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mardi, 28 août 2012

Gaudin termine sa carrière comme il l' a commencé: en socialiste bon teint !

Marseille : cinq dossiers chauds pour

la rentrée

 


 

Publié le lundi 27 août 2012 laprovence.com

 
 
Caselli, Gaudin et l'on aperçoit Guérini:

Les papys flingueurs ! ndlr.

 

Eugène Caselli était à La Rochelle hier, tout ouïe tandis que Martine Aubry clôturait l'université d'été du PS. Jean-Claude Gaudin et Roland Blum étaient, eux, à Châteaurenard, applaudissant la candidature de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP.

Après de courtes vacances, le président PS de la communauté urbaine, le maire UMP et son premier adjoint ont validé une rentrée politique faite en réalité depuis plusieurs jours sur le terrain marseillais. Où se mêlent, comme à chaque fin d'été, dossiers locaux à portée nationale et enjeux nationaux déclinés au local.

Du développement économique aux Roms et de la manière de gouverner aux chantiers en cours, petit tour d'horizon des dossiers chauds qui marquent une rentrée particulière. Une rentrée de transition avant l'arrivée de la capitale européenne de la culture 2013 et les élections municipales 2014.

Les chantiers en cours

Vieux-Port, Euroméditerranée, stade Vélodrome, tunnel de Rabatau, musées... en attendant voies de bus sécurisées ou tramway rue de Rome. Un été plus tard, la ville reste un chantier à ciel ouvert. "Tout ce qui compte pour moi, explique Jean-Claude Gaudin, c'est le développement de cette ville. Je compte sur les autres collectivités et l'État pour m'y aider financièrement."

Maître d'oeuvre avec la communauté urbaine MPM des chantiers du Vieux-Port ou de ceux liés aux transports, Eugène Caselli, assure être "dans les temps""En huit mois, on aura réalisé un chantier prévu pour 15 mois sur le Vieux-Port. À côté, le boulevard du Littoral offrira une entrée qui correspond aux statuts de la ville. Le J4, lui, sera un site culturel remarquable. Marseille 2013, en ce sens, aura été un formidable accélérateur. Les chantiers se multiplient, c'est vrai, mais Marseille a besoin de grands travaux pour l'emploi, l'investissement et des espaces publics apaisés."

Analyse partagée par Roland Blum. Le premier adjoint au maire UMP, chargé du développement économique, rappelle que "les travaux ont bien avancé au Vélodrome ainsi que dans beaucoup de sites culturels en vue de 2013". "Des avancées vont également avoir lieu concernant l'Opéra et les transports en commun."

Gouverner ensemble ?

Alors que plusieurs élus, à droite comme à gauche, aimeraient voir les différences politiques s'affirmer entre Ville et MPM dans l'optique 2014, les principaux intéressés calment le jeu. "J'ai toujours la main tendue vers les autres collectivités, souligne Jean-Claude Gaudin. Dès lors que la Communauté urbaine, mais aussi le Conseil général et la Région répondent favorablement sur les dossiers, ce qui est le cas, j'entends poursuivre le dialogue."

"Le problème est celui de la continuité politique, ajoute Roland Blum. Avec un homme de consensus comme Eugène Caselli, nous avons intérêt à nous entendre. Sachant que cela n'empêche pas de porter une politique claire." Message reçu par le socialiste. "Une collectivité ne se dirige pas dans le conflit. Sinon, les projets n'avancent pas et on met en oeuvre l'immobilisme. Je continuerai à travailler dans le consensus. Le combat politique aura lieu plus tard, sur la confrontation des programmes municipaux."

La ville "coupée en deux"

C'est l'un des points d'achoppement sur lequel gauche et droite se renvoient régulièrement la balle, que ce soit sur les logements sociaux ou, plus récemment, sur les zones prioritaires de sécurité. "Contrairement à ce que dit la droite, assure Eugène Caselli, Marseille est divisible. Elle est écartée entre quartiers pauvres au Nord et plus riches au Sud. Elle doit être rééquilibrée et j'irai faire le tour des ministères pour trouver des moyens d'aider les quartiers qui figurent parmi les plus pauvres de France. Les travaux du Vieux-Port et autour doivent aider à la recoudre. L'extension des zones franches pourrait aussi aider les quartiers Nord à retrouver un équilibre."

Fervente défenseur des zones franches urbaines que Jean-Claude Gaudin a contribué à créer, la droite marseillaise défend son bilan. "Dire que la ville est coupée en deux est un faux reproche, martèle Roland Blum.Depuis notre accession à la Ville en 1995, nous avons énormément donné aux quartiers Nord et contribué avec l'aide de l'État à réhabiliter des milliers de logements. Nous y avons en outre fait diminuer le chômage de moitié. Après, il ne faut pas non plus faire semblant de croire que cette ville n'a jamais été, d'une certaine manière, coupée en deux. La manière dont le gouvernement installe les zones prioritaires de sécurité le confirme de manière au moins implicite."

Les zones prioritaires de sécurité

Lancées au début de l'été par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, les zones prioritaires de sécurité (ZPS) doivent permettre de concentrer les efforts de police sur des territoires ciblés. Quinze ont été définis pour l'heure, dont les quartiers Nord de Marseille. "Les socialistes qui nous ont tant critiqués sur l'insécurité commencent très mal, glisse Roland Blum. Rien ne justifie de ne mettre qu'une partie de Marseille dans ces zones alors qu'à Lille, toute la ville est incluse. À Marseille, ils vont déshabiller les quartiers Sud - qui votent plutôt à droite - en effectifs pour habiller le Nord."

Argumentaire balayé par Eugène Caselli qui le juge "simpliste""On ne peut demander à l'État de définir des priorités partout. L'objectif était de pointer les zones où elles étaient les plus fortes en France et de répartirles crédits. Les quartiers Nord en font partie. Certaines cités des quartiers Sud auraient pu être incluses. Mais elles ne seront pas abandonnées, au contraire. Effectifs et moyens resteront les mêmes."

La question des roms

La question a agité le gouvernement dès sa rentrée mercredi dernier, l'incitant à organiser une réunion interministérielle. La situation appelle à l'urgence, notamment à Marseille où survivent quelque 1500 Roms dans de terribles conditions sanitaires. "Nos services sociaux font tout pour aider ces populations dont certaines sont à l'unité d'hébergement d'urgence de la Madrague-Ville, souligne Jean-Claude Gaudin. J'aurais aimé que les socialistes et les associations reconnaissent notre générosité. Car ce n'est pas la vocation de ces structures de recevoir ces populations.

D'autres déshérités en ont aussi besoin et nous devons d'abord les protéger." Alors que le gouvernement a annoncé des mesures en terme d'accès au travail, Eugène Caselli, qui soutient la politique de démantèlement de camps de Manuel Valls, reste lui aussi prudent. "Les élus locaux sont soumis à la pression des habitants. Il n'est pas aussi simple de trouver des terrains, cela prendra du temps et cela ne résout pas tout. Il faut aussi regarder du côté de l'Europe pour trouver des solutions pérennes ."

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