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jeudi, 27 septembre 2012

La gauche sarkozyste: Cumuler toujours plus pour gagner plus !

Non-cumul : des députés récalcitrants, des sénateurs qui jouent la montre


Alors qu'une loi sur le non-cumul des mandats parlementaires et exécutifs locaux est en préparation pour 2013, le PS aimerait donner l'exemple dès la fin de ce mois

Publié le mercredi 26 septembre 2012  laprovence.com

 

 

Neuf sur douze. En comptant dans leurs rangs 75 % de "cumulards", à des degrés divers, certes, les parlementaires socialistes des Bouches-du-Rhône sont dans la moyenne nationale. L'UMP départementale pourra en rire, seuls trois de ses neufs députés et sénateurs ayant aussi des mandats exécutifs locaux. Le ratio était plus important avant les défaites du printemps 2012 et les postes de vice-présidents ne leur sont attribués que de façon parcimonieuse par des assemblées locales essentiellement à gauche. En outre, trois députés marseillais sont aussi maires de secteur, mais cela n'entre pas dans le cadre des mandats éxécutifs visés par la future loi.

Une bonne nouvelle pour certains parlementaires de gauche qui cumulent déjà d'autres responsabilités. Ainsi Patrick Mennucci. Le député-maire des 1er-7e a toutefois donné en partie l'exemple en démissionnant dès juin de sa vice-présidence de Région. "Nous nous sommes engagés et ce n'est pas joli-joli de ne pas suivre cela d'effets," souligne-t-il, évoquant un engagement signé par tous les parlementaires socialistes. Mais celui qui est aussi vice-président à la communauté urbaine MPM défend les copains récalcitrants. "La vraie question qui se pose est celle du statut de l'élu. Ne garder qu'un mandat pose la question de l'argent. Si tout le monde gagnait pareil avec un mandat unique, il n'y aurait aucun souci."

"Il m'est arrivé de ne pas être député et j'avais alors du mal à me faire entendre à Paris"

Vincent Burroni ne dira pas le contraire. Élu député en juin, le maire de Châteauneuf-les-Martigues a délaissé le Conseil général. Mais tient à sa mairie. "Je me plierai à une loi quand elle sortira, dit-il. Mais je trouve dommage de sacrifier des années de travail de proximité pour des doctrines à la mode. C'est bien de vouloir laver plus blanc que blanc, mais on laisse aussi la droite préparer la succession pour 2014." L'argument est défendu par d'autres, dont Jean-David Ciot. Le député-maire du Puy-Ste-Réparade, vice-président de la communauté du Pays d'Aix juge qu'il "est plus simple de défendre son territoire à Paris lorsqu'on y est directement impliqué. Je me plierai à la loi mais, en attendant, cela mérite réfléxion." Même analyse chez Michel Vauzelle. "Je suis contre le cumul des mandats, assure le député arlésien, président du Conseil régional "prêt à jouer le jeu. Mais la tradition républicaine française considère qu'un élu a besoin d'être implanté localement pour élaborer des lois. Il m'est arrivé de ne pas être député et j'avais alors du mal à me faire entendre à Paris."

Le discours est similaire chez les sénateurs. Eux ont en réalité jusqu'au renouvèlement de leur mandat en 2014 pour se mettre en conformité avec les statuts du PS votés par les militants et la future loi. Mais ne restent pas forcément inactifs. Roland Povinelli, sénateur-maire d'Allauch, vient ainsi de déposer une proposition de loi visant à réformer le statut de l'élu. Autant anticiper.

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