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vendredi, 20 juillet 2012

Marseille, première ville du ramadan de France

Des commerçants inégaux face au Ramadan

 

La traditionnelle période de jeûne des musulmans débute aujourd'hui

 

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Posté derrière la caisse de King Hamad, une épicerie du boulevard National, Farid Guendaz ne cache pas son optimisme. "Dans le quartier, tous les commerçants attendent le Ramadan avec impatience. D'habitude, je triple mon chiffre d'affaires", témoigne-t-il. En France, 350 millions d'euros de dépenses alimentaires devraient être réalisées par les ménages musulmans durant ce mois de jeûne, selon le cabinet d'études marketing Solis. À Marseille, première communauté du pays avec environ 200 000 musulmans, la période s'annonce donc très profitable pour l'alimentaire halal. Les familles pratiquantes vont consommer davantage, et différemment. "Tous les soirs, elles mettent les petits plats dans les grands pour accueillir leurs proches. À celà s'ajoute une consommation plaisir, avec une cuisine plus élaborée", explique Abbas Bendali, directeur du cabinet Solis. Feuilles de brick, dattes, lait fermenté...Ces produits saisonniers typiques devraient enregistrer des pics de vente, de même que la viande, consommée quotidiennement pendant le Ramadan. "C'est notre meilleure période", confirme Ahmed Kachi, boucher dans le quartier National. Face à ces débouchés, la grande distribution tente elle aussi aussi de séduire les musulmans pratiquants. Les groupes Carrefour et Casino ont ainsi tout deux sorti des catalogues spécial Ramadan.

Les bars et snacks à la peine

Du côté des commercants de proximité, la fête religieuse n'efface pas toutes les inquiétudes. Certains craignent de ne pas suffisament en tirer profit, entre les départs en vacances et la crise économique. Mais à cette période, les plus en difficulté restent les bars et les snacks des quartiers où la communauté est présente. "Je vends beaucoup moins , surtout les premières semaines, car les musulmans restent en famille pour le dîner", témoigne Ramy Ragheb, serveur au snack "En Suisse", sur la Canebière. Le bar de l'Est, rue Longue des Capucins, est encore plus touché. Si quelques clients viennent encore s'y attarder le soir, ils troquent les boissons habituelles contre de simples cafés. Dépité, le patron, Mohammed Hettah, a décidé de fermer une dizaine de jours. S'offrant ainsi des vacances forcées.

La Provence le 20/07/2012

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