jeudi, 29 mars 2012

Des "chances" dont on va pouvoir se passer...

Procès des Iris : des peines de 7 à 15 ans pour un tabassage mortel

Publié le jeudi 29 mars 2012 laprovence.com

 
 

 

Les principaux accusés au procès du tabassage mortel de la cité des Iris (14ème arrondissement de Marseille ndlr), en février 2008, ont été condamnés ce soir à des peines de 7 ans de prison à 15 ans de réclusion criminelle. Le meneur, Kindy Moulet, a écopé de 15 ans, Foued Tir, son bras droit, de 12 ans, Meddhi Moulet, de 10 ans. La cour d'assises a requalifié les faits en violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

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Mélenchon attire le vote gauchiste, comme la bouse attire les mouches !

Sondages : ce que pèse Jean-Luc Mélenchon

C'est un argument volontiers avancé au PS pour relativiser le poids de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages : si le candidat du Front de gauche est fort, ce serait avant tout à cause de la faiblesse des autres représentants de la "gauche de la gauche". L'effet de concentration, indéniable, créerait en somme un effet d'optique, illusoire. Est-ce si simple ?

Tout d'abord, de quel "poids" parle-t-on ? Sur ce point, les instituts divergent. S'ils s'accordent pour pointer une nette progression de Jean-Luc Mélenchon depuis fin novembre 2011, tous ne le situent pas aujourd'hui au même niveau.

Si l'on fait la moyenne des intentions de vote mesurées au cours de la semaine écoulée, Jean-Luc Mélenchon recueillerait 13 % des voix au premier tour. En ajoutant les scores de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et de Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste), dont la plupart des instituts de sondage estiment qu'ils ne dépasseront pas 1 % des voix à eux deux, cela signifierait que la "gauche de la gauche" concentrerait environ 14 % des suffrages exprimés au soir du 22 avril.

Un tel niveau n'a rien d'exceptionnel. En 1995, Robert Hue (PCF) et Arlette Laguiller (LO) avaient totalisé 13,9% des voix. En 2002, Olivier Besancenot (LCR), Daniel Gluckstein (Parti des travailleurs) et Robert Hue avaient rassemblé 13,8 % des suffrages.

Seuls les résultats de la présidentielle de 2007 peuvent accréditer la thèse selon laquelle la gauche radicale atteint aujourd'hui un niveau anormalement élevé. Mais la réalité est plutôt qu'elle se situait, à l'époque, à un niveau exceptionnellement bas (8,9 %). L'effet "vote utile", réplique à cinq années de distance du choc du 21 avril  2002, a incité beaucoup d'électeurs à voter au premier tour pour Ségolène Royal plutôt que pour Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet et Arlette Laguiller. D'où le score particulièrement faible de ces trois candidats au soir du 22 avril 2007.

S'il est une nouveauté, elle est en fait ailleurs. En 2002 et 2007, le poids des candidats non communistes a été prépondérant au sein de la gauche radicale. Dans les deux cas, ils ont pesé quatre fois plus que le candidat du PCF. Cette année, le rapport est complètement inversé : Jean-Luc Mélenchon, que le PCF a décidé de soutenir plutôt que de présenter un candidat issu de ses rangs, pèse dix fois plus à lui tout seul que Nathalie Arthaud et Philippe Poutou, qui se présentent l'un et l'autre pour la première fois.

Là est en fait la vraie rupture. En 1995, le candidat communiste réalisait à lui tout seul plus de la moitié des voix obtenues par la gauche de la gauche. En 2002 et en 2007, les candidats non communistes, notamment les représentants des deux principales formations trotskistes, avaient totalement éclipsé les candidats du PCF.

Ce qui se passe cette année témoigne en réalité d'une "profonde recomposition du rapport de force à la gauche du PS", selon l'expression d'Edouard Lecerf, directeur général de TNS-Sofres. L'on peut y voir un prolongement autant qu'un retour en arrière. Un prolongement dans la mesure où les scores calamiteux réalisés par Robert Hue puis Marie-George Buffet aux deux présidentielles précédentes expliquent en partie la décision prise cette fois par le PCF de ne pas présenter l'un des siens. Un retour en arrière dans la mesure où, compte tenu de son soutien à Jean-Luc Mélenchon, le PCF pourra se prévaloir d'avoir refermé la parenthèse ouverte en 2002 en renouant avec l'époque où les candidats trotskistes ne pesaient qu'à la marge dans le total des voix réalisés par la gauche de la gauche.

