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dimanche, 16 septembre 2012

Traité budgétaire européiste: se coucher ou agir, il faut choisir !

Le Point.fr - Publié le 14/09/2012 

La présidente du Front national a lancé, vendredi, sa campagne pour exiger un référendum sur le traité budgétaire européen.

Florian Philippot, vice-président du FN, et Marine Le Pen ont lancé vendredi une campagne pour exiger un référendum sur le traité budgétaire européen.

Florian Philippot, vice-président du FN, et Marine Le Pen ont lancé vendredi une campagne pour exiger un référendum sur le traité budgétaire européen. © Sipa

"Souverainistes français, unissons-nous !" Voilà en substance l'appel de Marine Le Pen, qui a donné vendredi le coup d'envoi de sa campagne contre le traité européen de discipline budgétaire. Pour le FN, c'est le gros dossier de la rentrée, puisque ce texte doit être voté fin octobre au Parlement par la droite et la majorité du PS. La présidente du FN prépare donc une opération de grande ampleur pour exiger du chef de l'État François Hollande que le traité européen soit soumis au vote des citoyens français par référendum. "Le président de la République sait pertinemment que, s'il organise la ratification du traité par référendum, il le perdra. Il effectue donc un viol démocratique !" s'exclame Marine Le Pen devant les journalistes réunis au siège du FN, à Nanterre. Et de reprendre : "François Hollande n'a pas mandat pour violer la démocratie et les valeurs qui sont les nôtres."

Le Front national promet une grosse opération de communication. Marine Le Pen a présenté une nouvelle affiche sur laquelle figurent une carte d'électeur et un slogan : "Traité européen : c'est à NOUS de décider ! Référendum !" Des milliers de cartes postales adressées à François Hollande au palais de l'Élysée seront bientôt distribuées dans tout l'Hexagone. Posant ostensiblement devant caméras et appareils photo, Marine Le Pen a signé la première carte postale, promettant de la poster dans la foulée. Une pétition est toujours en ligne sur Internet depuis juillet pour exiger un référendum. "Il y a déjà 21 000 signataires", s'est réjouie la présidente du parti frontiste. À partir du 24 septembre, cette dernière entamera une série de déplacements symboliques pour alerter les Français sur la "perte de la souveraineté de la France" et dénoncer "le règne des banques et des groupes financiers".

Le chiffon rouge du "fédéralisme européen"

En cette rentrée, la députée européenne réfute tout "coup politique". "C'est une campagne de long terme. Nous voulons forcer au débat sur ce traité européen. Cette règle d'or n'agira en rien pour réduire les déficits, mais agira comme une chape de plomb. Il en va de notre souveraineté nationale : ce traité mettra la France sous tutelle budgétaire !" martèle-t-elle. Dans les prochains mois, le FN se voit comme le "fer de lance contre le coup d'État européen". 

Marine Le Pen veut s'emparer de la question de l'Union européenne pour élargir l'assise de son parti qui a obtenu le score historique de 17,9 % des voix au premier tour de la présidentielle. L'objectif ? Capter pêle-mêle les électeurs UMP, les souverainistes et les eurosceptiques, puisque les huiles de l'UMP ont annoncé qu'elles voteraient en faveur du traité budgétaire européen. Pour cela, le FN agite le chiffon rouge du "fédéralisme européen" qui préfigure des abandons de souveraineté. "Le peuple français doit partir au combat, car ils sont en train de mettre en oeuvre le fédéralisme européen", alerte Marine Le Pen. Le chef de la Commission européenne José Manuel Barroso n'a-t-il pas dit lui-même mercredi qu'il fallait aller vers "une fédération d'États-nations" ? Et la chancelière allemande Angela Merkel ne plaide-t-elle pas depuis longtemps pour une révision en profondeur des traités européens ? Pour toutes ces raisons, le FN est convaincu d'avoir le bon angle d'attaque. "Je ferai tomber les masques de cette fausse opposition qu'est l'UMP", rugit encore la députée européenne, qui s'est autoproclamée "leader de l'opposition" à François Hollande. Mais cela n'inquiète pas pour autant le secrétaire général du parti de droite Jean-François Copé. "Sur l'Europe, les plaies de la droite sont cicatrisées. Et puis la prospérité du FN est artificielle", a-t-il réagi vendredi devant quelques journalistes.

Le Pen prête à discuter avec Dupont-Aignan

Pour rassembler tous les souverainistes, Marine Le Pen se dit disposée à discuter avec Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la République. "La France est dans une situation si grave que le peuple a le devoir de se rassembler. Je me réjouis que Nicolas Dupont-Aignan se dise prêt à dialoguer", souffle-t-elle.

Les stratèges frontistes pensent aussi que les élections européennes pourraient jouer en leur faveur s'il y avait finalement une circonscription unique correspondant au territoire de l'UE au lieu des huit circonscriptions électorales françaises comme en 2009. Cette réforme est à l'étude, mais pas encore validée. "Si ce projet de réforme électorale aboutissait, cela nous permettrait de mener un débat d'ampleur nationale et de mobiliser massivement", note un conseiller de Marine Le Pen. La présidente du FN entend bien prospérer sur le dos de l'Europe.

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