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dimanche, 16 septembre 2012

Chronique ordinaire de la diversité criminelle

Marseille : mortelle extorsion de fonds

laprovence.com 15/09/12

 

 

Histoire d'un consommateur de drogue tombé dans un guet-apens


 

Youness Rhamani, 18 ans, c'était l'autre, le différent, celui qui venait d'ailleurs, le Parisien de service, natif d'Ivry-sur-Seine. Forcément, ils allaient spontanément ne pas l'aimer. Quand il est descendu de son TGV pour venir acheter un peu de résine de cannabis dans cette ville de Marseille qu'il ne connaissait pas, il a cru qu'il serait plus fort que les autres. Mais les autres lui ont tendu un guet-apens.

Ils l'ont conduit jusqu'aux Chartreux (4e), un quartier qu'ils connaissaient bien, et c'est là qu'on a retrouvé son corps inanimé, le 9 octobre 2008, au petit matin. Il présentait six plaies par arme blanche, dont l'une avait transpercé le coeur et causé une hémorragie forcément fatale. Youness ne s'était pas laissé faire. Ils voulaient juste lui prendre sa sacoche. Ils savaient qu'il y avait des sous à l'intérieur. Oh, pas grand-chose, juste 200 euros. 200 euros, est-ce donc le prix d'une vie ? Comme chaque matin, Jean-Luc est sorti promener son chien et c'est lui qui a trouvé le corps.

Ils étaient juste là pour voler son argent

D'après l'enquête, il ne portait pas de lésions de défense. La preuve que l'un le tenait, tandis que l'autre s'acharnait à coups de couteau. Ses agresseurs avaient vu en lui une proie facile à dépouiller, comme le plaidera Me Frédérique Léna, l'avocate de la famille, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. 

Jamais il ne fut vraiment question de lui vendre de la résine de cannabis. Ils étaient juste là pour lui voler son argent. Youness était un consommateur. C'est même pour cette raison qu'il les avait abordés, lors de leur première rencontre.

Sans doute ses agresseurs ne soupçonnaient-ils pas que la victime, défavorablement connue des services de police, se débattrait. Ses proches le savaient bagarreur, cherchant toujours à avoir le dernier mot. Il venait d'ailleurs de sortir d'un centre éducatif où il avait été placé sur décision de justice.

Moussa Touati, 35 ans, le meneur de cette triste histoire et sans conteste le plus actif, a été condamné par défaut à 20 ans de réclusion criminelle. La cour d'assises a toutefois requalifié les faits de meurtre en extorsion avec violences ayant entraîné la mort. Ses complices, Lamine Arbouz, 22 ans, et ***, 23 ans , assistés de Mes Philippe Jacquemin et Virgile Reynaud, ont respectivement écopé de 7 et 5 ans de prison.

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