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jeudi, 30 août 2012

Mais à quoi carbure Samia Ghali ?

Marseille : "L'armée au secours des cités"

 


 

Publié le jeudi 30 août 2012 laprovence.com

Samia Ghali entourée de  Masse, Guérini, Mennucci et d'Andrieux. Si ça c'est pas de ladrogue dure ...ndlr

 

La sénatrice PS maire des 15e et 16e arrondissements Samia Ghali veut des barrages militaires pour stopper les trafics

 

Face à l'insécurité et au trafic de drogue qui gangrènent certaines cités de Marseille, où le sang a encore coulé cet été, la sénatrice-maire PS des 15e et 16e arr. prône le recours à l'armée et le retour du service militaire.

Votre secteur fait partie des zones de sécurité prioritaires que vient d'instaurer le ministre de l'Intérieur. Qu'allez-vous proposer à Manuel Valls que vous allez rencontrer prochainement ?

Samia Ghali : Après ce nouvel été sanglant, il faut que les vérités soient dites. Je pense que les autorités ne mesurent pas la gravité de la situation. Les tueries qui se succèdent à Marseille deviennent une attraction médiatique nationale. La vérité, c'est qu'aujourd'hui, le premier employeur des jeunes dans certaines cités, c'est le trafic de stupéfiants. La drogue fait vivre des familles entières. Les armes prolifèrent . On se tue pour un oui ou pour un non. Si rien ne bouge, on se dirige tout droit vers un système à l'américaine, avec des gangs qui se font la guerre sur des territoires où la loi n'a plus court.

La police, dont les effectifs doivent être renforcés dans les zones de sécurité prioritaires, est-elle devenue impuissante ?

S.G. : Ça ne sert plus à rien d'envoyer un car des CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d'entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau ! C'est comme combattre une fourmilière. Aujourd'hui, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n'y a que l'armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d'abord. Et puis pour bloquer l'accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux, il faut tenir.

Vous réclamez des sanctions contre les acheteurs de drogue, alors qu'à gauche nombreux sont ceux qui prônent la dépénalisation de la consommation de cannabis.

S.G. : C'est facile de tenir ce discours assis dans un bureau quand vos enfants sont bien à l'abri ! Je ne supporte pas ces pseudo-gaucho-intello-bobo qui vous disent que fumer un chichon, ce n'est pas grave. Moi j'ai grandi dans une cité, je sais ce que c'est que les dégâts de la drogue. Une étude scientifique vient d'ailleurs de démontrer les ravages du cannabis sur le cerveau. J'ai vu des mères pleurer en demandant à la police d'arrêter leurs enfants qui se droguaient et les dealers qui leur vendaient leurs doses. On ne peut s'indigner le jour de l'existence des trafics et aller le soir acheter du cannabis ou de la coke dans les quartiers nord.

Comment aider les jeunes à ne pas tomber dans ces réseaux ?

S.G. : La plupart veulent s'en sortir, même ceux qui sont déjà dans les trafics. Dealer, ce n'est pas un idéal de vie. Mais sans travail, il n'y a pas d'issue. Avec la crise, on ne trouve même plus de petits boulots en intérim pour tenir quelques mois. C'est pourquoi je propose de rétablir une forme de service militaire qui permettrait à des jeunes descolarisés, sans emploi, sans formation de sortir de leur quartier, et même de quitter Marseille pour 8 mois, un an. Pour apprendre la discipline bien sûr, mais surtout pour découvrir un autre univers, une autre réalité que celle de la cité. Et retrouver espoir.

Un gouvernement de gauche peut-il réussir dans le domaine de la sécurité ?

S.G. : Ne plus avoir peur en rentrant chez soi, ce n'est ni de gauche ni de droite. Il s'agit aujourd'hui d'une question de moyens, qui manquent à Marseille. Le gouvernement doit faire un effort particulier pour cette ville, qui a accumulé beaucoup de retard en matière de logement, de transport, de mixité sociale. La création de zones de sécurité prioritaires, que je réclame depuis des années, est un premier pas.

Comptez-vous porter au Parlement des propositions de lois relatives à la sécurité ?

S.G. : Je voudrais faire voter un texte qui inclut les familles victimes, menacées, celles qui ont perdu un enfant, dans le dispositif Dalo, avec obligation de relogement prioritaire. Je travaille sur un autre texte qui permettrait d'accorder un crédit d'impôts aux foyers qui s'équipent de caméras de surveillance.

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