jeudi, 31 mai 2012

Rendez-vous média.

Stéphane RAVIER sera "cuisiné" par Jean-Benoît Vion sur Radio Star -92.3 FM sur Marseille-demain à 13h pétantes !

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mercredi, 30 mai 2012

Stéphane RAVIER l'invité de Marsactu.


Talk Marsactu : Stéphane Ravier, candidat FN aux... par marsactu


VOUS POUVEZ LAISSER UN COMMENTAIRE SUR LE SITE DE MARSACTU :    http://www.marsactu.fr/

A noter que cet entretien a été enregistré la veille de l'annonce du renvoi en correctionnelle de la socialiste Sylvie Andrieux.

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La reine Sylvie a un pied sur l'échafaud

La députée Sylvie Andrieux renvoyée en correctionnelle

 


 

Publié le mercredi 30 mai 2012 laprovence.com

Avec le cas Guérini, c'est l'autre affaire qui gêne le PS dans les Bouches-du-Rhône : la députée Sylvie Andrieux, qui brigue un 4e mandat législatif en juin, est renvoyée devant le tribunal correctionnel de Marseille pour détournements de fonds publics à la région Paca.

 

L'élue, mise en examen en juillet 2010 pour complicité, devra finalement comparaître devant les juges "en qualité d'auteur principal" des détournements incriminés - 740 000 euros de subventions du conseil régional - d'après l'ordonnance de renvoi signée par le juge d'instruction lundi et que l'AFP a pu consulter hier. Elle encourt dix ans d'emprisonnement et une amende de 150 000 euros dans cette affaire pour laquelle 21 autres personnes sont renvoyées en correctionnelle. Deux ex-cadres de la région mis en examen, Franck Dumontel et Jules Nyssen, ont bénéficié d'un non-lieu, tandis que son président socialiste, Michel Vauzelle, avait été entendu comme témoin assisté sans être mis en cause.

"J'ai bien compris qu'il fallait un bouc émissaire"

Sylvie Andrieux, investie par le PS dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, a qualifié la nouvelle de "non-événement" mardi, tandis qu'elle battait le terrain. Ses avocats n'ont pas pu être joints. "Je suis en campagne et je continuerai à l'être, je reste imperturbable. Personne n'est dupe de la date, à une semaine d'un scrutin. J'ai bien compris qu'il fallait un bouc émissaire, a-t-elle déclaré, soulignant que la justice ne lui reproche "aucun enrichissement personnel".

Elle lui tient grief, en revanche, de "sa façon d'utiliser des personnalités influentes dans des quartiers en difficulté de sa circonscription en les rétribuant avec des subventions indues afin de conforter sa clientèle électorale", d'après l'ordonnance de renvoi.

Les charges retenues contre l'élue, qui préside le bureau des adhésions au sein d'une Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône rénovée à l'été 2011 sur fond d'affaire Guérini, s'appuient notamment sur les déclarations d'un de ses proches collaborateurs d'alors, Roland Balalas, renvoyé devant le tribunal pour complicité. "Le fait d'aider abondamment les associations est le résultat d'une stratégie politique. Les vannes sont ouvertes en grand dans un but qu'on peut qualifier de clientéliste ou électoraliste. Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qùil y a derrière", déclarait-il durant l'instruction.

"Dans les quartiers, il se dit que si tu veux t'enrichir, tu n'as qu'à monter une association (...) Dans le quartier il se dit que le parrain c'est Mme Andrieux et que rien ne se fait sans elle", dénonçait un prévenu renvoyé pour recel d'escroquerie.

Le PS muet sur l'affaire

Reste à savoir ce que Solférino décidera pour Sylvie Andrieux, après que le président François Hollande eut promis "une République exemplaire" durant la campagne. Venu ce soir à Marseille soutenir les candidats du PS aux législatives, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est resté muet sur l'affaire, Martine Aubry ayant botté en touche à la mi-journée sur France Inter. Pas de commentaire non plus du côté de la fédération départementale. La candidate du Front de Gauche dans la 3e circonscription, Marie Batoux, a elle réclamé un retrait de la candidature socialiste.

