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lundi, 09 juillet 2012

Mais que font sos racisme, la Licra, le Mrap et compagnie ?!!!

Plus de mentions au bac pour les Alice, Juliette et Louise

Par Aude Seres, publié le 09/07/2012 
En 2011, 7,5% des candidats au bac ont obtenu la mention «TB».
En 2011, 7,5% des candidats au bac ont obtenu la mention «TB». Crédits photo : RICHARD BOUHET/AFP


INFOGRAPHIE - Un sociologue a fait classer les résultats de 350.000 des 580.000 candidats en fonction de leurs prénoms.

Quel est le lien entre le prénom et le résultat d'un candidat au bac? C'est la question à laquelle tente de répondre Baptiste Coulmont, maître de conférences à l'université Paris-VIII et auteur de Sociologie des prénoms(Éditions La Découverte). Au total, le sociologue a fait classer les résultats de 350.000 des 580.000 candidats aux bacs général et technique de l'édition 2012.

Bilan: les Madeleine, Irène, Come et Ariane ont plus d'une chance sur quatre d'obtenir la mention «Très Bien» (TB). Les Marie-Anne, Anne-Claire et Gaspard ne sont pas en reste: un candidat sur cinq portant ces prénoms a obtenu une note supérieure à 16/20. Il en va de même pour 15% et plus des Violette, Apolline, Iris, Béatrice, Judith, Domitille, Hortense, Fleur, Daphné. Reste que ces prénoms sont rares. Plus portés, les Alice, Juliette et Louise tirent également leur épingle du jeu avec plus de 12% de mention très bien. À titre de comparaison, 7,5% des candidats au bac en 2011 ont obtenu la mention «TB».

À l'inverse, d'autres prénoms peuvent être associés à de moins bons résultats au bac. «Aucun des quelque 125 Youssef et 105 Nabil n'a obtenu de mention “TB”, explique le chercheur. Mais plus de 30% d'entre eux seront soumis à un oral de rattrapage.» On compte seulement une ou deux Sandy, Alison ou Sofiane parmi les candidats ayant décroché la mention «TB».

«Des mondes sociologiques différents»

«À partir de la mention au bac, on peut repérer les mondes sociologiques différents dans lesquels évoluent les prénoms», explique Baptiste Coulmont. Prénoms d'origine maghrébine et prénoms anglo-saxons viennent ainsi s'opposer à des prénoms dits «bon chic bon genre».

Mais ce classement en dit aussi quasiment plus qu'un long discours sur l'inégalité sociale générée par le système éducatif français. Selon l'Éducation nationale, plus de 90% des candidats enfants d'enseignants et de cadres obtiennent le bac, contre 80% pour les candidats enfants d'ouvriers.

Sur son blog, le sociologue a même mis en graphique la relation entre le nombre de candidats portant un prénom et la proportion de mention très bien au bac. C'est ainsi que des prénoms très donnés en 1994, à l'instar de Camille, Marie ou Nicolas, l'ont été dans tous les milieux sociaux et obtiennent ainsi un taux de mention TB moyen.

Aussi intéressant, l'évolution dans le temps de ces taux, qui montre comment les prénoms évoluent. «Entre 2008 et 2011, la fréquence de candidats au bac s'appelant Cédric a reculé ainsi que la proportion de mention “TB”, illustre Baptiste Coulmont. Ce prénom est devenu un prénom de classe populaire.» Un chemin inverse de celui des Aliénor.

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