Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 08 août 2012

Du Qatar jusqu'au Canada, pour la gauche française c'est l'immigration d'abord !

Marseillle : pour les élus de la diversité, l'égalité c'est maintenant

 


La lutte contre les discriminations revient au centre du débat politique

Publié le mardi 07 août 2012 laprovence.com

 
 
Un jour  les ayatollahs de la diversité et les représentants des

"zissus" exigeront que le blason de Marseille ne soit plus

discriminatoire ...ndlr

 

Ils ne marchent plus. Assez des belles paroles, des déclarations d'intention. Assez des subventions pour tenter de s'acheter le vote d'une communauté, assez "du Comorien et de l'arabe de service embarqué à la remorque sur une liste électorale".

Houaria Hadj Chick, élue Front de Gauche dans les 13e-14e arr. et Nassurdine Haidari, adjoint PS à la mairie des 1er-7e arr. prennent leur bâton de pèlerin "pour mettre la lutte contre les discriminations au centre du débat politique". La République de l'égalité, c'est maintenant pour ces élus marseillais, qui se disent près pour cela à lever des tabous, à bousculer des pratiques.

"Marseille est la ville la plus inégalitaire de France"

Autant dire à se faire des ennemis, "y compris dans notre propre camp politique". Car, disent-ils, "rien n'a changé en France depuis la marche pour l'égalité et contre le racisme". Partie en 1983 de Marseille, (Haidari Nassurdine en était l'un des initiateurs), ce mouvement avait rassemblé 100 000 personnes à Paris. La lutte contre les discriminations, l'avenir des quartiers ont pourtant été les grands absents des dernières campagnes électorales. Et le gouffre se creuse entre les discours et la réalité.

"Marseille, par exemple, se vend à l'étranger comme une cité multiculturelle, mais dans les faits, c'est la ville la plus inégalitaire de France. Combien d'emplois Euromed ou les terrasses du port ont-ils apporté aux habitants des quartiers ?", interroge Houaria Hadj Chick. Même iatus dans la programmation de Capitale de la Culture 2013 : "Les habitants des quartiers populaires ne sont à l'origine d'aucune initiative, ils ne verront de cette manifestation que les safari-tours organisés dans leurs cités".

Rétablir une équité face à l'emploi

Voilà pourquoi les deux élus marseillais, et avec eux l'Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld) ne marchent plus. Aujourd'hui ce groupe qui se veut "transpolitique" avance, derrière un programme qui a été soumis aux candidats à la dernière présidentielle, et que l'Aneld continuera à défendre tout au long du quinquennat . Son idée maîtresse : rétablir une équité face à l'emploi.

"Si 12 % d'une population d'un quartier est issue de l'immigration, il faut que les entreprises ou le service public présents sur ce territoire lui ressemblent", résume Houria Hadj Chick, qu'un voyage d'études au Canada a convaincu de l'efficacité d'une politique des quotas. "Que des jeunes de Font-Vert, diplômés, ne trouvent même pas un stage, c'est un drame pour Marseille", souligne l'élue, qui plaide pour "conditionner l'obtention des marchés publics aux entreprises qui luttent efficacement contre les discriminations".

Un livre blanc de la lutte contre les discriminations

Âge, sexe, couleur de peau, origine sociale ou géographique : l'Aneld rêve à un "un grand ministère de l'égalité"dont la mission serait de corriger toutes les formes de discriminations.Un pavé dans la mare du sacro-saint principe de l'indivisibilité de la République, qui interdit ne serait-ce que de réaliser des statistiques fondées sur des critères ethniques.

"Le problème, c'est qu'à l'ombre des lois de la République, une partie de la population française a rencontré le mépris. Le mépris d'un universalisme proclamé, mais aveugle aux différences. Ce mépris qui a conduit à la stigmatisation et à la discrimination", répond Haidari Nassurdine. Ces propos qui secouent ont récemment été repris à la Une de l'Herald Tribune, l'édition internationale du New York Times.

Mais c'est dans leur ville que les élus marseillais veulent poser la première pierre de l'immense chantier de l'égalité. Dans quelques mois, l'Aneld publiera un livre blanc de la lutte contre les discriminations. Partis politiques, institutions, grandes entreprises seront passés au crible. Objectif affiché : peser sur les municipales de 2014. Car ces deux élus en sont convaincus : "Le prochain maire de Marseille sera celui qui aura mis la discrimination au centre des débats".