L'enquête avait été ouverte en 2007 après que Tracfin eut signalé des flux financiers suspects, depuis 2005, au bénéfice d'associations présumées fictives et subventionnées par la région Paca. Députée depuis 1997, elle avait quitté le Conseil régional, dont elle était une vice-présidente, en mai 2009, officiellement pour cumul des mandats, après que Michel Vauzelle lui eut retiré sa délégation à la Politique de la ville.

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lundi, 28 mai 2012

Rendez-vous média le samedi 2 juin.

 

Samedi 2 juin, France 3 Marseille organise un débat dans le cadre de l'émission " La voix est libre" Il opposera les quatre principaux candidats de la 3ème circonscription des Bouches du Rhône: 

FN, Rassemblement Bleu Marine: Stéphane RAVIER.

PS: Sylvie Andrieux.

UMP: Nora Préziosi.

Front de Gauche: Marie Batoux.

Rendez-vous dès 11h30 et jusqu'à 12h15 sur France 3 !

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Europe ou Eurabia ? Choisis ton camp camarade !

Pourquoi la phobie de l'islam gagne du terrain

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 27.05.2012 Merci à Desouche

Par Frédéric Joignot

 

Le Pew Research Center établit à 6 % le nombre de personnes supposées musulmanes (de par leurs parents) dans l'Europe de 2010, soit 44,1 millions. Les projections montent à 8 % en 2030.

 

 Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : "On est la nouvelle droite ! C'est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini." Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l'immigration et l'islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d'alternance. Il se prépare à affronter l'UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d'entre elles.

Ce succès de l'extrême droite, sa conversion en une "droite nationale" rejetant, au moins en paroles, "les formes de xénophobie, de racisme et d'antisémitisme", tout en faisant de la lutte contre l'immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l'Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l'Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd'hui les 5 % des suffrages, quand ils n'atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l'extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l'émergence d'une "nouvelle droite radicalisée". Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s'opposent sur l'économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un "nationalisme social ", explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l'innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s'en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D'autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un "libéral populisme", constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l'Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l'islam et du multiculturalisme. Ils "jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l'immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation".

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, auxPays-Bas) qui considère l'islam non comme une religion mais comme "une idéologie fasciste", homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna("Discorde" en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf - ce qui lui a valu d'être interdit de séjour au Royaume-Uni - et appelle les musulmans d'Europe à abjurer leur foi. Il préconise l'arrêt de toute immigration ainsi que l'expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit.

"LES BONS ET LES MAUVAIS FRANÇAIS"

Un des textes de Geert Wilders circule sur "Paroles de France - Le Forum des patriotes avec Marine Le Pen" (où il est par ailleurs traité de "sioniste de merde"). On y lit sa description des banlieues : "C'est le monde des têtes couvertes d'un foulard, où souvent les femmes circulent couvertes d'un semblant de tente, avec une poussette de bébé et une traînée d'enfants. Leurs maris, ou propriétaires d'esclaves, si vous préférez, marchent trois pas devant elles. C'est un monde avec des mosquées à tous les coins de rue. Les boutiques ont des enseignes que vous ne pouvez pas lire et vous aurez du mal à y trouver des traces d'activité économique. Ce sont des ghettos musulmans contrôlés par des fanatiques religieux."

En Norvège, Carl Hagen, dirigeant du Parti du progrès (FrP), déclarait en 2005 :"Les musulmans ont, de la même manière qu'Hitler, depuis longtemps dit les choses clairement. Sur le long terme, leur but est d'islamiser le monde. (...) Ils sont maintenant en Europe." En Suisse, qui compte 4 % de musulmans, Oscar Freysinger, de l'UDC, a dénoncé "l'islamisation rapide du pays" et lancé avec succès le mouvement antiminaret.

Aux journées d'été du FN, en 2011, Marine Le Pen a déclaré que "l'arrivée massive, en un temps très bref, vingt ou trente ans, de femmes et d'hommes ayant pour une très grande majorité une culture très différente de la nôtre rend toute assimilation inopérante, voire impossible". Elle prône l'arrêt de toute immigration du Sud, mais aussi "l'inversion des flux migratoires". Ce qui fait dire à Jean-Yves Camus : "Parler d'inversion, c'est appeler à expulser des Français d'origine immigrée. Il faut qu'ils soient clairs ! C'est une logique d'affrontement entre bons et mauvais Français."

