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vendredi, 27 avril 2012

Muselier-le-Petit bientôt Maire...à l'ile Maurice ?

RENAUD MUSELIER, MARSEILLE/ILE MAURICE EN CLASSE AFFAIRE(S) !

News Of Marseille
article

Quand Muselier exproprie des pauvres agriculteurs et fait une plus-value de 80 millions d’euros!

Comme l’indiquait l’observatoire des médias « Acrimed », le 9 juillet 2010, le rédacteur en chef France de l’AFP prend connaissance d’une « enquête » intitulée « Un député UMP finance un programme de défiscalisation à l’île Maurice.» Le député en question se révèle être Renaud MUSELIER, alors député de Marseille et vice-président de la commission des Affaires étrangères. Un serviteur de l’État donc.

 


Une enquête du journaliste de l’AFP qui ne sera jamais diffusée…
Quand le rédaction en chef France de l’Agence France Presse prend connaissance de la première version de l’enquête de son journaliste, elle juge que « ce papier est un ovni », argumentant que ces « faits ne sont pas illégaux » et qu’il faudrait, pour le diffuser, une « accroche d’actualité » ou bien « une controverse suscitée par l’opposition ». Pour mémoire, rappelons que nous sommes alors au plus fort de l’affaire Woerth/Bettencourt…

 

Durant ses investigations, le journaliste, auteur de l’article, consulte alors plusieurs hauts responsables parlementaires puis un membre de l’OCDE, (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) et ancien ministre de droite. Tous refusent catégoriquement d’être cités, car ils connaissent la grande proximité MUSELIER avec le locataire de l’Élysée. Toutefois, tous affirment de concert, que ce projet dans lequel Renaud MUSELIER est associé, pose indubitablement la question de l’origine des fonds et celle de sa fiscalité.

 

Toujours dans cet article, la référence à une ministre en fonction, (Madame Christine LAGARDE, alors ministre des Finances), proche d’un des protagonistes, Monsieur François-Michel GIOCANTI, (son beau-frère) est également retirée du papier.

 

Sur les « recommandations » de sa hiérarchie, le journaliste de l’AFP, remanie et propose pour la seconde fois son papier. La rédaction en chef oppose un nouveau refus en faisant valoir un accord « unanime de la hiérarchie rédactionnelle »…
Courant août, le directeur de l’information de l’AFP est alors consulté. Il ne désapprouve pas sa diffusion mais impose deux conditions : le soumettre au service juridique et avertir le PDG, Emmanuel Hoog.
Ce dernier étant en vacances, « la réponse n’interviendra que fin août », annonce-t-il. Le 17 septembre, la décision en forme de sanction définitive tombe. C’est non, car pas assez « solide. »

 

De son côté, le service juridique de l’AFP donne un avis favorable à la diffusion de l’article.
Deux mois plus tard, le 22 novembre, dans une réponse aux questions posées par de nombreux journalistes de l’AFP sur cette « non-diffusion », le directeur de l’information justifie son refus : « Le papier n’était malheureusement pas assez solide pour l’agence car il se place essentiellement sur le terrain de la morale politique à partir de faits qui laissent planer des soupçons ou des accusations à l’encontre d’une personne publique, sans prouver qu’il y a malversation ou autre agissements illégaux[…] », et « il n’y a, dans cette histoire, pas de procédure judiciaire en cours, pas d’accusations, pas de polémique, etc. Bref, pas assez de factuel !» Il ajoute : « L’agence a-t-elle vocation à produire des papiers d’investigation ? Oui, et je souhaite les encourager. Mais si un papier met en cause nommément, il est nécessaire qu’il s’appuie sur des faits très forts… » Donc silence radio !!!

 

L’observatoire des médias Acrimed est parvenu à se procurer l’article du journaliste si controversé. En voici quelques extraits :

 

MARSEILLE, 1er août 2010 (AFP) 
Un député UMP finance un programme de défiscalisation à l’île Maurice.
Le député UMP Renaud Muselier a fait bâtir à l’île Maurice des villas de luxe qui permettent à leurs acquéreurs d’y payer moins d’impôts, un investissement en porte-à-faux, selon des experts, avec la lutte menée par le gouvernement contre l’évasion fiscale. […]
Comme le stipule une note fiscale sur le site internet du projet, leurs acquéreurs obtiennent un permis de résident mauricien permanent et peuvent opter pour l’imposition locale : ils ne paieront alors ni impôt sur la fortune, ni taxe sur les dividendes ou les revenus du capital, ni droits de succession. Interrogé par l’AFP sur d’éventuelles contradictions avec la politique du gouvernement, qu’il soutient, contre l’évasion fiscale, M. Muselier a répondu que Maurice figure sur la liste blanche des paradis fiscaux de l’OCDE et que le projet « Belle Rivière » respecte la convention de non double imposition en vigueur avec la France, signée en 1980. »

 

Cet article du journaliste AFP avait pourtant donné la parole à des « spécialistes de la transparence financière » et à divers acteurs qui tous mettaient en cause l’opacité financière qui règne à l’île Maurice, certains affirmaient même que cette île est un véritable paradis fiscal. On le voit, l’article était solidement étayé en offrant largement la parole au député Renaud MUSELIER.
L’AFP a donc refusé de diffuser ce document… Que faire de mieux ? À la direction de l’AFP, on censure…

 

Durant toute cette « affaire », le PDG de l’AFP ne s’est, à aucun moment, exprimé.
Il faut préciser que celui qui dirige cette institution, Monsieur Emmanuel HOGG, est réputé comme très proche de Monsieur Renaud MUSELIER.