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Merah, le nouveau modèle pour les jeunes "français"

Des réactions de soutien à Merah inquiètent la police 

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Par Laurence De CharetteMis à jour le 29/03/2012 à 11:32 | publié le 25/03/2012 
Samedi après-midi, à Rouen, une femme voilée, qui arrachait des affiches appelant à une marche blanche en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, a été placée en garde à vue.
Samedi après-midi, à Rouen, une femme voilée, qui arrachait des affiches appelant à une marche blanche en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, a été placée en garde à vue.Crédits photo : Mousse/Mousse/ABACA

Les marques de soutien à Mohamed Merah restent sporadiques mais révèlent un antisémitisme latent.

Depuis la fin de la semaine dernière, les autorités s'inquiètent de manifestations pour l'instant sporadiques de soutien à Mohamed Merah. Plusieurs événements ont alerté les responsables au sommet de la hiérarchie policière et judiciaire.

À Paris, samedi, une personne a été interpellée après être montée sur le toit d'une voiture, en pleine manifestation, pour glorifier le geste du tueur de Toulouse. Elle a été placée en garde à vue pour apologie de crime. De même, samedi après-midi, une femme voilée arrachait, à Rouen, des affiches appelant à une marche blanche en mémoire d'Imad Ibn Ziaten, ce parachutiste de 30 ans tué à Toulouse par Mohamed Merah. Elle a été également placée en garde à vue. Vendredi, dans les Yvelines, des inscriptions antisémites célébrant le meurtrier au scooter ont été découvertes sur un muret à Sartrouville. À Nice, des étoiles de David ornant des lanternes funéraires ont été arrachées ou tordues sur une trentaine de tombes juives d'un cimetière, sans référence explicite à l'affaire de Toulouse.

Le parquet général de Reims a ouvert la semaine dernière une enquête du chef «d'incitation à la discrimination et la haine raciale» à l'encontre de deux adolescents âgés de 15 ans scolarisés au collège Joliot-Curie à Reims. Ces deux élèves auraient comparé les Juifs à des chiens en affirmant: «qu'ils crament», et refusé de participer à la minute de silence consacrée aux enfants de confession juive décédés quelques jours plus tôt lors de la fusillade.

Un élève: «Je ne vais pas me lever pour des Juifs!»

Cette minute de silence a en effet suscité des troubles dans de nombreux établissements. Une enseignante d'un lycée d'Argenteuil (Val-d'Oise) témoigne: «Au moment de la minute de silence, à 11 heures, deux élèves de ma classe ont refusé d'y participer, en jetant: je ne vais pas me lever pour des Juifs!» Le professeur a toutefois fait obtempérer les deux élèves, mais manifeste son inquiétude: «Il faut savoir que régulièrement les débats autour du conflit israélo-palestinien empoisonnent les cours, tous les cours.»

«Beaucoup d'enseignants n'ont pas imposé cette minute de recueillement, souvent par crainte des comportements des élèves, témoigne un autre professeur. Tandis que nous nous taisions, nous entendions le brouhaha des classes voisines.» François, adolescent de 15 ans scolarisé à Paris, est encore choqué par les propos entendus la semaine passée: «Un élève de ma classe s'est insurgé, expliquant qu'il n'acceptait pas que l'on fasse une minute de silence pour des Juifs et pas pour les morts en Palestine raconte-t-il. Le professeur a essayé de botter en touche, puis il a lâché: “Enfin, c'étaient des enfants!” et, là, l'élève a marmonné: “C'est aussi bien qu'ils soient morts”. Le pire, c'est que dans la classe, Il n'était pas le seul à penser de cette façon: une dizaine d'élèves ont ricané pendant la minute de silence…»

La mort de Khaled Kelkal et celle de Ben Laden ont déjà, par le passé, suscité des réactions de fanatismes, notamment dans les banlieues. Dimanche, plusieurs cortèges silencieux, rassemblant plusieurs milliers de personnes à Paris et à Toulouse, ont rendu hommage aux sept victimes de Mohamed Merah.

