dimanche, 19 août 2012

30 ans d'immigration, et 15 ans de gaudinisme plus tard (suite)....

Marseille parmi les villes les plus pauvres


Une étude nationale pointe également du doigt Avignon

Publié le vendredi 17 août 2012 laprovence.com

 

Les chiffres clés de la pauvreté en France

Infographie

 

Marseille, ville pauvre. La formule, parfois caricaturale, ne surprend plus. Mais ce qui relevait jusque-là essentiellement du ressenti, s'appuyant sur les seules déclarations de revenus comme données objectives, trouve désormais écho dans une étude approfondie. Réalisée par le bureau d'études Compas pour La Gazette des communes, l'enquête intègre pour la première fois les prestations sociales, documents complexes à rassembler et les décrypte au niveau local"Grâce à ce nouvel indicateur, on défriche", souligne Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités et consultant pour le Compas.

Au classement des cent plus grandes villes de France, Marseille est donc l'une des plus pauvres. Ce que ne nie pas son sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin, habitué à expliquer que sa cité "reçoit toutes les charges de centralité", hôpitaux, équipements culturels et sportifs, mais ne bénéficie pas des retombées économiques des zones commerciales et industrielles alentour. Établi à 26, le pourcentage de ses habitants vivant sous le seuil de pauvreté, soit 954 euros, place la cité phocéenne à plusieurs longueurs d'une moyenne nationale où l'on croise Aix (14 %), Paris (15 %) et Lyon (16 %).

C'est toutefois encore loin de Roubaix (46 %), en banlieue lilloise, où la mort de l'industrie, textile notamment, n'a rien laissé repousser depuis. "Marseille est une ville de contrastes, souffle le sociologue aixois Jean Lagane. Il existe une pauvreté importante, mais on y relève aussi une forte attractivité économique. C'est d'abord une ville où les inégalités sont fortes." Plus de 6 000 ménages y sont assujettis à l'impôt sur la fortune (ISF), faisant de la ville la dixième de l'Hexagone en termes d'inégalités, toujours selon le Compas. Qui fait remarquer qu'avec 629 euros, le revenu médian des défavorisés est le plus bas de la métropole. Moins qu'à Avignon (685 €), même si le pourcentage de population vivant sous le seuil de pauvreté y est supérieur (30 %). La faute à un chômage très élevé et l'absence de banlieue "aspirant" une partie des gens modestes.

MERCI A SIMIANAIS

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