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mardi, 15 mai 2012

Des candidats recalés à l'oral avant qu'ils ne passent au cas pratique...

Trois "candidats au djihad" arrêtés près de Lyon

Le Monde.fr avec AFP | 15.05.2012 

 

L'interpellation du leader du groupe Forsane Alizza, le 30 mars 2012, à la Bouguenais.

 

Trois jeunes gens, présumés proches du groupuscule salafiste Forsane Alizza et présentés comme des "candidats au djihad", ont été interpellés mardi 15 mai en région lyonnaise par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a-t-on appris de sources proches du dossier, confirmant une information de RTL.

Il s'agit de trois Français dont le départ était présenté comme "imminent", a-t-on, en outre, précisé. Des perquisitions aux domiciles des jeunes gens étaient toujours en cours en début d'après-midi mardi. Les trois hommes devaient ensuite être transférés au siège de la DCRI à Levallois (Hauts-de-Seine).

LES "CAVALIERS DE LA FIERTÉ"

Le chef de Forsane Alizza, Mohammed Achamlane, avait été interpellé le 30 mars au cours du coup de filet mené contre les milieux radicaux français. Ce groupe - dont le nom signifie les "cavaliers de la fierté" - avait été dissous en février par le ministère de l'intérieur parce qu'il "porte atteinte aux principes républicains, a une théorie de substitution de la loi islamique à la loi française, et prône l'établissement du califat, c'est-à-dire le règne de l'islam dans notre pays".

De plus, ajoutait l'ancien ministre de l'intérieur Claude Guéant, Forsane Alizza"s'élève contre un certain nombre de [nos] textes comme par exemple la loi interdisant le port du voile intégral sur le visage en ajoutant que si les policiers continuent d'interpeller les personnes qui portent ces attributs, ce qu'ils considèrent comme une violence, il y aura un bain de sang".

Jusqu'à présent, Forsane Alizza s'était illustré par des actions spectaculaires : le groupuscule avait ainsi appelé ses membres à manifester devant le tribunal de Meaux, où des femmes voilées comparaissaient, ou encore à brûler le code pénal dont "pas une ligne ne protège les musulmans". On l'avait également vumanifester, en octobre 2011, aux côtés de manifestants catholiques d'extrême droite, lors des représentations de la pièce de Romeo Castellucci Sur le concept du visage du fils de Dieu au Théâtre de la Ville.

Le premier "coup d'éclat" de ces "cavaliers de la fierté" remonte à juin 2010 quand une dizaine avaient appelé à boycotter un McDonald's de Limoges, enseigne qu'ils accusaient d'être au service d'Israël. Cela a valu en septembre une condamnation à plusieurs de ses membres qui avaient quitté l'audience aux cris d'"Allah Akbar"("Allah est le plus grand").

Mohammed Achamlane, qui se fait appeler Abou Hamza (du nom de l'oncle maternel du prophète Mohammed), avait revendiqué en janvier "plusieurs centaines" de militants. Des spécialistes parlent plutôt d'"une poignée", tandis que le ministère de l'intérieur en évoque "une centaine, peut-être moins". Pour le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui, il s'agit d'un "groupuscule à la marge""composé de jeunes jouant d'actions spectaculaires médiatiques qu'ils filment en vidéo et diffusent ensuite".

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