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Vers une assemblée véritablement nationale en juin ?

Législatives : l'autre vague "bleu Marine" ?

Créé le 29-03-2012 

Le Nouvel Observateur
 
Par Le Nouvel Observateur

Des candidats frontistes pourraient se maintenir au second tour dans une centaine de circonscriptions.  Par Julien Martin et Maël Thierry.

 

Marine Le Pen à Strasbourg, le 12 février 2012 (SAUTIER PHILIPPE/SIPA)

Marine Le Pen à Strasbourg, le 12 février 2012 (SAUTIER PHILIPPE/SIPA)

Le score élevé prêté à Marine Le Pen à la présidentielle pourrait se prolonger aux législatives. Cette crainte résulte des calculs d'Alain Richard et de Jean-Marc Brûlé. L'ancien ministre socialiste et le conseiller régional Europe Ecologie ont épluché la nouvelle carte électorale et comparé les résultats du FN aux dernières présidentielles à ceux des législatives qui ont suivi.

Sur les 577 circonscriptions, ils prévoient "près d'une centaine" de candidats frontistes présents au second tour en juin prochain "dans des duels ou des triangulaires" si Marine Le Pen atteint 17% à la présidentielle, et "environ 150" si elle frôle les 20% !

En 2007, le FN n'avait pourtant qualifié qu'un seul candidat : Marine Le Pen elle-même, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Depuis, la présidente du FN s'est échinée à transposer partout en France la méthode qui a fonctionné dans son fief et a incité les candidats frontistes à travailler leur implantation locale.

Une nouvelle donne dont Richard et Brûlé ont tenu compte en intégrant dans leurs calculs les résultats des régionales de 2010 et des cantonales de 2011 C'est notamment à partir de leurs prévisions que la gauche a bâti ses accords électoraux. Objectif : éviter les candidatures multiples pour freiner le spectre frontiste.

Julien Martin et Maël Thierry - Le Nouvel Observateu
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Le 22 avril, déchirons le voile de l'UMPS !

Après la tuerie de Toulouse, la campagne vue du terrain



La campagne a-t-elle changé, huit jours après la tragédie de Toulouse ? Si les sondages ne révèlent que quelques frémissements, si la donne politique n'a, semble-t-il, pas été rebattue, la température prise sur le terrain demeure disparate. L'affaire Merah est-elle passée par pertes et profits ou reste-t-elle une bombe à retardement pour la présidentielle ?

Les candidats aux législatives, au contact de la population, racontent

Publié le lundi 26 mars 2012 laprovence.com

 

 

Les candidats aux législatives, qui battent le pavé depuis de longues semaines, pour eux ou pour leur champion, témoignent d'une réalité contrastée. Si tous ont perçu une population émue pour qui le choc a été durement encaissé, le clivage droite-gauche s'impose quant au retour de la sécurité sur le devant de la scène.

"Les gens n'en parlent pas"

Pour la députée PS Sylvie Andrieux qui se représente dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, "les gens n'ont pas quitté leurs fondamentaux : pouvoir d'achat et emploi". L'élue marseillaise a frappé à des centaines de portes depuis qu'elle a démarré sa campagne, il y a plus de deux mois. Après la trêve instaurée au nom de l'union nationale, elle a repris ses réunions publiques, les sorties d'école et se dit"médusée" car "les gens n'en parlent pas". Pour celle qui constate un "décalage entre le temps médiatique, politique et citoyen", les préoccupations du quotidien gardent la priorité, "les problèmes de poubelles, de voirie... comme si les habitants étaient saturés par cette affaire", avance-t-elle.

"Pour les gens l'épisode est terminé"

Tonalité du même ordre mais plus nuancée pour un Front de gauche dopé. "L'affaire a secoué mais pour les gens l'épisode est terminé, constate Jean-Marc Coppola, vice-président de la Région et candidat à la députation dans les quartiers nord. "Si la question sociale demeure essentielle, celle de l'insécurité, mais celle de tous les jours, fait son retour. Ça sera un enjeu."

