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dimanche, 01 avril 2012

Marine, pour que vive la France.

 
 
 
 

 

Marine Le Pen face à la rédaction de Nice-matin

    
Publié le samedi 31 mars 2012  nicematin.frMarine Le Pen  nous répond - 16503115.jpgFrançois Baille
La candidate du Front national à la Présidentielle était l'invitée de la rédaction ce vendredi, elle se confie.
 
 

Vous réjouissez-vous du recul du déficit public à 5,2% du PIB en 2011?

Ce chiffre est une vaste escroquerie. Il n’intègre pas les plans de renflouement des différents pays, ni l’augmentation du Mécanisme Européen de Stabilité que Sarkozy veut monter à 1000 milliards. C’est aussi une vaste escroquerie parce que la dette continue à s’enfoncer.

S’il fallait retenir une réussite de Sarkozy ?

Difficile de dire car dans tout domaine la situation s’est aggravée. Il y avait une mesure sur les autoentrepreneurs, mais elle a été gâchée en devenant une concurrence pour les artisans et les aides fiscales dont devaient bénéficier les autoentrepreneurs ont été supprimées brutalement. Pour le reste, tout est un échec : immigration, insécurité, chômage, pouvoir d’achat et même communautarisme... Mais je ne m’en réjouis pas.

Comment avez-vous perçu ses différents mea culpa ?
Sarkozy est manifestement dans une entreprise de tromperie. Si les Français relèvent leur exigence pour la moralisation de la vie publique, ils ne peuvent pas envisager de voter à nouveau pour Sarkozy. Parce qu’il les a trahis, parce qu’il continue à leur mentir en faisant des promesses qu’il ne tiendra pas.

Que dire des soupçons sur le financement de la campagne de Sarkozy en 2007, révélés dans le dossier Bettencourt ?  
Il devrait aller de lui-même chez le juge parce qu’on peut très bien ne pas se prévaloir de l’immunité. Les accusations sont gravissimes, parce qu’il s’agit de financement illégal à partir d’argent provenant d’un exil fiscal au moment où Sarkozy parlait d’une République irréprochable. De surcroît, il s’agirait d’un abus de faiblesse sur Mme Bettencourt. C’est humainement et moralement épouvantable.

Si Sarkozy était réélu, à quoi ressemblerait la France en 2017 ?
Elle serait en voie de disparition. Les plans d’austérité seraient terrifiants, à la hauteur de ceux mis en œuvre en Espagne ou en Grèce, l’immigration s’accélérerait, le peuple français ne serait plus libre chez lui puisqu’on lui aurait retiré toute souveraineté. Avec cinq ans de plus à ce rythme-là, notre civilisation ne s’en remettrait peut-être pas.

Ne regrettez-vous pas de ne pas avoir débattu avec Mélenchon sur France 2 ? 
Pas du tout. Je n’admets pas que M. Mélenchon m’insulte et insulte mes électeurs. Je n’ai pas à débattre avec quelqu’un qui ne respecte pas les règles du débat démocratique et républicain.

Pourquoi progresse-t-il autant dans les sondages ? 
Parce qu’il vide totalement l’extrême gauche et profite des erreurs de castings. Je ne pense pas, qu’à son âge, après trente et un an de PS, après avoir été un « Bourgeois méchant homme », qu’il va devenir un révolutionnaire. Quand on est pour l’Europe et pour l’immigration, on est résolument du côté d’un système dirigé par le grand patronat.

Vous choque-t-il quand il appelle à l’insurrection ? 
Il crie d’autant plus fort que son objectif, comme pour les syndicats, est d’étouffer la révolte, canaliser la colère du peuple. C’est le rôle que Hollande lui a donné. Il est la voiture-balai de Hollande.

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