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mardi, 25 septembre 2012

Pendant ce temps aux Micocouliers, le trafic continue...

Marseille : la guerre des Micocouliers révèle

son dernier secret

 


 

Publié le samedi 22 septembre 2012 laprovence.fr

 

La P J arrête le commanditaire présumé du triple homicide des Pennes

 

Le soir de Noël 2011, Sonny, Mohamed et Nouri, pas encore 20 ans, étaient retrouvés carbonisés dans une voiture, aux Pennes-Mirabeau. Une exécution, dans la jeune tradition du banditisme de cité. Les trois garçons étaient soupçonnés d'être à la tête du réseau de drogue de la cité Les Micocouliers à Marseille (14e). Après avoir arrêté ceux qu'elle considère comme les deux auteurs des assassinats, le 25 juillet dernier, la brigade criminelle de la police judiciaire vient de mettre la main sur le commanditaire présumé de cette tuerie, surnommé Samy. Il s'agit d'un garçon à peine plus âgé que les victimes, qui aurait agi en représailles. Fin décembre, quelques jours après les faits, nous avions déjà publié la chronologie criminelle qui avait conduit au triple homicide.

Une succession de prises de pouvoir et de règlements de comptes tous liés aux très juteux bénéfices du point de vente des Micocouliers, considérés comme l'un des plus rémunérateurs de la ville. Selon plusieurs sources, ceux qui le dirigeaient pouvaient engranger jusqu'à 30 000 € quotidiens. Nous avions également dévoilé le profil de Samy, celui qui semblait se cacher derrière la tuerie.

Un jeune homme blessé lors d'une première fusillade, le 8 septembre 2011. Originaire de la cité, lui avait déjà pris la main sur le trafic, dès 2009. Avec un groupe de jeunes loups, il s'était imposé sur Kader Berouag, qui avait été éliminé, le 28 juin. Le père de Berouag, Nadir avait alors promis de venger son fils. Il avait tué à son tour Nabil, un proche de Samy, le 19 septembre

Les précédents assassinats enfin résolus

La réplique avait sonné le 28 mai 2010. Le père était à son tour tombé sous les balles d'une kalachnikov dans sa voiture. Si le sang coulait déjà à flot autour de la cité des Micocouliers, tout allait encore s'accélérer dès le 8 septembre 2011. Sonny et ses amis ont alors vraisemblablement conclu un pacte selon lequel ils allaient désormais s'imposer sur Samy. Pour asseoir leur légitimité et s'approprier le trafic, ils allaient devoir le liquider. Sonny aurait alors pris les devants. Mais, touché de trois balles au bras, à l'abdomen et à la jambe, Samy avait survécu. Dès lors, les jours des nouveaux "boss" des Micocouliers étaient comptés.

Même si Samy avait préféré prendre le large et abandonner son marché à Sonny et ses proches, il conservait évidemment une haine tenace. Jusqu'à ce 25 décembre 2011 et la fin tragique des trois garçons. Depuis, la PJ suivait de très près les allers et venues du suspect, qui restait très prudent. Jusqu'à ce que la Brigade de recherche et d'intervention ne finisse par passer à l'action, mercredi à Calas, où Samy s'était sans doute mis au vert, d'autant plus depuis l'arrestation, en juillet, des frères Laribi, soupçonnés d'avoir mis son plan à exécution.

L'homme, arrêté dans le calme, se trouve depuis en garde à vue. Il devait être déféré ce matin devant le parquet en vue de sa mise en examen et son incarcération. Pour la PJ, ce dernier épisode pourrait permettre de résoudre, en cascade, les précédents assassinats qui ont déjà ravagé les Micocouliers.

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Commentaires

Je crois que je m'y ferai jamais. La couleur verte ressort bien dans l'article...

Actualité très riche mais je m'arrête sur l'intervention de Marion à l'Assemblée. En entendant ses arguments et en mesurant le mépris qu'ils inspirent, on ne peut que voter front national.
http://www.nationspresse.info/?p=187897

Écrit par : simianais | mercredi, 26 septembre 2012

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