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mercredi, 22 février 2012

Sarkozy, c'est fini...

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Le soufflé marseillais est retombé pour Sarkozy

Trois jours après le meeting, un sondage BVA montre qu'il n'a pas séduit

Plus de onze mille militants à Marseille et une campagne qui démarre vraiment. Trois jours après le meeting de Nicolas Sarkozy, le soufflé espéré à l'UMP retombe. Un sondage BVA pour la presse régionale effectué en début de semaine offre plusieurs enseignements. Si 83 % des personnes interrogées ont entendu parler de l'événement dominical, 67 % ont jugé le candidat-président "pas convaincant." C'est beaucoup moins bien que François Hollande, dont le discours du 22 janvier au Bourget avait convaincu 56 % des sondés.

Certes, Nicolas Sarkozy a contre lui le poids d'un quinquennat et un bilan à gérer. Mais si on rapproche ce chiffre des 46 % de convaincus après son annonce de candidature au JT de TF1, mercredi dernier, il y a eu rapide désamour. "C'est donc bien l'angle choisi et les propositions faites à Marseille qui n'ont pas séduit les Français," analyse Gaël Sliman, directeur-adjoint de l'institut BVA. Pour preuve, ni les sympathisants du FN, pas convaincus à 59 %, ni ceux du MoDem (75 %), deux cibles prioritaires, ont adhéré.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette forme de rejet. Pour BVA, c'est clair. "Les Français estiment majoritairement qu'à Marseille (contrairement à TF1) Nicolas Sarkozy a mis un trop fort coup de barre à droite. 55% des Français l'affirment", pointe Gaël Sliman. Et là encore, hormis à l'UMP où le socle se solidifie, le mécontentement est fortement ressenti au MoDem (61 % l'estiment trop à droite) et au FN, 54 % le trouvant cette fois pas assez à droite. Ce sont autant de réserves de voix qui s'envolent au second tour. Autre leçon à tirer de l'escapade marseillaise, décidément moins couronnée de succès qu'en 2007, c'est une image qui n'embellit pas. 70 % des sondés déclarent ainsi qu'elle "n'a pas changé." Pire, 15 % jugent qu'elle s'est "dégradée" et 14 % qu'elle s'est "améliorée." Après le Bourget, 44 % des personnes avaient vu l'image de François Hollande progresser...

Naturellement, le tableau des images comparées peut sembler cruel pour Nicolas Sarkozy. François Hollande y est considéré plus "proche du peuple", "sympathique", "rassembleur" ou "rassurant". Surtout, le candidat UMP est vu par 72 % des sondés comme "celui protégeant le plus les élites et le système." Un élément sur lequel il a cherché à stigmatiser son adversaire PS à Marseille... Mais, remarque toutefois Gaël Sliman, le chef de l'État est toujours observé comme "le plus dynamique" et celui "ayant le plus d'autorité." Deux dimensions qu'il peut utiliser comme atouts en temps de crise.

La Provence le 22 février 2012

 

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