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lundi, 20 février 2012

Marine et Ruquier sur le même plateau avant le même prétoire


La candidate du Front national, invitée imposée d'«On n'est pas couché» sur France 2, qui sera diffusée samedi soir, s'est félicitée d'être «reçue courtoisement».

Le pugilat n'a pas eu lieu. Marine Le Pen, invitée par Laurent Ruquier à l'émission «On n'est pas couché», qui a été enregistrée jeudi et sera diffusée samedi soir, n'en est pas venue aux mains avec l'animateur et ses deux chroniqueuses, Audrey Pulvar et Natacha Polony. Laurent Ruquier, qui avait affirmé sa répugnance à inviter la présidente du FN et entretient avec elle des rapports notoirement très tendus (ils sont même en procès), a dû la convier en application des règles du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Soucieux de clore la polémique, il s'est appliqué à traiter la présidente du parti d'extrême droite comme n'importe quel autre invité.

Laurent Ruquier a indiqué qu'il recevait Marine Le Pen au nom de «l'équité du temps de parole», avant de converser courtoisement avec elle pendant une dizaine de minutes. Trois autres invités étaient présents sur le plateau pendant cet échange - l'actrice Véronique Genest, la chanteuse Izia Higelin et l'entraîneur de rugby Marc Lièvremont, qui sont restés silencieux et neutres. Marine Le Pen a serré la main à chacun d'eux lors de son arrivée sur le plateau.

Trente minutes chrono

Marine Le Pen a ensuite répondu aux questions des deux chroniqueuses pendant trente minutes chrono. La confrontation avec Audrey Pulvar a été assez tendue. Pugnace, la journaliste l'a interrogée sur l'euro et sur la préférence nationale. Sur ce dernier sujet, la présidente du FN a répliqué à Audrey Pulvar que son propre père avait jadis défendu «la Martinique aux Martiniquais». Natacha Polony a interrogé Marine Le Pen sur son programme en matière d'éducation et de famille.

Au terme de ces échanges, Marine Le Pen s'est félicitée d'avoir été invitée. Elle a affirmé que ses électeurs payaient eux aussi la redevance audiovisuelle et, interpellant Laurent Ruquier, elle lui a déclaré que s'il refusait de la recevoir, «il faudrait baisser de 20 % votre salaire». «J'ai beaucoup d'humour, sauf quand on me présente sous la forme d'un étron et qu'en cela on insulte 20% des Français», a-t-elle ajouté, allusion à une caricature que Laurent Ruquier avait montrée à l'antenne. L'animateur lui a répondu qu'il «respectait» ses électeurs mais que certains Français se sentaient eux aussi «insultés par les propos de certains élus du FN». Une partie du public a applaudi la candidate du FN au début et à la fin de la prestation. Pour Marine Le Pen, c'est une incontestable victoire dans sa stratégie de «dédiabolisation».

Le Figaro le 20 février 2012

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