Plusieurs intellectuels, dans des ouvrages, des conférences ou sur Internet, portent ce mouvement anti-islam radical. Celui qui ouvre la voie, en 1996, est le politologue américain Samuel Huntington, avec son livre Le Choc des civilisations, paru en français en 1997 (Odile Jacob), dans lequel il présente la culture islamique comme un ensemble unifié, n'évoluant pas, répugnant à s'ouvrir aux influences extérieures. A la suite d'Huntington, plusieurs essais décrivent une opposition frontale entre l'Occident et le monde arabo-musulman. La plupart parlent d'une bataille de valeurs et de l'intelligence, où l'islam incarne l'intolérance et un passé rétrograde face à un Occident démocratique.

Certains mettent l'accent sur le fait que l'islam menace l'Europe. En 2006, l'essayiste britannique Bat Ye'or prévient dans Eurabia. L'axe euro-arabe (Jean-Cyrille Godefroy) que l'Union européenne sera bientôt absorbée par un monde arabe expansionniste du fait d'une immigration arabe massive voulue par l'élite multiculturelle. On retrouve cette description d'un islam conquérant, autoritaire, envahissant l'Europe, chez de nombreux essayistes : Daniel PipesAyaan HirsiAli, Melanie PhillipsMark SteynBernard LewisBruce Bawer ou Robert Spencer, directeur du site Jihad Watch.

La féministe italienne Oriana Fallaci, auteur de La Rage et l'Orgueil (Plon, 2002), déclare en 2006 au journal Corriere della Sera : "Cela fait quatre ans que je parle du nazisme islamique, de la guerre à l'Occident, du culte de la mort, du suicide de l'Europe. Une Europe qui n'est plus l'Europe mais l'Eurabia, qui, avec sa mollesse, son inertie, sa cécité et son asservissement à l'ennemi, est en train de creuser sa propre tombe." Toute cette pensée a été digérée par Anders Breivik, qui a affirmé vouloir prévenir le monde de cette arrivée imminente de l'"Eurabie" en commettant ses attentats, en 2011, qui ont fait 77 morts et 151 blessés.

L'ouvrage le plus synthétique sur la dangerosité de l'islam reste l'enquête du journaliste américain Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux. Comment l'islam va transformer la France et l'Europe (Toucan, 2011). C'est devenu la bible de la nouvelle droite. Que dit-il ? Les musulmans envahissent l'Europe grâce à leur natalité galopante alors que les naissances des Européens s'effondrent à "1,3 enfant par femme". Il prédit que l'Italie va perdre, d'ici à 2050, la moitié de sa population autochtone. Que 17 % à 20 % des Pays-Bas seront musulmans. Que "les étrangers" représenteront entre 20 % et 32 % de la population européenne.

6 % DE PERSONNES SUPPOSÉES MUSULMANES EN EUROPE EN 2010

Nombre d'études, réalisées dans des pays différents, contestent ces chiffres. Celle du Pew Research Center, un think tank américain, établit à 6 % le nombre de personnes supposées musulmanes (de par leurs parents) dans l'Europe de 2010, soit 44,1 millions. Les projections montent à 8 % en 2030. Le rapport précise que toutes les prédictions d'une Europe à majorité musulmane ("Eurabie") sont sans fondement.

Dans Le Rendez-Vous des civilisations (Seuil, 2007), les démographes Youssef Courbage et Emmanuel Todd montrent que la fécondité des pays musulmans chute partout. En Algérie, en 2005, les femmes se marient à 28 ans, et ont en moyenne 2,4 enfants. Au Maroc, 2,2 enfants. En Tunisie, 2,1 enfants, comme en France. La natalité des musulmanes européennes recule aussi - 2,9 enfants par Marocaine aux Pays-Bas, 1,9 pour les Turques - et finit par rejoindre celle des Européennes. Une enquête du journal britannique Financial Times conclut :"L'islamisation, et a fortiori la charia, n'est pas une perspective envisageable grâce à une poussée démographique." Les spécialistes de l'Institut national d'études démographiques (INED) arrivent à la même conclusion pour la France : en 2010, 2,1 millions de personnes se sont déclarées musulmanes pratiquantes en France - pour 63 millions d'habitants.