RAPPEL 

MARSACTU 17 Janvier 2012

Le Qatar mise sur les banlieues de Marseille. Mais qui misera sur le Qatar ?

 

Cinquante millions d’euros pour financer des projets de jeunes entrepreneurs issus des banlieues. Le projet du Qatar a déjà fait couler beaucoup d’encre. Après le football au PSG et peut-être bientôt à l’OM, les médias (Al-Jazira bien sûr mais aussi 10 % de la branche médias du groupe Lagardère), l’industrie avec la volonté affichée de l’émirat d’entrer au capital du groupe EADS (dont fait partie Eurocopter), le Qatar s’appuie désormais sur l’association nationale des élus locaux issus  de la diversité (Aneld) pour mener son OPA sur les banlieues pauvres.

« Ça permet d’avancer »

A Marseille, le projet est porté par l’élue municipale, Haouaria Hadj-Chick. Elle évoque avec enthousiasme sa rencontre avec le cheik Hamad Bin Khalifa Al Thani« On a été bien reçus, comme des chefs d’Etat.  Il avait en face de lui de l’énergie : il nous a entendu. », déclarait-elle il y a dix jours, devançant même les critiques : « Quand on est au contact des gens, on veut qu’ils aient les moyens de s’en sortir. Ça ne veut pas dire que je suis prête à me damner et à embrasser le capitalisme. A l’heure actuelle, c’est ce qui permet d’avancer, alors on avance », assénait-elle.
La jeune femme doit représenter le Front de gauche aux côtés de Jean-Marc Coppola dans la septième circonscription pour les législatives. Le dirigeant communiste est tombé des nues quand il s’est rendu compte que sa suppléante se lançait aux côtés de l’Association nationale des élus locaux issus de la diversité dans ce projet. « Elle a manqué d’analyse, tance-t-il. Après discussion, elle s’est finalement retiré du projet », annonce Jean-Marc Coppola, tout de suite démenti par Mme Hadj-Chick : « Pourquoi je changerais d’avis ? Le projet continue : ça prend un peu de temps car l’ambassade du Qatar doit mettre en place la logistique, c’est tout. »

« Des questions cultuelles »

Le sujet sera finalement mis en sourdine durant la campagne pour ne pas trop étaler ces divisions. A vrai dire, Haouaria Hadj-Chick est apparue bien seule depuis le lancement du projet. Personne ne conteste la nécessité d’investir dans ces quartiers pour lutter contre la précarité, la gauche dénonçant le désengagement de l’Etat, la droite appelant les entreprises du coin à s’impliquer davantage. Mais toutes sensibilités confondues, les critiques se multiplient contre ces investisseurs venus du Golfe. Le plus dur des opposants à la stratégie d’Haouaria Hadj-Chick est certainement celui avec qui elle forme toujours un binôme.  « C’est totalement contraire aux idées que l’on porte, estime Jean-Marc Coppola. C’est un piège. Ils visent les endroits où sont installés des populations héritières de l’immigration nord-africaine et, par raccourci, islamiques. Ils ne s’intéressent pas à ça pour des questions de précarité mais pour des questions cultuelles », condamne le responsable communiste, pas vraiment friand de pétro-dollars.
Le député-maire du 15/16 Henri Jibrayel déplore lui « une opération de com’, un « truc » bling-bling ».  « Les Qataris, poursuit-il, ils sont bons pour le PSG, pas pour investir dans nos quartiers. C’est à la France de faire ce boulot. » Même son de cloche chez un autre candidat aux législatives, l’écologiste Karim Zeribi. « Ce n’est pas conforme à mon idéal républicain. Il faut plutôt créer des énergies au niveau local plutôt que d’aller chercher les milliards venus de l’extérieur. Mieux vaut sensibiliser les gens sur leur environnement et travailler sur la proximité », juge l’élu communautaire. A droite, Valérie Boyer affiche elle aussi ses réticences. « Que vient faire le Qatar ? Pourquoi cible-t-il certains quartiers plutôt que d’autres ? Comment l’initiative sera-t-elle reçue ? », s’interroge l’adhérente de la droite populaire. Finalement, tranche Jean-Marc Coppola, tout dépendra de « l’implication ou non que mettra la population dans ce projet ». Haouaria Hadj-Chick jure elle avoir reçu de très bons retours. Reste à trouver qui incarnera le PSG des quartiers nord


.


Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.