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dimanche, 30 septembre 2012

Camps de Roms: Après le démantèlement, la préservation !

Camp de Roms brûlé : l'État calme le jeu et reprend la main

 

laprovence.com 30/9/12

 

À Marseille, les autorités renforcent les surveillances près des camps


 

Comment pouvait-il en être autrement ? Après le torrent de commentaires suscités par l'évacuation du camp de Roms de la cité des Créneaux (15e), par les habitants eux-mêmes, jeudi soir (notre édition de vendredi), les autorités ont décidé de reprendre la main, afin de ne pas laisser la situation s'aggraver encore. Plus que les faits eux-mêmes, ce sont bien la symbolique de l'opération et le message négatif qu'ils ont transmis au reste de la population qui ont inquiété les pouvoirs publics.

D'autant qu'une partie de la classe politique et certaines associations n'ont pas hésité à rajouter des tensions. Un contexte particulièrement tendu qui a d'abord poussé Hugues Parant, le préfet de région, à rédiger plusieurs communiqués, vendredi, jusque tard dans la soirée, rappelant que "l'incitation à l'autodéfense, pas plus que celle qui consiste à substituer la force au droit, ne sont acceptables dans la République".

La préfecture indiquait également que "dans ce contexte, le préfet de police de Marseille et du département a demandé aux forces de l'ordre de redoubler de vigilance sur l'ensemble du territoire des Bouches-du-Rhône pour veiller à ce que la situation aux abords des campements en instance d'évacuation ne dégénère pas".

Hier, les intempéries qui se sont abattues sur la ville, ont sans doute refroidi toute tentative de mobilisation contre d'autres camps de Roms de Marseille. Une trentaine serait actuellement dénombrée dans l'agglomération. Plusieurs patrouilles de police devaient surveiller tout début de débordement sur les sites où des tensions se sont déjà produites.

Signe que la situation demeurait extrêmement préoccupante, même pour le ministère de l'Intérieur, Manuel Valls indiquait que "dans un État de droit, seuls les policiers et les gendarmes sont habilités à recourir à l'usage de la contrainte" et qu'il appartenait "à chacun et en premier lieu aux responsables politiques locaux et nationaux, de n'instrumentaliser aucune situation". Hier soir, malgré ces appels, le Front de Gauche et Europe Ecologie Les Verts ont de nouveau fustigé la réaction des habitants. Le parti de Jean-Luc Mélenchon a notamment réclamé "l'ouverture d'une enquête".

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