Plus tranché, l'écologiste Sébastien Barles, porte-parole régional d'EELV et prétendant aux législatives à Marseille ne voit pas "un fait politique" dans les événements de Toulouse et de Montauban. "Malgré l'émotion qui est réelle, quand tu tends un tract on te parle logement et travail."

"La population est satisfaite de la façon dont la crise a été gérée et n'a pas apprécié la brochette de candidats à l'enterrement des militaires"

Sur les marchés, Eric Diard, le député-maire UMP de Sausset qui brigue un nouveau mandat, ressent néanmoins "une inquiétude" et "un paradoxe". Il admet que "cette affaire aussi dramatique soit-elle va, éventuellement, sortir des écrans, que la crise économique va ressurgir dans les angoisses des électeurs mais que la notion de protection du territoire, de surveillance des banlieues va rester un marqueur". Pour son collègue de la majorité présidentielle, le Vauclusien Jean-Michel Ferrand candidat à sa propre succession à Carpentras, "la population est satisfaite de la façon dont la crise a été gérée et n'a pas apprécié la brochette de candidats à l'enterrement des militaires". Un satisfecit pour le président sortant que le candidat Sarkozy devra transformer.

"Les gens ont le sentiment qu'on leur a menti, ce drame est un élément déclencheur et révélateur"

Au Front national, on a tout intérêt à cristalliser cet événement. Et à le dire. "Je veux bien qu'une actualité chasse l'autre mais je suis convaincu qu'il y a un impact", lâche Stéphane Ravier, responsable FN à Marseille qui se lance dans la bataille des législatives. Et promet une Marine Le Pen en tête dans la cité phocéenne à l'issue du premier tour. Hier, il distribuait des tracts à La Batarelle, dans le 13e arrondissement. Selon lui,"les gens ont le sentiment qu'on leur a menti, ce drame est un élément déclencheur et révélateur". Les jours qui viennent le diront peut-être.

 

 

Marjory CHOURAQUI

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Des "jeunes" qui n'ont pas été une chance pour Maryse.

Marseille : six ans de prison pour un des agresseurs de Maryse

 


Le jeune conducteur du scooter a été jugé hier par le tribunal pour enfants

Publié le mardi 27 mars 2012

 

Il était bien seul dans le box du tribunal pour enfants de Marseille. Et perdu. "Ce sont des lions dans leur cité, mais ailleurs, ils ressemblent plus à des agneaux perdus", résume assez bien Me Alain Guidi, l'avocat de la famille de Maryse Feraud. 

À tout juste 16 ans, après une année passée enfermé dans l'établissement pour mineurs de La Valentine (11e), comment se présenter face à ses juges ? Comment expliquer qu'un beau matin, au lieu d'aller à l'école, on s'est levé pour "faire des arrachés", "faire des sous" et qu'on a volé la vie d'une dame âgée de 74 ans en se rendant complice d'une violente agression pour un sac à main ?"Depuis son incarcération, il a pris conscience de beaucoup de choses, assure son avocate, Me Karine Sabbah. Il a travaillé sur la gravité des faits qui sont tragiques et dramatiques. Mais il n'était pas seul. Il faut aussi replacer ce dossier dans le contexte marseillais."

Ce funeste matin du 19 janvier 2011, c'est ce jeune adolescent du Parc Kallisté, âgé de 15 ans à peine, qui conduisait le scooter. À l'arrière, son complice, à peine plus âgé. "Comme des vautours, ils ont tourné autour de leur proie", plaide Me Guidi. Par deux fois, ils sont passés devant Maryse, qui attendait son bus pour aller faire des courses, à l'arrêt du chemin des Bourrely (15e). Par deux fois, ils lui ont tiré le sac. 

