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mercredi, 26 septembre 2012

Les Qataris au chevet du djihad et des banlieues "françaises"

 

Reportage d'LCM et réaction de Stéphane RAVIER à partir de la première minute:

http://www.lcm.fr/fr/emissions/id-4-le-journal-de-19h30

 

Quant à La Pravda ou La Provence, ne cherchez pas la réaction du Front National, pour la rédaction de ce canard de plus en plus boiteux, le Front National n'existe plus ! ndlr.


Marseille : qui veut gagner les millions du fonds qatari ?



 

Publié le mercredi 26 septembre 2012 laprovence.com

 

Manne providentielle ou cadeau empoisonné ? Les élus s'interrogent

 

 

Et soudain, l'argent coula à flot vers les banlieues françaises... La somme initiale allouée par le fonds qatari devait être de 50 millions d'euros. Lundi, le gouvernement a surenchéri en doublant la mise. Hier, le montant d'1 milliard d'euros supplémentaire était même évoqué pour l'économie française dans son ensemble, Chiffre qui n'a pas été officiellement démenti. Qui dit mieux ?

Si pour l'heure, on ignore tout des modalités de ce dispositif, nul doute que les secteurs défavorisés de Marseille, sous le feu des projecteurs ces temps-ci, bénéficieront prioritairement de la manne."Tant mieux si le Qatar, en pleine expansion économique, peut aider à valoriser les talents de nos quartiers qui se heurtent à la frilosité des banques", estime Houaria Hadj-Chick, élue Front de Gauche chargée du développement dans les 13e et 14e arr.

Préférence pour des fonds nationaux voire européens

Cet argent pour les banlieues, c'est un peu à elle qu'on le doit. En novembre dernier, la Marseillaise a fait partie de la délégation de l'Aneld (Association des élus de la diversité) partie à Doha pour "vendre" les projets des quartiers à son altesse l'émir Cheick Hamad bin Khalifa Al Thani. Aujourd'hui, elle balaie la polémique "certains fantasment sur un risque de dérive communautariste, voire d'une infiltration islamiste de nos cités, mais il ne s'agit que d'un investissement comme le Qatar en réalise beaucoup en France ! Pour créer des entreprises et des emplois, pas des mosquées !"

À Marseille pourtant, la plupart des élus des secteurs concernés regardent cet argent comme un cadeau... empoisonné. Guy Teissier, député-maire UMP des 9e et 10e arr. y est farouchement hostile : "L'idée même de faire financer des politiques publiques par un État étranger quel qu'il soit remet en cause l'indépendance de la France." Rappelant le principe du "qui paye commande", l'élu s'inquiète des "contreparties" exigibles par le Qatar. "Si l'on veut trouver de l'argent pour les banlieues, d'autres sources de financements existent : les fonds européens par exemple, sont très mal mobilisés à Marseille."

Les élus des quartiers Nord ne se montrent pas moins circonspects. "Il serait malvenu de cracher sur de l'argent pour les cités", admet Samia Ghali, maire des 15e et 16e arr. La sénatrice PS estime cependant que"c'est à l'Etat français d'investir pour les banlieues". Aussi, appelle-t-elle le gouvernement à la plus grande vigilance : "il faut cadrer ce dispositif, en préciser les modalités : déterminer quelle entreprise pourra en bénéficier et à quelles conditions".

"Une aumône"

Des questions, Garo Hovspian s'en pose lui aussi : "Comment sera alloué l'argent ? Qui choisir comme projets ? Y aura-t-il des contreparties ? S'agira-t-il de don, de prêts, d'aide à l'emprunt ?" Pour le maire PS des 13e et 14e arr., " le gouvernement doit conserver la totale maîtrise". Il en va de la cohésion sociale : "le Qatar ne peut pas s'afficher comme le bienfaiteur des cités..." Les dollars du Qatar ? "Une aumône et un recul sur la laïcité" tranche le conseiller régional et municipal communiste Jean-Marc Coppola, pour qui la générosité du mécène qatari cache une "offensive économique et idéologique" de la part d'un "contre-modèle de démocratie qui méprise les droits des femmes et la liberté d'expression".

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Car au final, l'aide qatari sera-t-elle vraiment efficace ? "L'argent ne fait pas tout", témoigne PlanetAdam, une association qui accompagne et finance les projets dans les quartiers Nord : 260 micro entreprises créées depuis 2007. "Ce qui manque aux entrepreneurs, c'est moins les prêts bancaires que le conseil, la formation, le suivi", explique Salah Tachoukaft. Bien cadrés, les fonds qataris pourraient cependant jouer un rôle moteur : "montrer aux habitants qu'ils ont de la valeur puisqu'on s'intéresse à eux, cela peut créer une dynamique. La confiance, c'est fondamental en matière économique."

 

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