Une autre raison expliquerait la montée d'un sentiment anti-islam en Europe : la contamination des musulmans par l'extrémisme islamiste et le salafisme djihadiste. C'est la conviction de Christopher Caldwell, qui cite notamment la France. Et qui ne manquera pas de faire référence à Mohamed Merah, l'assassin de Toulouse et de Montauban, qui se disait "salafiste".

Mohamed Merah, il est vrai, a été en partie formé dans des camps, en Afghanistan. Mais il apparaît isolé. Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a émis des doutes sur l'existence d'un réseau salafiste français violent. Son passage à l'acte, dit-il, relèverait"davantage d'un problème médical et de fanatisme que d'un parcours djihadiste". Il serait plutôt "un loup solitaire".

Le sociologue Samir Amghar, de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, cite les renseignements généraux dans son livre Le Salafisme d'aujourd'hui(Michalon, 2011) : les salafistes seraient entre 12 000 et 15 000 en France, dont 95 % de "piétistes", c'est-à-dire apolitiques, légalistes, partisans d'une foi rigoureuse, de l'abattage halal strict et du port du hidjab (le voile traditionnel, qui n'est pas la burqa). Quant aux salafistes révolutionnaires, ils seraient ultraminoritaires et très surveillés. "C'est aujourd'hui une sorte d'anachronisme historique de voir un individu se réclamer du djihad", explique Samir Amghar.

Reste qu'un seul assassinat, même condamné par les musulmans français, qui vient s'ajouter à toutes ces informations qui nous parviennent sur la place prise par l'intégrisme dans les pays du "printemps arabe", permet à l'extrême droite d'entretenir un sentiment de peur et d'attirer une partie de l'opinion - Marine Le Pen était à 13 % dans plusieurs sondages avant l'affaire Merah. Elle a déclaré aussitôt après, le 25 mars, à Nantes : "Ce qui s'est passé n'est pas l'affaire de la folie d'un homme ; ce qui s'est passé est le début de l'avancée du fascisme vert dans notre pays."

Pour le politologue Olivier Roy, spécialiste de l'islam, les deux discours extrémistes - l'anti-islamiste (Anders Breivik) et le djihadiste (Mohamed Merah) -, tous deux partisans d'un clash des civilisations, se répondent et s'amalgament en une "prophétie autoréalisatrice". Une logique de guerre, à laquelle l'opinion n'est pas insensible.

Beaucoup d'intellectuels issus de l'immigration sont choqués par cette logique, réductrice mais efficace, développée par Christopher Caldwell et reprise par les nouvelles droites européennes, qui vise à opposer un bloc identitaire musulman et un bloc chrétien. Une logique, aussi, qui considère tous les immigrés, leurs enfants, les nouvelles générations, quels que soient leur milieu social et leur manière de vivre, comme de potentiels "islamistes" actifs.

L'anthropologue des religions Malek Chebel, né en Algérie, auteur d'un Manifeste pour un islam des Lumières (Hachette, 2004), s'en inquiète : "Caldwell et Marine Le Pen passent sous silence les milliers de musulmans éduqués, les cadres, les médecins, les ingénieurs, les militants politiques et syndicaux, les étudiants, la "beurgeoisie"." Il voit dans cet acharnement une résurgence de la colonisation, le retour de conceptions racistes déguisées sous un habillage culturel. Car dans le concert européen, la France tient une position particulière : en raison de la guerre d'Algérie, l'Arabe n'est pas dans l'Hexagone un étranger comme les autres, mais porteur de phobies plus ou moins conscientes.

ANACHRONISME

Malek Chebel considère également cette islamophobie comme d'un autre temps, incapable de penser la pluralité des musulmans des années 2010. "La plupart des pays musulmans de la zone asiatique, les plus peuplés, vivent un islam apaisé, affirme-t-il. S'il y a en Orient ou au Pakistan des groupements de talibans anachroniques, je ne vois pas une planète musulmane à feu et à sang. Je vois aussi partout des exemples concordants d'une modernisation. Partout, la jeunesse proteste, clame son impatience de voir les structures fossiles bouger ; plus aucun despote ne peut conduire son peuple sans être contesté, plus aucun démagogue religieux ne peut se prévaloir de son lien unique à Dieu quand tout le monde "tweette" et "skype"."