"La victime s'est cramponnée", 
poursuit l'avocate de la défense.Et a lourdement chuté au sol. Traînée sur quelques mètres, Maryse Feraud décédait quatre jours après, à l'hôpital Nord, d'une hémorragie cérébrale. "À l'audience, tout le monde était conscient qu'il n'a pas voulu tuer cette dame, insiste Me Karine Sabbah. Il éprouve de véritables regrets. D'ailleurs, dès le premier jour de son incarcération, il a demandé à voir un psychologue." "Oui, il a exprimé des regrets, mais en fin d'audience, on aurait aimé voir quelqu'un qui s'effondre, qui pleure. Ça n'a pas été le cas, regrette Me Guidi. On a éprouvé un sentiment mitigé face à son attitude. Il était à la fois perdu et désemparé mais aussi arrogant et indifférent."

Le jeune homme qui avait été interpellé le 10 février 2011 par les enquêteurs de la Sûreté départementale, avec l'auteur du vol à l'arraché mortel, ainsi que les deux receleurs du maigre butin, était passé aux aveux dès sa première audition. Un témoignage anonyme ainsi que le visionnage des caméras de vidéosurveillance sur les distributeurs de billets des banques avaient permis leur identification. "Comme c'est le plus jeune, les autres ont tenté de le charger", déplore son avocate.

Le tribunal pour enfants, présidé par Mme Roche, a condamné le jeune conducteur du scooter à 6 ans de prison, soit 2 ans de moins que ce qui avait été requis par le ministère public. Les trois autres mis en cause, âgés de plus de 16 ans, seront prochainement jugés par la cour d'assises des mineurs. "Il va retourner à La Valentine jusqu'à sa majorité, explique son avocate. Après, il ira certainement aux Baumettes.""Mes clients sont soulagés que les auteurs aient été retrouvés, après, la peine… Mais se pose désormais la question de l'avenir, prévient Me Guidi. Il ne faudrait pas que ce soit une bombe humaine qui ressorte de prison."

 

 

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L'emblème du Front de Gauche ? une faucille et un marteau nommé MélenCon !

 - lepoint.fr Publié le 28/03/2012 


 La guerre entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se poursuit sans relâche à coups de propos cinglants avec pour enjeu la troisième position dans les sondages pour le premier tour de l'élection présidentielle.

Cet autre duel de la campagne, avec celui de Nicolas Sarkozy et François Hollande, s'est exacerbé depuis qu'un sondage BVA a placé la semaine dernière le candidat du Front de gauche devant la présidente du Front national (14% contre 13%).

Dans deux nouvelles enquêtes, Ipsos et Harris Interactive, Marine Le Pen conserve une longueur d'avance à 16%, mais Jean-Luc Mélenchon, crédité de 13%, est toujours sur une phase ascendante.

"La bataille qui m'excite, c'est de sortir le Front national de la scène", a répété l'ancien socialiste mardi lors d'un meeting à Lille, où il a fait une nouvelle démonstration de force en réunissant des milliers de sympathisants.

"C'est le sang qui l'excite", a répondu mercredi sur Canal+ Florian Philippot, le directeur stratégique de campagne de Marine Le Pen.

"C'est lui qui a un problème avec nous, puisque son obsession c'est de parler de Marine Le Pen et de l'injurier en permanence", a-t-il ajouté.

Marine Le Pen, que son adversaire a qualifié notamment de "chauve-souris" et de "semi-démente", parle désormais de "l'infâme Monsieur Mélenchon".

Les politologues estiment que ce duel n'a qu'un impact marginal sur les sondages, le leader du Front de gauche mordant surtout sur le candidat socialiste François Hollande et Marine Le Pen pâtissant de la remontée de Nicolas Sarkozy.

Le FN veut croire pour sa part que la "bulle" Mélenchon, qui dit incarner la "vraie gauche", ne sera qu'un feu de paille.

NOUVELLES FLÈCHES SUR L'AFFAIRE MERAH

Lundi, lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, la présidente du FN a prédit que l'ancien socialiste ne ferait pas la moitié de ses voix au soir du 22 avril.

"L'électorat de M. Mélenchon, ce n'est pas la classe ouvrière, mais un électorat de 'bobos'", a-t-elle dit, forte de sa percée dans le monde ouvrier.

Le seul face-à-face entre les deux ennemis avait tourné court en février lors d'une émission quelque peu surréaliste sur France 2.

