lundi, 09 juillet 2012

Sainte-Marthe: Andrieux arrose de subventions, il y pousse du plomb !

Massacre de Sainte-Marthe à Marseille : la justice a cerné le mobile

 


 

Publié le lundi 09 juillet 2012 laprovence.com

 

Trois ans après la fusillade aux 3 morts, elle y voit une guerre de clans ennemis


 

La fusillade avait été d'une rare sauvagerie. C'était il y a trois ans, le 27 janvier 2009, et elle avait surpris au coeur de la nuit cinq jeunes arrêtés à un feu tricolore sous un pont ferroviaire dans le quartier de Sainte-Marthe (14e).

Leurs agresseurs armés de fusils mitrailleurs de type kalashnikov avaient criblé de balles le véhicule, une 405 bleu nuit. Trois hommes allaient mourir, deux autres survivront. Pourquoi une telle exécution ? La justice a trouvé. La "guerre des gangs" entre trafiquants de stupéfiants ne fait plus de doute .

Point de non-retour

Quatorze orifices d'entrée découverts dans la voiture, 42 étuis percutés. Les deux victimes survivantes confirmeront qu'une bagarre opposait depuis plusieurs mois les "Blacks" aux "Gitans". C'est en tout cas en ces termes que la cour d'appel analyse les faits sur la base des déclarations des auteurs et victimes présumés. Une guerre qui venait d'atteindre son point de non-retour.

Agés de 18, 21 et 31 ans, les trois morts, Habib Ayari, Gilles d'Amico et Michael Mendy, avaient des rôles bien établis. Ils étaient respectivement gérant, taxi et vendeur dans le réseau. Les tueurs présumés ont même des surnoms de guerre, comme on en distribue dans le "milieu" : "Sénateur""Poison""Tatane"... Les deux survivants, Jean-Jacques Lombard et Jonathan Garcia n'étaient que guetteurs présumés.

"Dès que vous sortez, on vous canarde !"

Les résidents des cités des Cyprès, des Lauriers et des Cèdres (13e) (Tiens, il me semble que ces cités ont été citées dans un dossier du conseil d'arrondissements pour la rénovation perpetuelle des divers-cités si chères, tellement chères à la caïd Andrieux et son homme de mains Hovsépian . ndlr) vivent sur une poudrière. Une bande issue de la communauté des gens du voyage, habitant Les Cèdres, aurait pris possession des Lauriers pour y installer ses "plans stups" et déstabiliser le quartier. La preuve : un des gitans et non des moindres a déjà fait l'objet d'une tentative d'assassinat. Des couteaux ont même été exhibés lors d'une altercation précédente.

Les "Blacks" auraient reçu des coups. Avant de se replier, ils avaient prévenu, s'adressant à Ayari et au chef du réseau des Lauriers : "Si tu appelles encore les clients, il va y avoir des embrouilles"puis "Dès que vous sortez, on vous canarde !" . Un contexte lourd qui témoigne de la "guerre de territoires" sans pitié que peuvent se mener les "clans" pour un trafic de drogue qui peut rapporter plus de 2 000 euros par jour et générer quelques convoitises.

Impossible de changer de clan

L'un d'eux a bien tenté de changer de camp, mais ce n'est pas facile. Ce sont des choses qui ne se font pas. L'un des tueurs présumés savait bien qu'Ayari appartenait au "clan des Gitans" et qu'ils ne pouvaient être amis pour cette raison, dira-t-il. Pourtant, dans ce contexte explosif, Mes Alain Lhote et Jean-Claude Valéra viennent d'obtenir la mise en liberté de leur client, Younès Laateur, surnommé "Pierre", 23 ans.

Il était détenu depuis le 21 juin 2009. Dans son arrêt, la cour d'appel estime que "compte tenu des derniers développements de l'instruction, la détention provisoire n'est plus nécessaire à la manifestation de la vérité". Le suspect reste mis en examen pour "homicides volontaires en bande organisée", mais la justice semble avoir pris acte du fait que les confrontations avec ses deux principaux accusateurs n'ont pu avoir lieu, ceux-ci refusant leur extraction.

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