Consultons par exemple Salamnews ("La Paix"), le nouveau site des jeunes musulmans français modernistes. Leur ligne éditoriale : "Rester fidèle aux principes laïques et républicains de la France tout en étant ouvert aux réalités multiculturelles." Leurs pages "beauté", présentant les stars françaises d'origine africaine, vaut le détour. Selon eux, la confrontation des traditions musulmanes et de la modernité européenne secoue les nouvelles générations.

Ces voix, qui veulent mettre en avant un islam ouvert, sont face à une difficulté : comment imposer dans l'opinion ce que vivent une immense majorité de musulmans, plutôt qu'une extrême minorité ? On a un bon exemple de ce casse-tête avec deux films récents montrant le basculement de musulmans vers l'action violente, en France et au Maroc : La Désintégration (2011), de Philippe Faucon, sorti en salles en février, et Les Chevaux de Dieu, de Nabil Ayouch, qui vient d'être présenté au Festival de Cannes. Ces deux films racontent, à leur façon, comment de jeunes musulmans, en butte au chômage, au racisme et à la pauvreté, plongent dans l'action violente salafiste. Des cas rarissimes, que l'extrême droite pourrait récupérer. Aussi, la rédactrice en chef du site Salamnews, lors d'un débat à Sciences Po, a critiqué La Désintégration, avec cet argument : "Il y a des milliers de jeunes musulmans français qui se voient refuser des stages, mais ils ne commettent pas des attentats !"

La dénonciation virulente de l'islam et le succès des partis d'extrême droite doivent enfin beaucoup à une réalité dérangeante : la difficile cohabitation entre immigrés et Français dans les quartiers pauvres et les cités. Pour l'expliquer, les responsables politiques de gauche et de droite évoquent avec raison l'urbanisme dégradé et la désocialisation. L'extrême droite, elle, met surtout en avant une promiscuité non désirée, les gestes d'incivilité, les modes de vie différents, le port du hidjab, les agressions verbales, le rejet culturel. Et elle fait mouche.

L'équipe du sociologue Pierre Bourdieu a constaté les difficultés de la cohabitation dans sa grande enquête sur La Misère du monde (Seuil, 1993), où nombre des témoignages de Français expriment la sensation d'être exilé chez soi. Ecoutons Mme Meunier parler de ses voisins arabes : "Ça va et ça vient et ça n'arrête pas. C'est toujours une marmaille de gosses. Ça braille, ça pleure. (...) Même les voitures, quand elles passent, c'est dangereux. C'est dangereux pour tout le monde. (...) Mais quand on leur dit, ça leur plaît pas. Ils ne sont pas contents. Ils crient que c'est du racisme. (...) Ce ne sont pas les parents les pires. Ce sont les jeunes, leurs enfants. Eux peuvent tout se permettre ; ils sont grossiers, ils sont haineux, leur regard est méchant. (...) Ils me foutent la trouille." Pendant ce temps, sur un autre palier, une jeune femme arabe se plaint de l'arrogance de sa voisine :"Elle trouve tout à fait normal de lâcher son chien dans le jardin. Le jardin est à elle, me dit-elle. C'est sa manière de me dire : "La France, elle est à moi" ; c'est sa France. Nous, les Arabes, nous ne sommes pas de cette France. Elle ne nous appartient pas."

Dans Les Immigrés de la République (Seuil, 2010), Philippe d'Iribarne, spécialiste des relations interculturelles, citant la phrase fameuse de Jacques Chirac sur "les bruits et les odeurs", rappelle combien les émanations des cuisines inconnues, les radios, les manières de parler participent de "l'univers familier" ; et combien celui-ci peut devenir invivable quand personne ne fait d'efforts.

De nombreuses études racontent la difficulté à vivre ensemble de gens venant d'univers éloignés, ne partageant pas les mêmes habitus, la même religion, parfois la même langue. La façon dont les femmes et les homosexuels sont traités par certains musulmans - l'homophobie gagne en banlieue - est également exploitée par l'extrême droite. Bien sûr, là encore, il existe des contre-exemples, nombre d'expériences de cohabitation qui se passent bien grâce à l'action d'associations, de comités de quartier, de mairies actives. Mais on le sait moins.

