vendredi, 03 août 2012

Il y les racailles du foot "français" et il y a MONSIEUR Teddy RINER !

Riner : «Quatre ans c'est long, c'est dur...»

lefigaro.fr 

Emmanuel Quintin(Sport24.com)  publié le 03/08/2012 

Crédits photo : Panoramic


Sacré champion olympique ce vendredi à Londres, Teddy Riner a confié son soulagement après tant de travail et une journée au cours de laquelle il s'est répété constamment que la médaille d'or ne pouvait pas lui échapper.

A Londres 

Vous avez décroché ce titre olympique tant convoité, comment vous sentez-vous ?
Teddy Riner : Pour l'instant, je ne réalise pas vraiment. Je suis super content. Cette médaille, c'est le fruit de quatre ans de travail. J'ai envie de remercier toute ma famille qui s'est déplacée, tous mes proches, tous mes potes qui sont venus en voiture, en train, à pied (rire), tous les supporters français… En fait, pas tous les supporters français mais toute la nation car pendant ma préparation, j'ai senti quelque chose qui me transcendait, qui m'aidait à me dépasser à l'entraînement et qui m'a aidé encore ici aujourd'hui. S'il faut refaire des journées comme ça, je le fais.

Vous rendez-vous compte que vous êtes champion olympique ?
Je vais me le dire : "Ça y est, je suis champion olympique !" Je ne me l'étais pas dit (rire) ! Pour l'instant, j'ai cette médaille, je ne vais pas la quitter maintenant. Je pense que je vais même dormir avec parce que quatre ans c'est long, c'est dur… J'ai bossé comme un dingue. Mais tu as beau bosser comme un dingue, ça ne se passe jamais comme tu as prévu. J'ai bossé plein de techniques et je crois que je n'en ai fait qu'une seule car les mecs avaient les fesses en arrière et mettaient carrément leur tête contre mon buste. Ce n'était pas facile de s'exprimer au niveau judo mais le résultat est là (sourire).

On a l'impression que votre but aujourd'hui était surtout de ne pas prendre de risques inutiles...
Le but, c'était de ne pas prendre de risques sur la garde. Je me suis dit : "je prends les mains et si je vois une opportunité, j'y vais." Mais dans tous mes combats, dès que j'accrochais les mains, mes adversaires mettaient directement les fesses en arrière. En demi-finales, Kim a carrément mis sa tête tout le temps contre mon buste. C'est impossible d'attaquer…

Avez-vous senti que les autres avaient peur de vous ?
Non, non. Toute la journée, je me disais qu'ils voulaient me prendre ma médaille. Le message que je me suis répété tout la journée, c'était : "C'est à moi, c'est ma journée, c'est ma médaille ! Te laisse pas piquer ton bifteck !"

On vous sent soulagé par cette victoire...
C'est un soulagement, oui. Je sens mes épaules plus fluides (sourire). Mais je suis fatigué, j'ai eu du mal à dormir ces derniers jours et je suis pressé d'être avec ma famille. Je suis déjà dans mes vacances. Elles vont être longues… (sourire) Minimum 3-4 mois parce que quatre ans, ça a été long. Il faut couper. Et puis j'ai envie de me la dorer au soleil, sur les plages… Le but c'est de s'ennuyer. Rio, on y pensera 2-3 ans avant. Je vais aller en Guadeloupe, faire du bateau, du jet-ski… Je vais faire tout ce qui est interdit !

Cette journée vous a-t-elle paru longue ?
Elle était moins longue que tout ce que j'ai enduré (sourire). Je trouve même qu'elle était rapide.

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