Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 20 avril 2012

Il n'y a pas que le Figaro qui fait de l'huile...

Marine et les peurs du Figaro

 

mougeotte.jpgC’est vrai qu’ils sont allés très loin le Figaro dans le soutien unilatéral au président sortant, pendant cette campagne. Mais sont-ils allés plus loin que ne va la presse de gauche dans le soutien à ses candidats et dans la lutte contre Sarkozy ? Pas certain.

Ce soutien inconditionnel, quasi absurde, n’explique pourtant pas les rumeurs étranges autour du départ de Etienne Mougeotte. Il n’a fait qu’agir en accord avec le propriétaire Serge Dassault. 

On imagine mal François Hollande demander la tête de Mougeotte pour autant en cas de victoire  : d’abord parce que si la gauche passe, le Figaro se fera plus accommodant pour ne pas gêner les intérêts industriels de son proprio. Ensuite parce que le Figaro de 2012 n’est pas plus marqué que le Figaro de 1981, quasi insurrectionnel. Sa position est même justifiée commercialement car ses ventes ne sont pas mauvaises en ce moment, preuve que ses lecteurs ne lui en veulent pas. C’est sans doute parce qu’il assume le fait d’être à droite, alors que des médias qui se veulent neutre, mais qui penchent quand même plus à droite comme RTL ou le JDD ont été sanctionnés.

Non le problème du Figaro, sa grande peur, celle qui sera tranchée dimanche, c’est en fait que Marine le Pen soit devant Sarkozy. C’est le scénario cauchemar qui fait peur à la direction: après tout ce que le journal a écrit comme horreurs sur Hollande, comment pourrait-il alors soutenir le PS au second tour ? Ce sera impossible. D’autant que ses éditorialistes sont objectivement bien plus proches du FN que du PS. A l’image de la droite française, dans un scénario pareil, l’état major du Figaro imploserait. Dans deux jours maintenant, ils sauront…

Publié dans Blog | Commentaires (0) |  Facebook | | |

Les commentaires sont fermés.