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dimanche, 09 septembre 2012

Ecole dès 2 ans, des bus, et la L2 pour lutter contre le trafic de drogue: Un gouvernement sous le signe de la camisole !

L'éducation et les transports au coeur des priorités du gouvernement


 
 
Toute resemblance avec des membres du gouvernement Ayrault ne serait pas une simple coïncidence ! ndlr

 

L'école dès 2 ans dans les quartiers sensibles

L'éducation est la priorité affichée du gouvernement, et c'est donc Marseille qui servira de laboratoire à de nombreuses expérimentations. La plus forte des mesures annoncées hier par Jean-Marc Ayrault est sans conteste le développement de la scolarisation dès l'âge de 2 ans dans les zones prioritaires. Objectif dans ces quartiers : "scolariser en 5 ans un tiers des enfants de moins de 3 ans". Actuellement, ce taux atteint péniblement les 15 %.

L'école à 2 ans, bonne ou mauvaise idée ? Depuis des années, le débat fait rage au sein des enseignants, pédopsychiatres, psychologues et autres spécialistes de la petite enfance. L'école maternelle, qui est déjà une exception française, est-elle bénéfique aux tout-petits ? Une sociabilisation précoce facilite-t-elle les apprentissages ? En 2008, un rapport de l'Insee a montré que si les écoliers scolarisés dès 2 ans réussissent mieux en primaire, cet atout s'érode par la suite. Mais ce même rapport souligne que les enfants dont les parents vivent des minima sociaux "constituent une population particulièrement vulnérable au retard scolaire".

La scolarisation précoce apporte-t-elle une réponse adaptée ? Certains psychiatres, et même l'ex-Défenseure des Enfants Claire Brisset y sont farouchement opposés. "On prétend favoriser l'adaptation sociale des tout-petits en leur faisant vivre un déracinement, un abandon. On sépare l'enfant de son milieu familial alors qu'il est en train de tisser le maillage nécessaire à sa sécurité fondamentale", accuse la psychanalyse Danielle Dalloz, auteure d'un livre sur la question. Pour elle, la brutalité de la vie en collectivité "traumatise" les tout-petits avec des conséquences psychologiques durables. Et certains psychiatres mettent en garde contre le risque de voir se développer chez l'enfant une inhibition et même des conduites agressives...

Sur le terrain pourtant, de nombreux enseignants y sont favorables. "À 95 %, les enfants que j'ai eus à 2 ans réussissent dans leur scolarité", témoigne Christelle Villette, directrice de maternelle à Mallemort, du syndicat SNUIPP, favorable à cette mesure. "L'école à 2 ans peut être la meilleure ou la pire des choses", résume l'AGEM, une association d'enseignants de maternelle versée dans la pédagogie. Le pire, c'est"considérer l'école comme une nourrice gratis, avec des classes de 30 enfants où les petits sont perdus". Pour réussir, le gouvernement doit donc accorder d'importants moyens et notamment des enseignants formés. Quant aux locaux scolaires, Jean-Claude Gaudin a déclaré hier soir que la Ville ferait le nécessaire.

Une bonne nouvelle pour le tram nord-sud

Quel soutien l'État va-t-il apporter dans le domaine crucial des transports ? Hier, le Premier ministre a clairement laissé entendre qu'il y avait trop d'autorités organisatrices, dix au total, et qu'il était temps de simplifier le fonctionnement. On peut donc penser que le syndicat mixte des transports va être mis en route dans les BdR. Pour quels résultats ? "Les transports n'auraient qu'une seule tutelle, explique Christophe Masse, chargé de la voirie et des transports à MPM, qui permettrait par exemple de créer une seule billetterie et d'harmoniser les horaires dans le département." Mais l'aide de l'État doit aussi porter sur le BHNS et, surtout, le tramway.

En ce qui concerne, le futur "Bus à Haut Niveau de Service", trois lignes sont prévues l'an prochain: Château-Gombert - Saint-Jérôme, Castellane - Luminy et Capitaine Gèze - Saint-Antoine. "On peut considérer que le financement du BHNS est bouclé, grâce notamment au conseil général, qui a mis 250 M€ dans le cadre du Plan quinquennal et au Plan campus. Je pense que l'argent de l'État va surtout nous aider à la création du tram, sur la rue de Rome jusqu'à Castellane, puis l'extension vers le nord et le sud." Une ligne nord-sud dont il est beaucoup question, d'autant que la communauté urbaine doit lancer des études pour savoir si le projet est viable. Concrètement, côté sud, le tram (quand il aura atteint Castellane) doit "monter" jusqu'à la Rouvière, par Cantini, Schloesing et le boulevard Aubert. Côté nord, il est question de créer une extension au départ d'Arenc jusqu'au Lycée Saint-Exupéry à Saint-Louis, en passant par l'avenue Salengro, la rue de Lyon et le Chemin de la Madrague Ville. À l'arrivée, une ligne d'environ 15 km traverserait la ville du nord au sud. Et permettrait ainsi de désengorger des quartiers asphyxiés, notamment le 15e dont les bus 70 et 26 font partie des plus utilisés à Marseille. Question coût, on parle d'environ 100 M€. Combien l'État mettra-t-il sur la table ? Et quand ? En payant avant 2014, il donnerait un sacré coup de main au candidat socialiste à la mairie de Marseille.

 

N'hésitez pas à faire connaitre votre avis sur cette mauvaise plaisanterie gouvernementale  en participant à ce "vote":

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