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mardi, 27 mars 2012

Sarkozy: le président de l'insécurité nationale !

Le Point.fr - Publié le 25/03/2012 à 21:23 - Modifié le 26/03/2012 

Dimanche, à Nantes, la candidate FN a proposé des mesures-chocs afin de "mettre l'islam radical à genoux".

Mesures-chocs.Après la tuerie de Toulouse, Marine Le Pen se sent plus que jamais renforcée sur ses thèmes de prédilection : l'insécurité et la lutte contre l'islamisme. Alors, dimanche, en meeting dans les environs de Nantes, la candidate du FN a violemment attaqué Nicolas Sarkozy. Devant quelque 1 000 militants rassemblés sous un chapiteau, elle a fait de la tuerie de Toulouse perpétrée par Mohamed Merah le symbole de l'échec de la politique de sécurité menée en France. "Pourquoi a-t-on mis autant de temps pour identifier et arrêter Mohamed Merah ? Cet homme était dans tous les fichiers de la police. Il avait déjà été condamné plus de quinze fois et les services de renseignements savaient qu'il s'était déjà rendu en Afghanistan et au Pakistan !" a affirmé Marine Le Pen sous les applaudissements des militants chauffés à blanc. S'adressant à ses rivaux et surtout à Nicolas Sarkozy, elle a averti : "Que l'on ne m'accuse pas de récupérer ce drame à des fins politiques. Ceux qui disent cela méprisent le peuple français !"

À quatre semaines du premier tour du scrutin, la candidate FN veut imposer le duel avec Nicolas Sarkozy sur son terrain de prédilection. Son objectif ? Convaincre les Français qu'elle seule peut garantir leur sécurité face à "l'angélisme de la gauche" et au "laxisme de Sarkozy". Pour "mettre l'islam radical à genoux", Marine Le Pen a annoncé une série de mesures : "Tous les prosélytes religieux seront mis sur écoutes tandis que leur domicile sera régulièrement perquisitionné pour s'assurer qu'ils ne constituent pas un arsenal d'armes." Quant aux personnes qui effectueraient des "voyages suspects" en Afghanistan ou ailleurs pour se former au djihad, Marine Le Pen veut qu'elles soient automatiquement "ramenées à la frontière" si elles sont étrangères ou forcées de "porter un bracelet électronique" si elles ont la nationalité française. La candidate répond ainsi à Nicolas Sarkozy qui avait fait dès jeudi des annonces pour lutter contre le fondamentalisme religieux. Une façon de marquer le candidat de l'UMP à la culotte et de tenter de l'empêcher de marcher sur les plates-bandes du Front national.

"Effet Toulouse"

Au cours de son discours d'une heure, butant parfois sur les mots, Marine Le Pen a insisté sur le lien entre le développement de l'islam radical en France et "l'immigration de masse". "Combien de Mohamed Merah dans les bateaux, les avions, qui chaque jour arrivent en France remplis d'immigrés ?" s'est-elle interrogée avant de dérouler son programme pour réduire l'immigration illégale et légale (suppression du droit du sol et de l'aide médicale d'État, l'expulsion des sans-papiers...).

Après le drame de Toulouse, Marine Le Pen tente donc de reprendre la main, alors que sa campagne patinait. "Ce drame valide nos thèses en matière de sécurité et de lutte contre le fondamentalisme religieux. Il y aura sûrement un effet Toulouse dans les sondages", veut croire l'un de ses conseillers politiques. Au sein de l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, on reconnaît que le FN peut gagner des voix "en jouant sur la peur et sur l'islamisation de la société". En attendant, c'est le président candidat de l'UMP qui semble renforcé après ce drame. Du fait de ses fonctions présidentielles, Nicolas Sarkozy s'est placé au centre du jeu tout en se hissant au-dessus de la mêlée électorale pendant quelques jours. Selon une enquête TNS Sofres, les Français ont surtout approuvé l'attitude de Nicolas Sarkozy (74 %) pendant ce drame, puis celle de François Hollande (56 %) et celle de Marine Le Pen (43 %).

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