 

Courant novembre, Le Canard Enchainé reprend l’information. Il dévoile une
curieuse opération financière, menée par Renaud MUSELIER avec le beau-frère de Christine LAGARDE, François-Michel GIOCANTI…et semble-t-il la bénédiction de la « Madone de Bercy » d’alors.

Récit :
Renaud Muselier est actionnaire d’une société SOREP (Société d’études, de recherches et de participations) qui a des activités à l’île Maurice.
 En Octobre 2004, alors sous-ministre des Affaires Etrangères, Renaud MUSELIER, s’était rendu à l’ île Maurice, 2 mois avant que le groupe Accor, avec l’aide de la SOREP, achète 30 hectares à Bel-Ombre au sud de l’ île Maurice.
Cet achat s’était fait en expropriant 8 planteurs locaux qui ont reçu la modique somme de 94 000 euros. 
L’objet social de la SOREP fut ensuite étendu, sous l’autorité de François-Michel GIOCANTI, beau-frère de Christine LAGARDE, pour acquérir et gérer « tous biens immobiliers et droits immobiliers ».
 La SOREP a maintenant 2 filiales connues puisqu’elle est la maison mère de la clinique Saint-Martin à Marseille, propriété des familles MUSELIER et GIOCANTI, proches de Mme LAGARDE, actuelle présidente du FMI.

 

Ce qui est plus ennuyeux, c’est que le programme immobilier de la SOREP, « Belle Rivière Estate », est vendu avec le redoutable IRS, Integrated Resort Scheme. 
IRS, Integrated Resort Scheme est une loi de l’ île Maurice qui permet aux étrangers d’acquérir une villa et de bénéficier d’un permis de résident permanent en optant pour la fiscalité locale : pas d’impôt sur la fortune, pas de taxe sur les dividendes ou revenus de capitaux, pas de droits de succession.
 Une sorte de super bouclier fiscal. 
Le beau-frère de Christine LAGARDE et le député UMP d’alors, Renaud MUSELIER, vendent donc en toute connaissance de cause, de l’évasion fiscale.

Cette opération immobilière de 30 millions d’euros avec une culbute de 80 millions d’euros a été financée en totalité par la banque des Mascareignes (Océan Indien), filiale de la Caisse d’Epargne de Marseille, dont le président est Charles MILHAUD et adjoint au maire de Marseille.
MUSELIER détenait alors plus du tiers du capital de la SOREP, la maison mère, selon des comptes déposés au registre du commerce à Marseille. Il était aussi secrétaire d’état aux Affaires Etrangères, poste qu’il a occupé de Juin 2002 à mai 2005.

 

LA VÉRITÉ SORT DE LA BOUCHE DES PLANTEURS…

 

Renaud MUSELIER exproprie des planteurs locaux contre 95 000 euros et empoche au terme de l’opération, une très jolie plus-value de 80 millions d’euros sans versé le moindre centime au fisc français. Belle morale, et quelle exemplarité de la part de celui qui se prêtant être, à qui veut l’entendre, un fidèle serviteur de l’état.

 

Interrogé par l’AFP, il a nié tout lien entre sa fonction et les investissements à l’île
Maurice effectués par la SOREP : « Quand vous êtes membre du gouvernement et premier adjoint au maire de Marseille, vous ne pouvez pas tout faire en même temps. Je n’avais la tête ni à la clinique, ni à autre chose.», renvoyant ainsi la paternité et la responsabilité du projet à son associé GIOCANTI, PDG de la clinique St-Martin.
Cette opération a, en outre, été réalisée avec le groupe ACCOR. Exceptionnellement, ce dernier est devenu propriétaire du foncier, alors qu’il est toujours locataires dans ses exploitations. Une question majeure se pose quant à ce montage financier : le groupe ACCOR s’est-il rendu complice de cette expropriation en acceptant un tel montage ?

L’autre aubaine, comme le révèle le site bakchich info le 21/10/2012,  « c’est l’intervention à Maurice de l’ONUDI, l’organisme de coopération internationale de l’ONU avec les pays en voie de développement. Ce perspicace et astucieux « machin » a participé à la mise en valeur du domaine de Belle Rivière. » « Et c’est sans aucun doute un pur hasard si, alors qu’il était secrétaire d’État, Muselier a obtenu la création à Marseille du bureau français de cet ONUDI. Et un bonheur de plus puisque l’Onudi se charge aussi de créer des zones franches à Maurice. Elle est pas belle, la vie ?

 

Pendant que Christine Lagarde, alors Ministre des Finances,  déclarait qu’il fallait réduire les déficits et trouver de nouvelles recettes fiscales, son beau frère François-Michel Giocanti accompagné de son ami Renaud Muselier faisaient fructifier leurs investissements, sous 30° à l’ombre, sans être inquiétés le moins du monde.

Quand à l’actuel Ministre des Finances, François BAROIN, il  prétendra être ou avoir été attentif mais sans jamais rien voir…

Que de questions sans réponses… Défiscalisation, évolution de l’actionnariat de la SOREP, maison mère de la Belle Rivière Estate, financement par la Caisse d’epargne de Marseille… A l’île Maurice, MUSELIER n’a pas trouvé que du sable chaud…

 

Ramuntcho APESTEGUI

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