La dirigeante du FN avait refusé de parler directement à son adversaire, faisant mine de lire ses notes après l'avoir traité de "faux candidat" au service de François Hollande. Le leader du Front de gauche avait de son côté asséné des attaques dans le vide.

Lors de son meeting de Lille, Jean-Luc Mélenchon a accusé Marine Le Pen, qui a recentré son discours ces dernières semaines sur l'immigration et la sécurité, d'avoir voulu récupérer les tueries de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban.

"Nous avons été les meilleurs gardiens de la fraternité. La France a remporté une immense victoire: le tueur en série n'est arrivé à rien, et les chacals du Front national non plus", a-t-il dit.

"Je ne me sers pas de l'affaire de Toulouse", a répondu Marine Le Pen sur France 2.

La présidente du FN a contre-attaqué en visant Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF et animateur du Front de gauche, qui a estimé sur RTL qu'on pouvait peut-être comprendre la détresse du père de Mohamed Merah, lequel veut porter plainte contre la France.

"Le masque tombe, j'attends d'ailleurs que Monsieur Mélenchon condamne avec la plus grande fermeté ces propos. Le masque tombe, l'extrême gauche est toujours du côté des criminels, des délinquants, et jamais du côté des victimes", a estimé Marine le Pen.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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Du PSG à la Lybie: Le Qatar, grand argentier du footislamisme ?

Le Point.fr - Publié le 28/03/2012 à 17:45

La leader frontiste estime que l'émirat "finance toutes les milices djihadistes au travers du monde et il investit en France".

Marine Le Pen défend l'idée que le fondamentalisme s'immisce partout en France et qu'il serait le fait de l'émir du Qatar.

Marine Le Pen défend l'idée que le fondamentalisme s'immisce partout en France et qu'il serait le fait de l'émir du Qatar. © Denis Charlet / AFP

La candidate FN à l'Élysée, Marine Le Pen, a accusé mercredi "l'émir du Qatar" de "financer le fondamentalisme islamique dans toutes les régions du monde", de "financer toutes les milices djihadistes au travers du monde" et d'"investir en France" à cette fin. Invitée deQuestions d'Info LCP/France Info/Le Monde/AFP, Marine Le Pen a brocardé l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui "a pris le pouvoir sur le Conseil français du culte musulman grâce à Nicolas Sarkozy" et qui "entretient des liens extrêmement proches avec les salafistes et les Frères musulmans". Pour elle, "on retrouve dans ces influences le Qatar, qui investit dans nos entreprises stratégiques sans que l'État français y voie absolument aucun inconvénient".

Quand on lui demandait si elle ne faisait pas "un amalgame entre le fondamentalisme et le Qatar", Marine Le Pen a répondu par la négative, en faisant valoir que "l'émir du Qatar finance le fondamentalisme islamique dans toutes les régions du monde", que "le Qatar finance les djihadistes en Libye", que "l'émir du Qatar finance toutes les milices djihadistes au travers du monde et investit en France". A-t-elle des preuves de ce qu'elle avance ? "Il y a des preuves, ce n'est même pas caché", a-t-elle répliqué, estimant : "Non seulement on minimise volontairement l'avancée et le risque fondamentalistes dans notre pays, mais dans un certain aspect, on l'encourage."

"Le rapport entre le Qatar et la campagne présidentielle est essentiel puisque, encore une fois, on s'aperçoit que le Qatar, qui est un des meilleurs amis de Nicolas Sarkozy depuis des mois, investit dans nos entreprises stratégiques et dans nos banlieues. Vous croyez qu'ils investissent uniquement pourquoi ? Pour aider l'économie des banlieues françaises ? Moi, je ne le crois pas", a poursuivi la candidate FN. Marine Le Pen a fait valoir que ces investissements étaient pour le Qatar "un des moyens d'atteindre la jeunesse des banlieues". C'est, a-t-elle dit encore, "une influence fondamentaliste qui se cache derrière évidemment une prise en main économique". "Je pense, a-t-elle insisté, qu'il y a une volonté de la part du Qatar de faire avancer le fondamentalisme, de faire avancer la charia, y compris au coeur de la France."

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