Le sociologue américain Edward T. Hall (1914-2009) était le grand spécialiste de la "proxémique" : l'étude des variations des distances sociales et du sentiment d'univers privé dans les différentes cultures. Dans La Dimension cachée (Seuil, 1984), il faisait la comparaison entre la distance physique qu'instaurent deux Anglais à l'arrêt de bus avec l'inéluctable bousculade du Caire. Il était persuadé que l'entassement humain dans les cités, sans considération culturelle et ethnique, sans sentiment de sécurité pour chacun, était pathologique. Il bataillait pour que les architectes travaillent avec des psychologues et des ethnologues, s'intéressent aux conflits interculturels, pour éviter le chaos relationnel dans les cités. Pour lui, la politique de la ville et l'urbanisme social sont décisifs.

En 2007, Fadela Amara annonçait un "plan des banlieues". Elle posait de bonnes questions : où loger les nouveaux immigrés, quels "lieux de vie" pour les jeunes, comment faciliter l'insertion d'entreprises en banlieue... Ce plan a fait long feu. En avril, à Vaulx-en-Velin (Rhône), François Hollande a appelé à "moins d'incantation"et à "faire davantage en matière d'éducation, de services publics, de logement et d'emploi dans les quartiers populaires". C'est un peu court au regard de l'affrontement annoncé par une nouvelle droite décidée à en découdre avec l'islam.

Allez voir "Les 4 vérités", le blog de Rémi Carillon, candidat FN dans les Hauts-de-Seine. On y trouve cet appel : "Contre l'islam, la méthode forte." C'est-à-dire ?"L'objectif sera de démontrer que le "vivre ensemble", sous-entendu "avec la charia", est une utopie vouée à l'échec. La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées : 1) La France cède à l'islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d'une paix durable. 2) L'islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d'origine), quitte àprovoquer une guerre civile."

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Copé annonce le suicide de l'UMP

Le Point.fr - Publié le 26/05/2012 

Le secrétaire général de l'UMP a réaffirmé ses positions idéologiques tout en souhaitant "s'adresser aussi aux Français qui ont voté FN".

"Mais dans le même temps, a ajouté Jean-François Copé, personne ne nous déniera le droit de nous adresser à l'ensemble des Français qui ont voté pour le FN comme à l'ensemble des Français tout court". "Personne ne m'empêchera de dire ce que je pense de la maîtrise nécessaire de l'immigration, de la question majeure de la sécurité et notamment de la délinquance des mineurs, sur la question de la laïcité ou sur les questions de justice", a-t-il expliqué. Chantal Jouanno a assuré ne pas douter de la sincérité de Jean-François Copé. "Mais il faudra qu'il n'y ait aucune ambiguïté au soir du 1er tour vis-à-vis du FN, c'est là que tout se jouera", a-t-elle prévenu.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a réaffirmé samedi, à quinze jours des législatives, que son parti ne passerait jamais d'alliance avec le Front national, même s'il ne s'interdit pas de parler à ses électeurs. "Je le dis depuis toujours et c'est un point qui rencontre l'unanimité dans la direction de notre parti : il n'y aura jamais, chère Chantal, d'alliance avec le Front national", a lancé Jean-François Copé lors d'un séminaire de l'UMP sur les législatives en s'adressant directement à la sénatrice Chantal Jouanno, présente dans la salle. L'ancienne ministre avait expliqué vendredi sur Europe 1 que son "coeur" allait du côté de François Fillon en accusant Jean-François Copé de "laisser supposer" qu'il puisse y avoir une alliance avec le FN.

"Dans ces domaines là, nous avons notre corps de pensée, notre bilan, nos propositions et nous n'avons pas à nous excuser", a dit Jean-François Copé. "Et nous qui n'avons pas de leçon de morale à recevoir, n'hésitons pas à demander matin, midi et soir à François Hollande s'il ne lui arrive pas le matin, en se regardant dans la glace, de rougir de honte de faire, sans aucun scrupule, alliance avec l'extrême gauche", a dénoncé le patron de l'UMP en s'en prenant àJean-Luc Mélenchon. Ce dernier "n'est autre qu'un leader populiste et démagogique dont certains des propos n'ont rien à envier à ceux du FN lorsqu'il nous explique queCuba n'est pas une dictature, que Robespierre est son héros alors qu'il s'agit d'un tyran sanguinaire qui a déshonoré la Révolution française", a-t-il lancé.

