célébration de l'Aïd-el-fitr : "Les baux emphytéotiques ne seront signés qu'avec les associations 1905 qui auront constitué un fond de trésorerie comme l'a fait la mosquée des Cèdres par exemple." 

Voilà une série de projets qui devrait donc apaiser bien des tensions dans les cités où les associations cultuelles n'ont souvent d'autre solution que d'utiliser des logements sociaux pour la prière. Une entorse à la réglementation bien mal vécue par les bailleurs sociaux qui, grâce aux collectivités, au GPV et, globalement, à la Rénovation urbaine, devraient s'enlever une belle épine du pied.

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