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dimanche, 23 septembre 2012

Marine propose, l'UMPS explose, les Français applaudissent

Le Point.fr - Publié le 23/09/2012 à 17:41 - Modifié le 23/09/2012 

La dirigeante d'extrême droite a clôturé l'université d'été du FN par un réquisitoire contre la présidence de François Hollande.

Marine Le Pen a prononcé dimanche un réquisitoire contre la présidence "normale" de François Hollande et de l'Union européenne pour clôturer l'université d'été du FN, marquée par ses propos en faveur d'une interdiction du voile et la kippa dans la rue.

"Vous, président de la République"..., celle qui se veut "première opposante" a repris et retourné la formule de François Hollande qui avait fait mouche lors de son duel face à Nicolas Sarkozy. L'ancien champion de la droite de même que Jean-François Copé et François Fillon ont, eux, été renvoyés au "passé". "Vous, président de la République, vous n'avez rien renégocié au traité funeste rédigé par Nicolas Sarkozy sous la dictée de Mme Merkel", "vous vous accommodez du chômage de masse", "vous refusez les protections dont la France a besoin", "vous avez mis vos pas dans ceux de vos prédécesseurs, poursuivant une immigration de masse", a énuméré la dirigeante d'extrême droite.

Référendum

"Vous avez remplacé la grande finance de droite par la grande finance de gauche", a-t-elle poursuivi, avant de qualifier François Hollande, en chute dans les sondages, de "président dramatiquement normal". Et "la normalité, depuis 30 ans, consiste à prendre ses ordres à Berlin, à Washington, ou à Goldman Sachs", a ajouté la présidente du FN. Puis elle s'est concentrée sur l'une de ses principales cibles actuellement, le traité budgétaire européen, synonyme pour elle d'"hyper-austérité" et de perte de "souveraineté budgétaire".

"Oui, M. Hollande, vous devez organiser un référendum, vous n'avez pas à passer au-dessus de la tête des Français qui sont votre souverain", a-t-elle lancé. Reprenant son credo protectionniste, elle a réclamé une nouvelle fois une sortie de l'euro, des droits de douane "ciblés", et des quotas d'importation. "La France n'a pas à prendre ses ordres auprès de commissaires européens qui ne dépendent pas du peuple, mais (...) de lobbys, de la finance du grand patronat, des banques", a-t-elle dit.

Tollé général

Si elle a pu de nouveau axer son discours sur l'économie et le social, le week-end restera marqué par la polémique née vendredi, après un entretien au Monde où Marine Le Pen s'est prononcée pour l'interdiction du voile musulman et de la kippa juive jusque dans la rue. Samedi, elle a ajouté la djellaba parmi ces interdits, jugés liberticides par l'ensemble de la classe politique. "Un déchaînement de la meute UMPS", a estimé la présidente du FN, qui veut croire que l'opinion lui sera favorable. "De plus en plus de femmes souvent contraintes par la pression physique ou psychologique des fascistes vertsdécident d'arborer le voile comme de plus en plus d'hommes portent la djellaba", a-t-elle de nouveau lancé dimanche.

Le tollé général aura sans aucun doute permis de rallumer les projecteurs autour du FN, un exercice que le parti d'extrême droite maîtrise depuis bien longtemps. Reste que cette mesure-choc a semblé surprendre jusque chez les alliés de Marine Le Pen, dont certains, sans faire de critique ouverte, ont laissé percevoir des réserves. "La kippa ne me pose pas de problème", avait déclaré dès vendredi le député Gilbert Collard, un argument repris par Marine Le Pen le lendemain, qui a du coup clairement visé l'islam. "Difficilement applicable", a aussi jugé Bruno Gollnisch, tandis que Jean-Marie Le Pen a trouvé que ce n'était "pas un problème essentiel".

Dimanche, le souverainiste Paul-Marie Coûteaux a, lui, mis en garde contre le "piège" de la laïcité, se déclarant ensuite pour "la préférence chrétienne" et appelant à ne "(pas mettre) sur un même pied d'égalité la tradition musulmane". Quant à la vice-présidente du FN, Marie-Christine Arnautu, elle arborait une croix catholique bien visible lors d'une intervention à la tribune dans la matinée, à l'instar de militants présents à La Baule.

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