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vendredi, 31 août 2012

La classe politique marseillaise s'exprime sur son oeuvre

Marseille, problème national

 


 

Publié le vendredi 31 août 2012 laprovence.com

 

Après un nouveau règlement de comptes et le coup de gueule de Samia Ghali dans La Provence, le gouvernement a convoqué pour le 6 septembre une réunion interministérielle sur la ville. Une première en France

 

Samia Ghali le concède en    souriant,"c'était surtout pour dire mon ras-le-bol que j'ai parlé de faire intervenir l'armée à Marseille. Je suis contente, j'ai gagné. J'ai eu ce que je voulais en obtenant cette réunion interministérielle." Ajoutée à un nouveau règlement de comptes mortel dans les quartiers Nord mercredi soir, la sortie de la sénatrice-maire PS des 15e-16e arrondissements dans La Provenced'hier a eu le mérite de déclencher un tsunami médiatique.

Négatif, dans un premier temps. "Il est hors de question que l'armée puisse répondre à ces drames et à ces crimes, a d'abord réagi Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur. Il n'y a pas d'ennemi intérieur à Marseille." Des propos relayés toute la journée d'hier. À droite, Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire de la ville, s'est empressé de dénoncer "l'irresponsabilité"des propos de Samia Ghali. "Le gouvernement socialiste semble dépassé par ces phénomènes grandissants de violences entre bandes organisées et ne veut pas voir une réalité qui s'aggrave tous les jours," pointe-t-il, décidé à ne pas laisser l'opposition grignoter une opinion dubitative à moins de deux ans des élections municipales. Même dureté de ton chez le député Guy Teissier, l'ancien président de la commission Défense à l'Assemblée nationale jugeant qu'une "structure militarisée du type DEA aux États-Unis serait plus à même de lutter contre ce fléau. Les militaires ne s'engagent pas pour cela."*

"L'arbre des trafics cache la forêt à Marseille"

À gauche, les critiques ont fusé également. Seul Patrick Mennucci, député-maire des 1er-7e, a apporté son"soutien aux analyses sur le glissement de quelques cités de Marseille". Les autres élus marseillais, Eugène Caselli en tête, estiment que "nous ne sommes pas en situation insurrectionnelle. Pourquoi pas le couvre-feu tant que nous y sommes ?" En revanche, le président de la Communauté urbaine applaudit l'idée d'une réunion interministérielle le 6 septembre sur l'épineuse question marseillaise. "Elle est essentielle. Nous étions beaucoup à la souhaiter."

Inscrit dans les esprits socialistes depuis plusieurs semaines, prévu pour avoir lieu à la mi-septembre, ce comité réunissant à Matignon onze ministres autour de Jean-Marc Ayrault, de l'Intérieur à l'Économie et de la Justice à l'Éducation, a donc été avancé d'une semaine. "La situation mérite une réponse globale et en profondeur", explique Manuel Valls qui s'était rendu à Marseille quatre jours à peine après son arrivée place Beauvau. Et a prévu d'y revenir courant septembre. "Cette ville, la deuxième ville de France, a besoin du soutien et de la protection de l'État." Des notes chiffrées demandées au préfet de la Région Paca devraient tomber à partir d'aujourd'hui sur les bureaux des ministres. "L'arbre des trafics cache la forêt à Marseille", glisse-t-on dans l'entourage du ministre de l'Intérieur où l'on n'écarte pas l'idée d'étendre les zones de sécurité prioritaire (ZSP) à d'autres quartiers de la ville.

Au-delà de l'insécurité, le rééquilibrage des budgets sera un axe central de discussions, la Communauté urbaine étant la moins bien dotée de l'Hexagone. Des dossiers plus pointus seront examinés, tels que le nombre de fonctionnaires de police ou l'ouverture des maternelles aux enfants de deux ans ne parlant pas français. "Il faut aussi penser à l'urbanisme, à la solidarité et à la manière de faire appliquer la loi", souligne le maire PS des 13e et 14e arrondissements Garo Hovsépian. Plus on y réfléchit, plus la liste des urgences semble s'allonger.

Retrouvez également dans La Provence les réactions de Marie-Arlette Carlotti (PS), Mohamed Bousselmania (Educateur) et Jean-Luc Chauvin (UPE13)

J'ai sollicté la journaliste de la Provence qui avait recueilli les propos de Samia Ghali, mon appel est resté sans réponse.

J'ai également contacté le journaliste à l'origine de l'article ci dessus pour lui faire savoir que nombreux sont les lecteurs de son journal qui doivent s'étonner de l'absence du Front National dans ses colonnes.

Je lui fait savoir que je suis tout à fait disposé à lui accorder un entretien afin de faire partager aux lecteurs de La Provence notre analyse et nos propositions. " Navré mais j'ai été débordé par l'avalanche des contacts mais ce n'est que  partie remise" Voilà ce qui m'a été répondu...

Les é-lecteurs de La Pravda provençale devront donc attendre encore, jusqu'à la 15ème, 16ème, 100ème victime peut-être pour savoir ce qu'en pense le parti politique qui a réalisé dans ces quartiers lors des dernières élections législatives, plus de 49% des voix...S.R.

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Commentaires

Précision très utile Stéphane. C'est une remarque que je me fais régulièrement et qui m'afflige. Notre manque de diffusion locale est révoltante eu égard à notre poids électoral. Certes, les évènement nous donnent raison et nos positions sont globalement connues mais il n'empêche que les quelques poignées de voix qui nous manquent dans certains secteurs sont peut-être dues à ce boycott médiatique. Je vais laisser des messages à ce sujet mais sans grand espoir. J'espère que les journaux gratuits ou les sites internets marseillais donneront les premiers un meilleur exemple que La Provence, inféodée aux potentats locaux.

Écrit par : simianais | samedi, 01 septembre 2012

Remarquable Stéphane ! Vous seul défendez vraiment les Marseillaises et les Marseillais !
Bravo !

Écrit par : Léni | dimanche, 02 septembre 2012

Les commentaires sont fermés.