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dimanche, 27 mai 2012

Z comme Zemmour et C comme Censure !


La présidente du Front national Marine Le Pen a apporté dimanche son soutien au chroniqueur Eric Zemmour, accusé par le Mrap et SOS Racisme d'avoir tenu sur RTL des propos "racistes" et "machistes" à l'encontre de la ministre de la Justice Christiane Taubira.

La présidente du Front national Marine Le Pen a apporté dimanche son soutien au chroniqueur Eric Zemmour, accusé par le Mrap et SOS Racisme d'avoir tenu sur RTL des propos "racistes" et "machistes" à l'encontre de la ministre de la Justice Christiane Taubira.

La présidente du Front national Marine Le Pen a apporté dimanche son soutien au chroniqueur Eric Zemmour, accusé par le Mrap et SOS Racisme d'avoir tenu sur RTL des propos "racistes" et "machistes" à l'encontre de la ministre de la Justice Christiane Taubira.

"Si l'information se confirme, le débarquement d'Eric Zemmour de la station de radio RTL constituerait une grave atteinte au pluralisme des opinions dans les médias", déclare dans un communiqué la leader du parti d'extrême droite.

Sur son blog, le journaliste de l'Express spécialiste des médias Renaud Revel assure que la station aurait décidé "depuis plusieurs semaines" d'évincer de la tranche matinale le chroniqueur aux opinions droitières, déjà condamné pour provocation à la discrimination raciale.

Sollicités par l'AFP, RTL et Eric Zemmour n'ont pas souhaité commenter cette information.

Mercredi, le chroniqueur avait provoqué une nouvelle polémique en s'en prenant à Christiane Taubira, dont il fustige les choix de faire voter rapidement une nouvelle loi réprimant le harcèlement sexuel et de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs.

"En quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues, sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais", avait dit Eric Zemmour.

Il a aussi reproché à la garde des Sceaux de se montrer "douce et compatissante, compréhensive", comme "une maman pour ses enfants, ces pauvres enfants qui volent, trafiquent, torturent, menacent, rackettent, violentent, tuent aussi parfois".

Le Mrap s'était dit "scandalisé" par cette "chronique haineuse, raciste et misogyne". SOS Racisme avait dénoncé la "haine quotidienne" distillée par l'intéressé avec "la sollicitude de RTL".

Pour Marine Le Pen au contraire, Eric Zemmour "par ses prises de position (...) représente une forme de quasi-dissidence vis-à-vis des élites autoproclamées du PAF et des éditorialistes alignés sur une bien-pensance convenue. Pour cette raison, il entre souvent en résonance avec les Français".

"Avec quelques autres, Eric Zemmour dénote dans un milieu médiatique français déjà très monolithique du point de vue des expressions et des idées, et déjà très déconnecté des aspirations de nos compatriotes", insiste-t-elle.

M. Zemmour doit par ailleurs comparaître mardi devant le Tribunal correctionnel de Paris pour diffamation envers Patrick Lozes, président du Conseil représentatif des associations noires de France(CRAN). Ce dernier lui reproche de l'avoir accusé fin 2008, sur la base de propos qu'il nie avoir tenus, de préférer la "solidarité raciale" à la "solidarité nationale".

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La palme d'or du Festival du Grand foutage de gueule est attribuée à...

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Les panneaux électoraux de la 3ème circonscription accueillent à la fois une affiche ventant la "République exemplaire de François Hollande" et l'affiche électorale de la candidate de ce même François Hollande, Sylvie Andrieux, mise en examen pour "complicité de tentative d'escroquerie et complicité de détournement de fonds publics" à hauteur de 700.000 euros !!!

Comme aurait dit Audiard:

"La gauche, ça ose tout, c'est même à ça qu'on

la r'connaît"

Dès le 10 juin, les électeurs devront nettoyer les écuries de l'UMPS !

 

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