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mercredi, 22 février 2012

Chronique de l'insécurité quotidienne...

Marseille : le gang des kidnappeurs frappe encore sur le Prado

En trois jours, trois jeunes femmes ont été braquées et enlevées. Inquiétant

Deux voitures identiques, trois victimes similaires, dans un rayon de quelques dizaines de mètres et selon un mode opératoire équivalent. Comment ne pas imaginer que les mêmes malfaiteurs n'ont pas sévi à deux reprises, mercredi et samedi dernier, dans le quartier du Prado (8e), en agressant des jeunes femmes, dans des circonstances qu'on imagine insupportables pour les victimes ? Même si elles ont été libérées, les trois se trouvent encore en plein désarroi après leur terrible expérience.

Il s'agit de deux jeunes filles de 20 ans et d'une infirmière de nuit de 30 ans qui ont vécu précisément les mêmes minutes d'angoisse, après avoir été braquées et séquestrées, dans leurs propres voitures. Un cauchemar qui s'est répété dans deux parkings souterrains, dans des résidences privées. Mercredi (notre édition du 17 février), les faits s'étaient déroulés sous la tour du Grand Pavois, au moment où les deux victimes, 20 ans chacune, venaient de quitter leur véhicule, une Opel Corsa. Forcées de remonter dans la voiture par les deux braqueurs, masqués, elles avaient roulé vers l'autoroute, avant d'être libérées à proximité de l'hôpital Sainte-Marguerite (9e).

Les malfaiteurs ont projeté la victime dans le coffre de sa voiture

Samedi soir, aux environs de 23h, un scénario équivalent s'est reproduit dans la résidence Prado Verde, sur le Prado, non loin du rond-point. La victime, une infirmière qui vient d'achever son service, pénètre dans son parking souterrain pour garer son Opel Corsa. Deux hommes, les visages cachés par des masques de carnaval la menacent avec une arme de poing. Elle crie, elle hurle même. Pour la faire taire, les malfaiteurs la projettent alors dans le coffre. Ils quittent les lieux. Avec un soupçon d'humanité, ils consentent à la faire revenir dans l'habitacle, sur la banquette arrière, surveillée par l'un des braqueurs. Après avoir emprunté l'autoroute, les agresseurs vont s'arrêter à plusieurs reprises, pour retirer de l'argent. Le périple, interminable, dure jusqu'à six heures du matin. Les deux hommes abandonnent finalement la jeune femme à Brignoles (Var). Sans argent, sans téléphone, elle se réfugie en état de choc dans un hôtel, où elle peut enfin appeler ses proches et donner l'alerte.

D'abord prise en charge par les gendarmes, elle est finalement interrogée par des policiers marseillais venus à sa rencontre. Son compagnon l'a ramené à Marseille, où elle a raconté son calvaire aux enquêteurs, dimanche. Depuis, sa voiture, comme celle de la précédente agression, reste introuvable. La Sûreté départementale, qui fait évidemment le lien entre les deux affaires, continue de reconstituer le parcours des agresseurs, notamment grâce aux systèmes de vidéosurveillance des distributeurs de billets. Un préalable pour tenter de localiser au plus vite ces individus au redoutable profil.

La provence le 22 février 2012

 

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